ABLES
OU, en rendant à û cl Q^ leurs valeurs :
U = îrr», iio = T:a\
et en extrayant les racines carrées des deux membres :
(\) r = ae'^*
Telle est la relation cherchée; mais elle renferme encore Finconnue a. Nous déterminerons cette dernière d'aprcs Timportancc de Tenlevage, puisqu'il faut que la section inférieure ira* soit en état (le supporter immédiatement le poids Q + 9. De là Tégalité :
Tta*^ = Q -h 7,
C'oant au second rayon extrême 6, il s'obtiendra à l'aide de Téqua* tion(i), en y faisant A = H, ce qui donne :
b = ae"
= .r.yi
WÔ
Telles sont les deux valeurs à Taide desquelles on construira les dbles coniques, quand on les substituera par approximation au eàble logarithmique d'égale résistance. La formule (!) permet d ailleurs de calculer pour ce dernier des sections intermédiaires, aussi rapprochées qu'on le désire.
Nous pouvons encore déduire de là le poids de la portion pendante du câble d'égale résistance, à chaque instant du mouvement.
En le désignant par /?, nous aurons pour sa valeur :
rh p = 0 j TCi'^dh
= iQ-^9)(e' -1).
11 viendra, en particulier, comme poids total V
in
780 — La partie du cable, désignée sous le nom d'fnilevage, qui porte sur les molettes au moment de la mise en tension, se fatigue d'une manière spéciale, parce qu'elle supporte les coups de fouet ou coups de molette (.V 817), et parce que, bien qu'étant la plus épaisse, elle s'enroule sur les bobines avec le rayon minimum. Aussi donno-t-on souvent un supplément de solidité à la partie supérieure des cables diminués, en ne lui imposant qu'une fatigue moindre qu'au bout inférieur. Dans ce cas, comme l'a proposé M. Vertongen, on fait varier d'une manière uniforiiie d'une extrémité à l'autre la tension par unité de section, au lieu de la conserver constante comme dans la première solution.
In calcul analogue à celui qui précède permet de déterminer exactement le profil qui convient en pareille circonstance (*). Si l'on désigne par G la tension à l'enlevage, et par 8 -h a celle que doit supporter la patte du câble, qui Tunit à la cage, la fatigue
(*) Vcrtonp:eii [Bull, min., 2«, XUI, 425. — Mémoircê de Wnion des lugémevrs de Louvaiiiy 188*i;.
par unité de surface dans une section quelconque ù (iig. 501) aura pour valeur :
elFéqualion fondamentale de la page 12 deviendra, en y remplaçant 6 par cette dernièro expression :
— h\ rh
On obtient en diiïérentiant :
(H H- a).f/ll — ^h.dik — ^it.dh = ÔÛ.f/A,
ce qui peut s'écrire :
du / flo A
dh
(Q -h g) li ^1
En intégrant à partir de A = 0, il viendra :
On en conclut :
(0 -f- a) — IV « /
et finalement :
L (• + .iul
On déduit, comme ci-dessus, de celte relation la valeur du rayon qu'il convient de donner au cordage en un point quelconque, en
remarquant que Û^ est ici égal à -r —; et que la valeur du
rayon initial a est i/ — r-
Le poids de la partie pendante du câble peut de môme être calculé en partant de l'expression :
Si nous substituons à Ttr* la valeur de û qui vient d'être établie, nous obtiendrons successivement :
L (6-f-a)Hj
LV (Ô4-a)Hy
ce qui donne pour le poids total P du câble, lorsque h devient égal à H :
Nous signalerons enfin que, pour renforcer la partie voisine de la patte, qui souffre davantage des chocs, on donne quelquefois aux câbles diminués de grande longueur une section uniforme sur les 100 ou 200 derniers mètres.
aBLES.
