‹ Cours d'exploitation des mines (volume 3)Chapitre 110 sur 120 · VITESSE AU F0.\D · texte numérisé non relu

VITESSE AU F0.\D

Mètres

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par seconde

1355 — Râblage. — Ces indications générales nécessitent encore une observation essentielle. Nous avons eu soin de faire remarquer, dans la théorie du criblage à la cuve (n* 13H), qu'il y a loin des considérations relatives à un grain unique, que Ton isole par la pensée, aux conditions complexes dans lesquelles il se trouve en réalité, engagé au milieu d'une foule d'autres corps semblables. Nous avons ajouté, a cet égard, que la difficulté disparaissait alors par la subdivision du mouvement général en un très grand nombre de petites saccades, de nature à renouveler indéfiniment les hasards de l'ébranlement initial, qui précède la vitesse de régime, pour que celle-ci puisse exercer son influence sur des grains véritablement indépendants.

(') De Lapparent, Traité de géologie, 202.

(*) M. Thoulet indique, de son côté (Annalat, 8» V, 525), certains chiffres, qu'il rapproche de ceux donnés par llilgard {Ameriran Jour». ofSci., lll^ 337); Dana (Manual ofGeology, 3« édit., 054); Lyell [Principes de géologie, I, 459).— Voy. aussi M. Vaulhier [Génie civil, V, 398).

Il en est de même dans le caf^ actuel. La longueur des tables étant, en général, très limitée, et les grains se gênant mutuellement, on ne peut, dans un aussi faible trajet, espéi*er une netteté suffisante pour le classement. On supplée à cet inconvénient en profitant, d'une part, de Télimination partielle effectuée par le courant sur ce premier parcours, et remettant, en outre, tout en question, un grand nombre de fois de suite, pour le dépôt qui vient de se former. C'est ce que Ton réalise au moyen du râblage.

1356 — A cet effet, l'ouvrier, à l'aide d'un râble, refoule les matières à contre-pente, du pied vers la tête de l'appareil. Les grains recommencent dès lors un nouveau trajet. Les plus légers, qui auraient dû être entraînés, mais que des circonstances fortuites avaient arrêtés, sont remis en liberté, et l'influence du courant pourra, cette fois-ci, en débarrasser le dépôt. Si un nouveau hasard retient encore un certain nombre d'entre eux, un second ràblage remettra tout en mouvement, et ainsi de suite. On peut donc admettre que cette manœuvre, suffisamment répétée, arrivera à dégager le dépôt des matières légères que Ton a pour but d'éliminer, et sans que l'on doive, pour cela, craindre de voir entraîner un seul des grains appelés par leur équivalence à se déposer; car le râblage ne fait que supprimer des obstacles étrangers, sans introduire aucune force accélératrice nouvelle.

Cette opération a d'ailleurs une triple influence. Outre qu'elle écarte, ainsi qu'il vient d'être dit, les causes fortuites de perturbation, elle augmente, pour ainsi dire, la longueur des tables, en la faisant parcourir plusieurs fois. C'est un résultat analogue à celui de la substitution du trommel au tamis (n° 1502). Enfin, le refoulement de l'eau soulève les grains, qui retombent immédiatement, en se classant comme dans le criblage à la cuve, et précisément en raison de la période initiale, pendant laquelle (n° 1514) l'influence de la densité prédomine sur celle de l'équivalence. Les matières légères restent donc à la surface, où elles sont plus facilement balayées par le courant.

On peut encore remplacer le râblage par d'autres moyens. L'ouvrier sollicite doucement les matières avec sa pelle pour les ébran-

1er légèrement. Des brosses mobiles viennent en effleurer les surfaces. Des pommes d'arrosoir y déversent une pluie qui entraîne les matières légères, en décapant la surface du dépôt le plus lourd. Dans d'autres cas, on substitue, au râblage à la main, le râblage mécanique. Dans le Lisburne-buddle, qui sert à laver les galènes du pays de Galles (*), un râteau formé de 21 petits râbles, inclinés en travers sous un angle de 25 degrés par rapport à la ligne de plus grande pente, remonte les matières vers la tête de la table. Lorsqu'il redescend, un mécanisme intervient pour relever tous ces râbles.

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