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On voit, par ce dernier chiffre, que Tavanlage dû à l'emploi du double effet sur l'appareil à simple effet, serait des trois quarts en sus.
— L'influence des fuites et des rentrées d'air est de nature à modifier ces résultats, dans une mesure qu'il est impossible de fixer a priori. On peut seulement faire remarquer, à cet égard, qu'il y aura avantage à employer un grand diamètre pour le tube d'extraction. En effet, un défaut d'assemblage, caractérisé par une longueur déterminée suivant les génératrices, donnera lieu à une surface de fuite proportionnelle à la circonférence, et, par suite, au rayon lui-même, tandis que la masse gazeuse à laquelle vient se mélanger cette rentrée d'air est en raison de l'aire de cette section, c'est-à-dire du carré de ce rayon. Elle aura donc d'autant moins d'influence sur la pression que le diamètre acquerra plus d'importance.
Il y aura de même avantage à employer des cylindres d'un grand volume. En effet, à vitesse égale des pistons, la durée de l'opération sera alors moindre. 11 en sera donc de même de la quantité totale d'air rentré, et, par conséquent, de l'influence qu'elle aura exercée sur le degré de vide.
DESCRIPTION DE E.*APPADEIIi
849 — Tube d^ extraction. — Le tube est formé (fig. 546) d'une tôle de 7 à 8 millimèti'es d'épaisseur, présentant un rayon de courbure de 0'",80. Ses divers tronçons, ou viroles^ ont 6 mètres de longueur. Us sont réunis par des joints à brides garnis de caoutchouc, et des boulons. On y ajoute des couvre-joints, avec des rivets à tête fraisée. L'alésage n'a pas été nécessaire ; après divers essais, le graissage avec l'huile Ragosine a permis au piston de passer sur les petites rugosités avec une étanchéité suffisante. L'ensemble du tube pèse 342 tonnes.
Il est supporté, de 3 en 3 mètres, par des moises analogues à celles
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que l'un umploic [loiiv les pompes. Toutefois, eoinme il est' indispeii-
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sable d'éviter que les mouvements du terrain impriment la moindre déviation aux génératrices, on n'assujettit pas ces moises directement dans la roche. Elles sont prises entre des moises-porteuses, assemblées à la paroi, et entre lesquelles elles ont la liberté de glisser, pour se prêter aux tassements latéraux, tout en conservant la verticalité du tube.
850 — Au sommet et à la base, sont disposées les communications de l'intérieur avec l'extérieur. On les réalise au moyen de viroles-portières, de forme parallélipipédique. Sur deux faces opposées, afin que les wagons vides puissent sortir et les chariots pleins pénéli-er à leur suite, se trouvent des portes à coulisse, équilibrées par des contrepoids dont les chaînes de suspension passent sur des poulies, pour permettre de soulever facilement ces cloisons et de les remettre en place. L'étanchéité est obtenue comme avec les glaces des tiroirs à vapeur.
Il existe trois viroles portières à la partie supérieure et trois autres au fond. On en aurait placé un nombre égal à chaque étage intermédiaire, s*il en existait. Ces trois viroles correspondent, à l'extérieur, à trois planchers de recette distincts, sur lesquels s'exécutent des manœuvres d'embarquement et de déchargement que nous décrirons dans le ^ 4.
8Sf — Pour pouvoir elïectuer ces opérations, on associe aux viroles portières des viroles à taquets. Celles-ci sont munies de presscétoupes, permettant le passage étanche de taquets, ou verroux, que l'on peut, du dehors, faire saillir dans l'intérieur, ou effacer dans la paroi, au moyen de leviers de manœuvre ordinaires.
Il existe, tant au fond qu'au jour, trois doubles jeux de taquets, avec six leviers de commande. Ces trois jeux servent à fixer la cage dans trois positions différentes, ainsi que nous le verrons tout à l'heure. De plus, chaque jeu est double, comme il vient d'être dit, afin que le cran de la cage se trouve saisi à la fois par-dessus et pardessous, de manière à maintenir cette dernière en place, malgré les v.nriations de pression qui pouvcnl se produire dans Tun ou l'autre
sens. L espace laissé libre entre les deux taquets d'un même jeu est de trois centimètres.
85!d — Cage. — La cage a été construite en acier, afin de réaliser plus de légèreté. Elle est établie comme à l'ordinaire, sauf sa forme ronde. La partie supérieure est formée de deux pistons reliés invariablement l'un à l'autre, de manière à conserver entre eux une distance supérieure à la hauteur des viroles portières» Celles-ci sont, en effet, à section rectangulaire, et le piston perd son élanchéité pendant qu'il les traverse. Il faut donc associer deux de ces organes, pour que l'un d'eux, au moins^ se trouve toujours interposé, entre l'enlevageel la surface, dans une portion ronde du tube.
Sur le piston supérieur, est placé un tampon de choc à ressort, pour prévoir le cas où une manœuvre défectueuse amènerait le système mobile jusqu'aux arrêts fixes disposés dans le chevalement, en vue de limiter à coup sûr l'excursion.
Sous le piston inférieur, se trouve adapté un pivot, sur lequel est suspendu librement le corps de la cage proprement dite. De cette manière, si les rails de ses plateaux ne coïncident pas rigoureusement avec ceux de la recette, il est facile de lui imprimer à la main une légère rotation.