Je citerai, comme exemples de câbles diminués, les trois applications suivantes (')• dont la première se rapporte à un câble plat en aloès ('), la seconde à un câble plat en acierQ, et la troisième à un câble rond en acier (*) :
Profondeur 4.200-
Longueur du câble 4.550-
ihmeosions au gros boni . . . . J ^ ^ .^
Dimensions au pelil bon! . . . . J a- non
Poids moyen par mètre 11^»
Poids total du câble 14.850"
Charge utile suspeudue 3.000"
Charge totale suspendue .... 6.500"
Charge par i au petit bout, 110"
centimètre carré f à la molette. . 00"
78f — Chaîne, — Les chaînes (') ne sont plus employcMîs aujourd'hui que pour de rares exceptions. On en a conservé Tusage dans certaines mines do Cornwall (*) et sur quelques ardoisières à ciel ouvert. Nous n'en parlerons ici que pour mémoire.
Elles sont sujettes à rompre brusquement. Le métal s'aigrit et cristallise. Il est bon à cet égard de recuire les chaînes tous les six mois.
Elles sont utiles, lorsque les eaux sont très corrosives. Souvent on en dispose, à la patte des cdbles, un tronçon d'une certaine
;'! On peut consulter aussi aux sources ci-après des descriptions de câl»les en aloès ou en fils métalliques : BuU. min., 2% XV, 5 : 3«, II. 591,433, 452. 484. — CRM. 1878. 127:1804. 245. — Dujardin-Beaumetz, If^m. delà Soc. desing. civils, septembre 1890. — Compagnie de Chàlillon-Commentry. Tréfileries et CAblerirs, 1890, p. 8*2 et 130.
'*] Puits Sainte-Henriette de la Société des Produits, h Flénu.
'^i Fosse Dutemple (Anzin). Ce câble est Tormé de trois mises cylindriques, dont les lon^eurs, en commençant par le petit bout, sont de 450, 150 et 270 mètres. Il se compose de 10 aussièi*es de 4 torons, et cbacun de ceux-ci comprend successivement 7. 8 et 9 (ils n* 13 (Documenté autographiés du Cours d'exploitation des mines de ï. Ledoux à TÉcole nationale supérieure des minesj.
(*! Pemberton (Lancashire).
.') Buquet, Fabrication et réception des chaines. — Qiaines sans soudure, système Kand et Damoiseau [Rev. univ. d. m., 2*, II).
'^j Moissenet. Extraction dans les mines du Cornwall. Puits inclinés et coudés [Annales, 1862).
longueur, destiné à reposer sur le toit des cages dans les manœuvres, ou à plonger avec elles dans le puisard.
On rencontre dans l'industrie bien des modèles de chaînes; mais, pour les mines, on n'emploie que celles dont les maillons sont situés alternalivement dans deux plans rectangulaires. Ces maillons sont elliptiques, ou formés de deux droites parallèles reliées aux extrémités par deux demi-cercles. Il convient que les chaînons soient contreventés suivant le petit axe de l'ellipse. On rend par là impossible à ceux qui sont adjacents de venir se placer aux sommets de ce petit axe. Le moindre dérangement d'un équilibre aussi précaire risquerait en effet de le faire chavirer, en déterminant un choc intense et la rupture. On peut arriver au môme résultat en attribuant à l'espace libre une largeur insuffisante pour que les deux chaînons puissent s'y loger à la fois. Une ellipticité trop évasée prêterait d'ailleurs à un étirage et à une déformation progressive, sous l'influence de la charge et des chocs.
Les chaînons doivent être soudés sur le côté, jamais au bout. Il est utile que leur longueur ne laisse à l'intérieur que l'emplacement des deux maillons adjacents, afin d'éviter les secousses qui sans cela se produisent au moment où la chaîne se met en tension.
Les chaînes d'extraction sont très lourdes et pèsent jusqu'à 20 kilogrammes au mètre courant. Mais elles ne peuvent guf»re supporter qu'un tiers ou la moitié de la charge qu'on imposerait à un câble en fils métalliques de poids égal.
