‹ Cours d'exploitation des mines (volume 3)Chapitre 119 sur 120 · II · texte numérisé non relu

II

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VKÈPAMAllff% ifiO^IOrE DES IDnERAIS.

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RociDd*bfiddles. .

Tables dormantes Tables à secouf ses

Broyage.

Criblage.

Lafage. .

I Stériles

' ( Minerais marehands . .

Total de la manutention directe . . ,

Curage deê bassiné, travaux divers, . . .

Houille du moteur

Entretien {main-d'œuvre et consomma lion jf] Surveillance

Total («)

»&95 LJl-

ToriL

(*) On retrouve (t. I, p. 594} les éléments de ce total sons la forme suivante :

Main-d'œuvre de la préparation mécanique 15,63

Houille pour les moteurs de la préparation mécanique 2,35

Entretien (main-d'œuvre et consommations^ de la préparation mécanique. 2,25

Total 20,21

1398 — Minerais de cuivre du Lac Supérieur (*). — Les mines

(«) Rivot. Voyage au Lac Supérieur {Annales, 5% VU, 287). — Kupfer von Lake Superior {CEalerreichische Zeitschrift fur Berg-und ïïûtlenweaen, 1881, 275, 509). — Fosler ot Whitney. Rapport sur la géolo(çie et la topographie d'une partie du Lac Supérieur, 1851. — Relation de ce qui s'est passé à la Nouvelle -France dans les missions des PP. de la Compagnie de Jésus depuis 1632 jusqu'à 1772. — >\'itliney. La richesse minérale des Etats-Unis, 1851, Philadelphie.

Thibaud. Prép. méc. des min. de Chessy {Annales, 2*, 1, 193). — Duchanoy. Mémoire sur les gisements et le U'aitement des min. de cuivre dans le centre de la Norwège (Annaleê, 5*, V, 196). — Lamy. Prép. méc. de la mine de plomb et cuivre argentifères de Monlchonay aux Ardillats, près Beaujeu {BulL min., i^, XllI, 385, 555). — F. Kuhl-

ORGAISISATION D'UN ATELIER. 885

du Lac Supérieur constituent un cas absolument caractéristique, car elles exploitent, non un minerai proprement dit de cuivre, mais le métal natif. Le cuivre métallique forme, en effet, la base de ces exploitations, bien qu'il ne se trouve pas seul dans les filons, qui contiennent également des cuivres gris, pyriteux, oxydés noirs, carbonates, silicates, avec une gangue de calcaire, de quartz, de feldspath et de trapp emprunté à la roche encaissante. On rencontre, sur le cuivre natif, des mouches d'argent métallique adhérentes, mais sans aucune trace d'alliage des deux métaux.

Un triage préliminaire isole les masses importantes de cuivre, qui vont directement aux fonderies. Le reste, débarrassé, autant que possible, des gangues stériles à l'aide du marteau, est envoyé à l'atelier de préparation, et renferme une proportion de métal pur, qui varie entre 1,25 et 5,50 7o'

On commence par une calcination, effectuée en plein air et en grands tas, pour rendre les gangues plus friables. On effectue alors le cassage au marteau, qui précède le bocardage.

Les flèches de bocard sont associées par batteries de quatre. Elles pèsent 350 kilogrammes, avec une levée de 0", 15 à 0",20. Certaines masses cuivreuses, trop lourdes pour être entraînées par l'eau, restent dans les auges, d'où elles sont retirées périodiquement. Elles tiennent de 75 à 90 7o de métal, et se rendent directement à la fonte.

Devant chaque bocard se trouve un plan incliné triangulaire, sur lequel coule la lavée. Les grenailles de cuivre s'y déposent avec les gros sables. Ces matières sont enrichies aux cribles à bras, et atteignent une teneur de 75 ou 80 7o«

Les sables entraînés par l'eau arrivent aux caissons allemands de 2",00 sur 0'",40 avec pente de 6 à 7 degrés. On y obtient des matières riches en cuivre et argentifères.

Les sables les plus fins parviennent sur des tables dormantes de 2™, 00 de longueur au plus. On isole encore la partie riche; après quoi, ce qui est entraîné est considéré comme trop pauvre pour devenir l'objet d'opérations ultérieures. On obtient ainsi deux sortes,-

mann. Hin. de cuivre de Wigsnœs, Norwëge {Bull. Soc. tCenc., 3*, I, 057). — Reboul. Sotice sui' les mines de cuiYi*e argentifère de Baîgorry, 1880, Saint-Étienne.

ùiv

a84 PRÉPARATION MÉGANiQDE DES MINERAIS.

en repassant les matières sur les mêmes appareils. Le plus riche atteint 40 à 52 ^^/^ ; le sable plus pauvre, seulement 25 à 50 "/o.

1399 — Minerais de mercure d7dna(*). — Il y a quelques siècles, la préparation mécanique dldria (Carniole), consistait uniquement en un scheidage, classant grossièrement le minerai de cinabre, d'après sa richesse et sa grosseur. En 1696, on établit les premiers bocards à Teau ; mais ce principe a été abandonné en 1842, en raison de l'importance des pertes auxquelles il donnait lieu, et on l'a remplacé par une manutention i sec.

On fait, dans la mine, deux catégories : le erz, qui comprend les minerais riches ou moyens, et le scheidegang^ c'est-à-dire les matières pauvres.

Les scheidegange sont jetés sur des grilles de 70 millimètres, mues par des excentriques, de manière à se pénétrer mutuellement, suivant le principe du système Briart. Au-dessous, se trouvent des plaques perforées, de 20 et de 10 millimètres.

Le plus fin tombe dans un récipient spécial. La seconde et la troisième grosseur sont reçues sur des tables sans fin, pour le triage à la main. Les plus gros morceaux vont au concasseur à mâchoires, qui les réduit à 70 millimètres, pour repasser au criblage.

Les erze sont traités sur un crible à trous ronds de 50 millimètres. Le refus est dirigé vers le concasseur, et une table tournante de klaubage. Le reste traverse un trommel de 20, de 10 et de 5 millimètres, qui donne quatre sortes. Les grains de 50 à 20 sont triés sur une table sans fin, où ils sont divisés en riches, moyens, ou pauvres. Toutes les matières supérieures à 5 millimètres, sont bocardées, ou, depuis 1881, passées à un broyeur spécial: la feinquetsche^ pour être réduites au-dessous de ce diamètre de 5 millimètres.

En définitive, l'on obtient deux sortes de scheidegange: 1* stufen^ gros et pauvre, de 20 à 70 millimètres, et d'une teneur de 1/2 7o de

(*) Documents relatifs à Tannée 1883, extraits d'un mémoire inédit de M. relève-ingénieur des mines de Launay (n« 1838 de la bibliothèque de VÉcole tupérieure deê mineé).

Notice sur la mine d'idria (Iluyot, AnnaUê, 5% V, 24).

Mémoire sur les mines et usines d'Aloiaden (Kuss, Annalest 1% XHI, 09).

mercure ; 2** grieseriy au-dessous de 20 millimètres, approchant de 1 */o de métal. En outre, deux sortes de erze : mittelerze et reicherze^ suivant le degré de richesse, qui varie entre 20 et 30 7o> avec un diamètre inférieur à 5 millimètres.

Les stufen sont passés au four à cuve ; les griesen, au four à réverbère ; les erze, au four continu. On a obtenu les proportions suivantes, dans le courant du dernier exercice :

DÉSIGxNATIONS

Erze

Griese

Stufen

Ensemble

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