La cage est à neuf étages, destinés a recevoir un nombre égal de chariots. Ils sont associés par groupes, dans l'ordre suivant :
Le déchargement des trois plateaux constituant un même groupe s'effectue simultanément aux trois niveaux de recette, et la manœuvi^e que nous décrirons dans le § 4 a pour effet d'amener successivement le premier, le second et le troisième de ces groupes à la coïncidence de leurs planchers respectifs avec ces niveaux de recette. Les trois doubles jeux de taquets serviront à cette destination, en arrêtant le cran de la cage dans les trois positions correspondantes.
Au-dessous de la cage, se trouve un dernier piston élanclie. Théori-
quementy sa présence ne semble pas indispensable, puisque cette partie est toujours plongée dans Tair de la mine à la pression normale. Cependant cette fermeture est utile pour inlerrompre, en temps ordinaire, la communication, sauf à l'admettre, par l'intermédiaire d'un clapet, quand on le juge à propos. Ce piston remplit également l'office de parachute, comme nous le verrons plus loin, si une partie du système se détache des pistons supérieurs, ou que ceux-ci viennent è subir une avarie quelconque.
853 — Moteur. — La mac.iine est à deux cylindres, couplés à angle droit sur l'arbre du volant. Chacun des pistons à vapeur commande directement celui d'un cylindre pneumatique, placé en prolongement, sur la môme tige. Celle-ci se trouve supportée, dans l'intervalle des deux cylindres, par un large patin carré, mobile entre les coulisses d'une glissière horizontale, où il baigne dans l'huile. Un arrosage à l'eau froide empêche réchauffement produit par la compression de l'air, pendant la période d'avalement destinée à le rejeter dans l'atmosphère.
La détente est réglée de manière que la puissance d'une cylindrée de vapeur soit exactement capable d'effectuer la compression du volume de l'un des cylindres pneumatiques, en portant la tension de p' à p. Par suite, tant que la pression, qui commence par la valeur y, ne s'abaisse pas jusqu'à p', le moteur possède la force nécessaire; mais si cette tension venait à descendre au-dessous dcp', le travail de la compression destinée à regagner p excédant la puissance de la machine, celle-ci ne pourrait vaincre l'obstacle, et s'arrêterait d'elle-même.
Si, pour augmenter le poids de l'enlevage, l'on voulait atteindre une tension p'^ inférieure à p', il faudrait donc augmenter la puissance du moteur, en faisant varier la détente. La machine fonctionnerait alors jusqu'à cette pression p\, et s'y arrêterait encore d'ellemême. Si l'on imagine de même que Ton ait ainsi raccourci peu à peu la détente, jusqu'à la supprimer complètement et à marcher en pleine pression, la puissance du moteur deviendrait par là suffisante pour atteindre un certain degré limite p'o, et, une fois la pression abaissée à ce point, il s'arrêterait de nouveau spontanément.
EXTUACTIOJI.
I moyen pour dépasser encore en degré, si cela devenait nécessaire pour un nouveau change* ment de Tenlevage, consisterait alors à remplacer les cylindres à vapeur par d'autres plus volumineux, ou les générateurs par d'autres, timbrés pour une pression supérieure- Celte dernière hypothèse est hors de toute probabilité, en raison de la largeur avec laquelle a élc établi Ifi projet du moteur ; tandis qu'au contraire , une légère variation sur la pression p' peut être motivée par des variations fortuites et niodért^ de l'enleva ge.
8S4 — Organes accessoires. — A la partie supérieure, se trouve le clapet de rentrée d'air, que l'on règle pour la descente, à l'aide d'une clef tournante.
On dispose de même, à 4 mètres audessous de la position la plus inférieure que la cage soit appelée à occuper pendant les manœuvres, un verrou de sûreté, pour empêcher la chute du système en cas d'inadvertance, et le retenir à ce point. Le premier soin du receveur, avant de commencer ses opéralions , doit être de fermer ce taquet, .orsque l'ascension l'a dépassé.
Des tubes , fermés par des vannes que l'on commande à la main, servent à faire communiquer la chambre qui est comprise entre la cage, arrivée à la recette supérieure , et le sommet du tube, fermé par un fond en cul-de-sac, tantôt avec l'atmosphère, tanl6l avec la
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machine pneumatique. Nous expliquerons, dans un instant, Tusagc que l'on fait de ces organes pour les manœuvres.
855 — Au fond, un tube latéral T (fig^ S47) permet d'établir la 'Communication de la chambre comprise entre la base de la cage et les clapets S,, S,, supposés fermés, avec un point du tube d'extraction situé au-dessus du sommet de la cage, dans les positions qu'elle est appelée à prendre pour les manœuvres de celte recette inférieure.
Une sonnette sert à envoyer du fond les signaux destinés au mécanicien. Les avertissements adressés inversement, du jour à la recette inférieure, se font simplement au moyen de coups frappés sur le tube, qui conduit très nettement le son.
Des signaux automoteurs permettent au mécanicien de se rendre compte de la situation de la cage dans le tube. A cet effet, on a disposé dans ce dernier, de distance en distance, des tuyaux de communication avec une série de manomètres placés sous les yeux du machiniste. Ceux-ci marquent le vide, tant que la cage se trouve au-dessous du point d'insertion de leur tube. Us remontent, au contraire, à la pression atmosphérique, dès qu'elle a dépassé ce niveau.
A une distance convenable de la recelte, se trouve également un taquet, présentant, à l'intérieur du tube d'extraction, une saillie arrondie qu'un ressort maintient dans cette situation, sauf au moment du passage de la cage , qui le refoule en agissant sur une sonnette d'avertissement, pour annoncer défmitivement l'arrivée de l'enlevage.