M. Delage (*) a proposé un câble-chaine, de forme aplatie, qui se composait d'une série de ressorts à boudin, en gros fil de fer de 4 à 5 millimètres, dont la longueur formait la largeur du câble. Chacune de ces hélices était introduite par un mouvement de rotation dans les spires de l'hélice précédente, et se trouvait en outre traversée par un long boulon suivant son axe. Ce système ne s'est pas répandu, la résistance obtenue étant beaucoup moindre que celle d'un câble ordinaire d'aloès, de poids égal. Mais un principe analogue a été ap|)liqué pour la fabrication de toiles sans fin destinées aux ateliers de préparation mécanique.
(M r/?,V. 1889, 70 ot 02.
CABLES. lî)
78* — Chanvre. — Les câbles se divisent en deux calégories essentielles, suivant qu'ils sont formés de matières végétales ou métalliques.
Parmi les premières, le chanvre a été le plus anciennement employé. Mais aujoui*d'hui son usage est presque partout abandonné dans les mines, et remplacé par celui de Taloès qui est plus durable et d*une résistance au moins égale.
Le chanvre ne convient, en eflet, que pour les puits très secs. 11 se détériore rapidement par rhumidité(*); et il est au moins nécessaire en pareil cas de Timprégner périodiquement de suif bouillant. 11 redoute également beaucoup le mauvais air, dans lequel il se corrompt comme les bois de mine (T. I, N*" 261). Si Textraction, contrairement aux règles ordinaires, se trouve installée dans un puits de retour d^air, il vaut mieux recourir à l'emploi des câbles métalliques.
On augmente la durée au moyen du goudronnage. Un peut goudronner directement eif fil, ou en corde après misage. Le premier mode est le plus efficace. La quantité de goudron fixée par les libres végétales se règle à volonté d'après la vitesse avec laquelle on fait passer le fil dans un bain de goudron, qu'on Tassujettit à traverser au moyen d'un système de rouleaux de renvoi. Il faut tenir la main à ce que la proportion ne dépasse pas 20 7o- ^^^ recommande de laisser ensuite reposer le câble |)endant six mois, ou même un an, entre le moment de sa fabrication et celui de sa mise en service. L'assimilation plus complète du goudron dans ces conditions assure un supplément de durée. Certaines observations ont conduit l'amirauté anglaise à l'évaluer à 10 Vola variabilité de la proportion de goudron est de nature à jeter une certaine incertitude sur les coeflicicnts de résistance. Dans le
i' Ploiig«^ dans l'eau, un cordage en cliaiivrc, même goudronné, pei*d en 4 mois les 0/10 de sa i*ésbtance lAUioilig, Corderie, Aido-Ménioire I^auté).
district de Dortmund, le règlement de 1870 (*) indiquait comme charge totale, y compris le poids du câble lui-même, les chilTi'es comparatifs suivants : 985 fois le poids du mètre courant pour le chanvre non goudronné, et 827 seulement s'il est goudronné; ou, sous une autre forme : 95 kilogrammes par centimètre carré de section dans le premier cas, et 76 dans le second. Ces chifl'res fixes ne sauraient évidemment convenir d'une manière également satisfaisante pour les divers degrés de teneur en goudron, et ils présentent quelque danger au point de vue des efforts accidentels et imprévus.
Cette double forme de calcul dérive de deux anciennes règles : celle de Cabany, qui donne comme limite de l'enlevage total, y compris le câble, un nombre de tonnes égal au nombre de kilogrammes compris dans le poids du mètre courant ; et la règle de De Mot, qui restreint cet enlevage à 75 ou 80 kilogrammes par centimètre carré, afin de se donner un coefficient de sécurité suffisant. Le coefficient de rupture varie, en effet, entre 400 et 600, ou même 650 kilogrammes par centimètre carré ('). Mais on doit s'attacher plutôt à la limite inférieure, car ces chiffres, très hétérogènes, dépendent essentiellement du choix des matières premières, dont la variabilité peut conduire aux plus graves mécomptes. .
Quant au poids spécifique apparent, on admet 1 000 à i 200 kilogrammes par mètre cube après misage.
