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reconnu que celle proportion est absolument insignifiante : environ 18 litres par heure; dételle sorte que refïicacité du procédé est à peu près nulle. La quantité de grisou capable de contaminer, par exemple, à la dose d'un centième, un débit de 20 mètres cubes par seconde, exigerait, pour sa destruction, environ 20 000 lampes.
11127 -^ Captage. — Au lieu de détruire chimiquement, par la combustion, le grisou qui s'est accumulé au toit des ouvrages, M. Minary (*) a imaginé de l'y capter, pour l'évacuer au dehors. Cet inventeur propose de tracer au plafond un système de rigoles et de puisards renversés, analogues à ceux que l'on ménagerait dans la sole pour l'eau. Ces cloches sont fermées par un plancher à claires- voies, destiné à gêner la diffusion. Des tubes de zinc, ouverts à la partie supérieure, y recueillent le gaz, qu'une canalisation spéciale conduit au jour.
Il est inutile d'énumérer toutes les objections que soulève cet énoncé. Il suffira de rappeler que la ventilation reste nécessaire (n° 981, 983) pour des motifs essentiels, étrangers à la considération du grisou. Elle produirait, dès lors, une agitation de l'atmosphère, incompatible avec les conditions nécessaires pour la réalisation de la conception précédente.
11128 — Endosmose, — Le même inventeur a mis en avant un phénomène, fort curieux par lui-même, bien que le procédé auquel il servirait de base, soit frappé de stérilité comme le précédent. C(» principe est celui de l'endosmose.
Des tuyaux en terre poreuse paraissent jouir de la propriété de déterminer, à leur intérieur, la condensation du grisou mélangé à l'air sur leur face externe ('). M. Minary cite des expériences ('), dans lesquelles il a vu un mètre carré de surface poreuse tamiser, par heure, 700 litres de gaz. Le phénomène lui parait s'effectuer proportionnellement à la densité.
(*) Ponson, Supplément I, 397.
P) Dingler, Polyt, Journal, CXXXVH, 407. — Voy. (n» 1171), ce qui concerne le grisouinèlre Ansell.
(*') Comptes rendus de l'Académie des sciences, LXXXII, 619.
Il disposerait j d'après cela, de semblables conduites continues au plafond des galeries ; en môme temps que deux ventilateurs, Fun aspirant, l'autre foulant, placés aux deux extrémités du réseau, y détermineraient le mouvement d'évacuation.
iilSO — Absorbants. — On avait annoncé (*) que le chlorure de chaux absorbe le grisou, mais des expériences directes ont établi le contraire.
On a mis en avant (*) l'emploi de l'éponge de platine, pour condenser l'oxygène et le grisou, en déterminant une élévation spontanée de température, et la combustion lente du gaz. Il paraissait même nécessaire d'additionner d'argile la mousse de platine, pour éviter un trop grand échauffement. Mais Tinefficacité de ce procédé a été également constatée (').
On a invoqué encore l'affinité énergiquevdu chlore (*) pour l'hydrogène qui entre dans la constitution du grisou. Dans cette méthode, un mélange d'acide sulfurique et de chlorure de magnésium met en liberté du chlore, qui attaque l'hydrogène carboné, pour former de l'acide chlorhydrique, absorbé par un lait de chaux. Il est à peine nécessaire de faire remarquer qu'un programme aussi compliqué ne saurait être pratique. En outre, un excès de chlore serait pernicieux pour les hommes et les chevaux.
f i30 — On peut faire remarquer d'une manière générale, qu'il ne semble pas y avoir d'utilité réelle, à insister dans la voie de la recherche d'absorbants supérieurs aux précédents. En effet, ces agents, quelle que fût leur efficacité, à moins de la supposer prodigieuse, ne pourraient être suffisamment répandus sur tout^e l'étendue des travaux souterrains, pour faire partout disparaître le gaz au fur et à mesure de son dégagement, et pour éviter qu'aucune partie, même restreinte, de l'atmosphère ne devînt grisouteuse.
En outre, leur action s'userait naturellement par la saturation
(*) Puncham (Ponson, Traité tT exploitation. H, 28).
{') Aloys Wehrle, Die Gruben Wetter, Vienne, 1855, p. 35.
(') Trasenster, Annales des travaux publics de Belgique, VII, 170.
(•) Le grisou vaincu chimiquement (cité dans le Traité de M. Dombre : le Grisou, 50).
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502 ÀÉRÂGE.
progressive des affinités, et il en résulterait, pour leur renouvellement en temps utile, un assujettissement qui, très probablement, entraverait les services d'une manière impraticable.
Il resterait, d'ailleurs, à s'assurer, dans chaque cas, que ces absorbants si énergiques ne seraient capables, par eux-mêmes, d'aucune influence fâcheuse.
Citons cependant, dans cet ordre d'idées, l'utile secours que l'on trouve, pour lutter contre l'acide carbonique, dans l'emploi de rinjection de chaux en poudre, de lessive de potasse ou de soude, ou d'eaux ammoniacales, lorsqu'il- s'agit de rentrer d'urgence, pour un sauvetage, dans une cavité envahie par ce gaz redoutable.
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1131 — Contre-pression. — Les divers expédients que nous venons de passer en revue, ont pour but de faire disparaître les produits délétères de dégagements déjà effectués. On a eu enfin l'idée (*) de supprimer ce dégagement lui-même, en s'y opposant à l'aide d'une pression développée dans la mine. Il est facile do faire rcssorlir la complète inanité de cette conception.
D'une part, le projet consistait à maintenir dans le réseau souterrain une pression de 30 à 40 centimètres d'eau. Or, nous avons reconnu (n® 1002) que celle du grisou, que Ton se propose de tenir ainsi en respect, peut atteindre le centuple.
D'un autre côté, en admettant que l'on entreprît, au contraire, de lutter à armes égales, et que la constitution humaine le supportât, il est impossible d'admettre qu'aucune pression puisse être maintenue statiquement dans toute l'étendue d'une mine, à travers un sol crevassé par les tassements, coupé par les failles, et avec les nécessités de l'extraction. Quant à maintenir la dépression à l'état dynamique, nous avons vu également dans quelles étroites limites on se trouve resserré à cet égard, et, d'ailleurs, cette solution nous ramènerait au problème de la ventilation.
(') Ponson, Supplément, I, 399.