783 — Aloès. — On désigne sous ce nom la fibre de Valoèspitte ou bananier textile, appelé encore abaca, agave (V Amérique^ ou chanvre de Manille (').
(*) Le nouveau réjçlement de 1885 ne fait plus mention du chanvre.
(*) Callon. Traité d'exploitation des mines, U, 194. — Âguillon, Rapport de la Commission des câbles [Annales^ 7% XX, 378).
Les Ingénieurs de la Marine française admettent que la charge de rupture d'un boa cordage en chanvre doit atteindre 50 t-', en désignant par c sa circonférence en centimètres. Cette règle correspond à une résistance de 628 kilogrammes par centimètre carré de section apparente.
(^} Cornut, Renseignements pratiques sur les transmissions par C!\bles en aioés [Septième Congrès des ingénieurs en chef des associations de propriétaires d'appareils à vapeur, Bordeaux, 1882, p. 138). — Alfred Renouard, Le chanvre de Manille ou abaca [Génie civil, IV, 356).
aBLES. 'ii
A l'inverse de ce qui a lieu pour le chanvre européen, riiumidite lui est particulièremenl favorable ; circonstance intéressante pour Tapplication à la plupart des mines. On a même soin d'arroser les câbles, dans les puits chauds et secs. La gelée rendant les Cbres cassantes, on fait parfois, pendant les temps rigoureux, passer les câbles au-dessus d'un foyer. L'aloès est moins attaqué que le chanvre par le goudron.
Sou poids spécifique apparent après misage est à peu près de 1000 kilogrammes. Sa résistance à la rupture est très grande. Suivant la qualité des matières premières et la perfection de la fabrication, elle varie de 500 à 900 kilogrammes par centimètre carré de section apparente. On peut le plus souvent compter sur 600 à 700 kilogrammes, ce qui permet, avec un coefficient de sécurité de 1/8 environ, de faire travailler le câble à 75 ou 90 kilogrammes. L'Oberbergamt de Dortmund, dans son règlement de 1883, a indiqué une limite de charge égale à 942 fois le poids du mètre courant, qui correspond à plus de 90 kilogrammes par cenlimèlre carré-
Lorsqu^on impose à la partie inférieure du câble un supplément de tension par rapport à Tenlevage, lexcédent est en général de 20 à 25 kilogrammes par centimètre carré ; et Ion atteint alors les chiiïres de 100 et 110 kilogi'ammes dans le voisinage de la patte.
784 — Fer. — En ce qui concerne les câbles en til de fer (*), il est inutile de dire que Ton ne doit employer pour leur fabrication que des métaux de choix des meilleures marques. Pour les sections rondes, on prend les fils n"^ 10 à 17 de la jauge de Paris (1"",5 à 3 millimètres); pour les câbles plats, lesn-12àl5(4'-",8à 2",4)^• 0n doit essaver les fils individuellement. Ceux du n"" 12 résistent
[') Les càUes en fer, inlroduils au Harti en 1832 par l'oberbergraUi Albert, avaient été déjà essayés peu de temps auparavant à Rive-de-Gier.
;') MU. Felten et Guillaume de Cologne ont proposé, avec beaucoup d'à-pi-opos, de substituer aus jauges varialiles, et parfois inverses, des divei's pays, un mode international de numérotage uniforme, exprimant le diamètre en dixièmet de millimètre. De œtte manière, le n* i5, pour prendre un exemple, désignerait un fil de 1"*,5 de diamètre. La Société d'encouragement pour l'industrie nationale a également proposé l'adoption uniforme de cette jauge millimétrique (G. Richard, Bull. Soc. d'enc, ami 18931.
ordinairement avant câblage à une charge de rupture de 70 à 75 kilogrammes par millimètre carré, et pour le n** 18, de 55 à 60 kilogrammes. Ces chiffres sont bien supérieurs à ce que Von demande aux fers employés dans les constructions, ce qui tient d'une part à leur meilleure nature, et en outre au supplément de ténacité que procure le passage à la filière. On s'impose, en revanche, un coefficient de sécurité plus accentué, qui esl ordinairement de 1/10, bien qu'on le porte parfois à 1/6 avec des câbles minces et très simples, pour lesquels on peut se croire plus assuré d'une plus gi*ande uniformité de tension. Gallon indiquait, sous une autre forme, comme rapport de la limite de prudence au poids du mètre courant, les nombres 1 000 à 1 200.
L'allongement élastique est habituellement de 0,5 à 13 7o* ^^'^ ces chiffres no présentent aucune valeur pratique, si l'on ne fait pas, en môme temps, connaître la longueur du tronçon sur lequel on les mesure. Elle est ordinairement de 0™,20 ou 0"',25.
Un troisième élément d'appréciation des fils métalliques est la souplesse. On la caractérise par le nombre de repliements alternatifs, soit à angle droit, soit à 180% que l'on peut faire subir au fil, avant la rupture. Ce chiffre atteint en général 15 ou 18 angles droits, pour le fil n* 12 replié sur une arôte arrondie de 10 millimètres de rayon. Il ne faut pas manquer, en effel, de faire également connaître le rayon de courbure employé dans ces flexions.
Avec le temps, les constantes arrivent à se modifier pour un métal donné. Il devient aigre, cristallin et perd de ses qualités. L'état vibratoire semble activer cette détérioration. Certains exploitants ont annoncé une diminution allant jusqu'au tiers de la résistance, au bout d'une année.
On distingue deux sortes de fils de fer : les fils claii^s et les fils recuits. Pour les câbles de mines, on n'emploie que le fil clair. On a essayé à plusieurs reprises le fer recuit, mais on y a toujours rapidement renoncé. Le recuit a en effet pour résultat de diminuer la résistance, en môme temps qu'il augmente avec exagération rallongement élastique. La trempe produit des effets inverses.
On a essayé le fer galvanisé, c'est-à-dire des fils que l'on a recouverts de zinc, pour les garantir de la rouille. Mais celte immersion
QBLES. 25
4nns le zinc fondu, qui équivaut à un certain degré de recuit, a donné des résultats peu satisfaisants. 11 en a été de même pour rétamage.
Le meilleur moyen de préservation contre Toxydation est le graissage. Nous y reviendrons plus loin (N" 787).
785 — Acier. — L'emploi de l'acier (M s'est beaucoup développé depuis quelques années, surtout aux grandes profondeurs, on vue d'alléger le câble, malgré la réelle difficullé que le |)ftu d^épaisseur à résistance égale apporte alors à la régularisation. En Angleterre, ce métal forme la presque totalité des applications; en Westphalie, plus de 80 7o' ^^'^^ '* grande prédominance de la section ronde.
Les numéros de fils employés sont ceux que nous avons indiqués pour le fer. Des calibres plus fins présenteraient trop de surface h l'oxydation.
La rcsislance à la rupture varie dans des limites très étendues suivant la qualité choisie. Avec l'acier doux, elle est analogue à celle du fer, 60 à 75 kilogrammes par millimètre carré; tandis quelle peut atteindre 225 kilogrammes pour les aciers les plus durs!*). L'allongement élastique varie en sens inverse; mais il est toujours bien moindre qu'avec le fer. Pour une qualité déterminée de métal, la résistance augmente d'ailleurs par le tréfilage; aussi avec le même acier, la charge de rupture par unité de section estelle notablement plus élevée dans les numéros les plus fins que pour les fils de fort diamètre.
!>) BtUL mi»., 2-, XI, 827 ; 3*, II, 433, 452, 484. — CHM. 1876, octobre. 17 ; novembre, 6; 1878, 127, 172; 1880, 251; 1891, 245. — Écho des mines. CàbU>s d'aoier do Prribram, 1877, 105. — Hev. univ. d. m., 1", XXXUI, 99, Havivz ; 2% IX, 32V Albert Bounaud. — OEsierreichische Zeilschrift fur Berg und HûUenwesen^ XXIV, 49, Liii^er.
— ZeiUchrifl des Yereins Deulscher Ing.y XXVU, 222, Câble d'acier de Duke llardebur^.
— ColUery Guardian, 0 soptenibi*e 1895. — Écho des mines et de la métallurgie, 1885, n* 42.
i^' La Compagnie de Chàtillon-Gommentry, par exemple, fabnque cinq catégories de fils d'acier, pour lesquels la résistance moyenne avant cAblage est de 75. 90. 130, 150 <^l ilO idio^iTamines par millimètre carré. Quand on sacrifie complètement l'aliongcinent au proHt de la ténacité, comme pour les cordes de piano, on peut atteinch-e le cliiffre de 350 kilogrammes; . Mais ce sont des conditions totalement opposées à celles de t'(*mploi dans les raines.
24 EXTIUCTION.
La qualité la plus employée est celle qui correspond, pour les grosseurs voisines du n"* 12, à une résistance avant câblage de 130 kilogrammes environ. Tout en conservant une souplesse suffisante, elle présente Favanlage d'offrir une ténacité plus que double de celle du fer, sans que le prix soit doublé. On utilise également, pour remplacer ce dernier métal, l'acier doux à 60 ou 75 kilogrammes de résistance, qui présente plus d'allongement élastique que le précédent.
Le coefficient de sécurité doit être en général de 1/10: il s'élève quelquefois à 1/8. On a même adopté 1/6 pour des câbles qui ne devaient pas servir au transport des hommes.
Les fils d'acier galvanisés, dont l'usage est nécessaire à la marine, ne sont employés sur les mines que dans les puits très humides; ils sont un peu moins résistants que les fils clairs. La diminution est surtout sensible avec les aciers les plus durs, pour lesquels elle peut atteindre 10 Vc
Le nombre des pliages que supporte sans se briser un fil d'acier, dépend de son diamètre et de sa qualité. Un fil n*" 12 par exemple, à 130 kilogrammes de résistance par millimètre carré, pourra être replié 16 ou 20 fois à angle droit entre des mâchoires arrondies d'un centimètre de rayon; mais ce nombre sera d'autant plus gi^and que le diamètre du fil se trouvera plus réduit. 11 s'accroît également à mesure que la charge de rupture de l'acier choisi devient plus considérable. Toutefois dans ce dernier cas la résistance du câble à l'incurvation augmente en même temps; elle est toujours du reste plus élevée avec l'acier que pour le fer.
La formule qui, d'après M. Murgue, représente cette résistance (N" 775), montre en outre qu'elle est inversement proportionnelle au rayon des poulies sur lesquelles passent les cordages. Aussi les câbles d'acier qui, toutes choses égales d'ailleurs, sont les plus raides, se fatiguent-ils très vite lorsque ce rayon est trop réduit. Une caractéristique de l'emploi de l'acier se trouve dans le grand rayon d'enroulement qu'il est indispensable de lui attribuer (*). Nous préciserons ce point en parlant des molettes {N° 815).
(») bîs conditions sont dilTérentcs sur les plans inclinés. Elles réclament dès loi*s un
QBLES. 25
Les expériences de M. Murgue ont enfin établi que, par une lubrification soignée, on diminue la raideur des câbles d'acier dans une proportion considérable, qui peut atteindre 55 7o-
786 — Comparaison des câbles végétaux et métalliques. — Le choix de la matière première qu'il convient d'adopter pour un câble d'extraction est loin d'être régi par des règles précises. Le chanvre est, à la Térité, presque partout abandonné aujourd'hui en faveur de Faloès; le fer lui-même tend à disparaître en cédant la place à l'acier ('). Mais Faloès continue à être souvent employé, concurremment avec ce dernier métal, malgré les progrès faits depuis une quinzaine d'années par la métallurgie (').
C'est ainsi que Fusage des câbles végétaux domine encore en Belgique, où les textiles ont toujours formé la base d'une industrie considérable, et où les puits sont souvent humides. Les câbles d'acier au contraire sont presque seuls usités en Angleterre, où la métallurgie a toujours eu tant d'importance, et dont un grand nombre de puits sont chauds. En Westphalie, ce métal est aussi le plus fréquemment adopté; il y subsiste encore quelques câbles en fer; mais ceux d*aloès y sont très rares. La France présente, en ce qui concerne cette répartition, une assez grande variété. Cependant les textiles dominent dans le Nord et l'Est, les câbles métalliques dansTOuest et le Midi.
L'aloès s'indique naturellement pour les puits humides et Fépuisemenlpar les bennes. Le chanvre y conviendrait très mal. Tous les deux doivent être bannis des puits de retour d'air, ou de tempé-
inisage spécial beaucoup plus souple (Bague, Ciibles d'acier pour plans inclinés, CHM,
(') U statistique des câbles métalliques retirés du service dans le district de Breslau <ie i88^ k iR90 a indiqué, pour 780 câbles ronds, 671 cas de l'emploi de l'acier au creuset et 109 de fer au bois. I..es 78' exemples de râbles plats sont tous formés d'acier au itreusel {Circulaire ii» 507 du comité rfea houillères de France, 1891, p. 7. — Annotée, Q», 1, 159). — Voir ci-après (p. 30) une statistique analogue pour le district de Dortmund.
'.') On a essayé le bronze phosphoreux, pour lequel on annonçait une grande résistance à la rupture, un allongement élastique considérable, et des qualités spéciales de ^oaplesseet d'inoxydabilité ; mais son usage ne s'est pas répandu (Echo des mines mrM.-^ Hernie industrielle, 1881, S50, 243, 279. — Dwolshauvers Dery, Rapport sur rexposition d'Amsterdam, 1885, 32. — OEsterr. Zeit., 1882, 196).
rature élevée. Les cables métalliques y prennent la prépondérance, bien que ces conditions continuent d'être défavorables pour Tàme en chanvre.
Les textiles, ayant une densité moindre que les métaux, se prêtent beaucoup mieux, sous la forme plate, à la régularisation de l'extraction par les bobines, d'après les théories que nous développerons plus loin (chap. XXXIII, § 5) et qui sont fondées sur l'influence de l'épaisseur du câble à résistance égale. On peut ainsi, avec l'aloès, régulariser jusqu'à 900 et 1000 mètres de profondeur. M. Martinek a proposé d'atténuer cet inconvénient des câbles plats métalliques, en disposant leur misage d'une manière spéciale afin d'augmenter leur épaisseur!*).
La môme objection ne s'applique pas aux câbles ronds en métal,, avec lesquels les tambours spiraloïdes (N"* 847) permettent de résoudre le problème pour une profondeur quelconque. On y trouve même l'avantage de pouvoir disposer d'un rayon initial d'enroulement bien supérieur à celui qu'exige la régularisation par les câbles plats. La vitesse de la machine pourra par suite être notablement réduite.
La question du poids des câbles présente une grande importance; car, soit en aloès, soit en acier, ils coûtent à peu près le même prix par kilogramme (*).
Malgré sa faible densité, la première de ces substances nécessite souvent un poids beaucoup plus considérable que la seconde. Comparons en eflct deux câbles, l'un d'aloès, l'autre d'acier, tous deux cylindriques, établis pour supporter la môme cage. Nous avons vu plus haut (.V 777) quelle serait la section à donner à chacun d'eux. D'après les notations que nous avons adoptées, le poids par mètre courant du premier aura pour valeur oS, et celui du second 9000 S'. Le rapport de leurs poids sera donc, en remplaçant S par lOOO qui est sa valeur moyenne (N" 785) :
{») Bull, min., 3% H, 4.V2.
(*) On verra plus loin (p. 29) que le prix des câbles d'aloès est intcniiédiaire entre ceux qui se pratiquent actuellement pour Tacicr doux et l'acier à grande résistance.
CABLKS. 27
oS 90iM)