‹ Cours d'exploitation des minesChapitre 20 sur 131 · IO(M · texte numérisé non relu

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On peut admettre que la charge / imposée à Taloès est do 900000 kilo{;rammcs par mètre rarré (soit 90 par centimètre rarré), et que dans ces mâmes conditions f s élève à 11 500000 kilogrammes pour Tacier à grande résistance (*). Le rapport cidessus devient dès lors :

1278 — H ÎM)0 — H ■

Quelle que soit la charge à supporter, un cordage cylindrique d'aloès sera donc toujours plus lourd qu'un càhle de même forme, romposé de fils d'acier à résistance élevée. L'expœssion précédente montre en outre que Fécart deviendra d'autant plus important que la profondeur d'extraction sera plus grande.

En revanche il convient de remarquer que, si Ton comparait l'aloès au fer ou à Tacicr doux ne devant travailler qu'à 6 kilogrammes par millimètre carré, le rapport du poids du cdble textile à celui du câble métallique serait, avec les données admises plus haut, représenté par l'expression :

fi67 ~- H ■900 H *

Uloès reprendrait donc l'avantage de la légèreté, d'une manière i autant plus sensible que la longueur serait plus considérable.

Sous signalerons enfin que, si l'on met en parallèle les cordages ualoès à section décroissante et ceux de forme cylindrique formés de fils d acier "à grande résistance, les inconvénients du textile au point de vue du poids s'atténuent rapidement avec la hauteur. Les

y. î^oua supposons ici qu'on choisisse un nu^tal pressentant 130 kilogrammes de ^Btanee par in j//,„,^/,^ carré avant câblage, soit 115 environ api-és câblage, et qu'où M^pte un coefficient de sécurité de 1/10.

premiers deviennent môme, pour de grandes profondeurs, plus légers que les cibles métalliques de section uniforme (*). Mais ces derniers conservent indéfiniment leur avantage, si on leur donne un profil diminué.

Un important avantage des fibres végétales est de ne pas céder sans avertir. En général de tels câbles s'effilochent, en indiquant par leur mauvaise apparence leur état de fatigue intérieure. On peut alors les retirer du service avant qu'ils ne se brisent. Les métaux rompent d'une manière plus inopinée. Cependant ce reproche a peut-être été formulé parfois d'une manière trop absolue. Un examen minutieux est à la vérité nécessaire, et doit être fait attentivement tous les jours, ou pour le moins toutes les semaines. Dans ce but, on fait dérouler lentement le câble devant les yeux, en comptant les fils cassés. Quelquefois on le laisse frotter le long d'une règle, afin que les petits tronçons qui font saillie au dehors s'accrochent en passant, de manière à fixer l'attention. Nous reviendrons sur ces visites au sujet de l'entrelien des câbles (N^ 787).

Les épissures, c'est-à-dire la réunion bout à bout des tronçons de câbles, sont plus glissantes pour les métaux qu'avec les matières végétales. Jamais ces épissures ne doivent être faites par simple juxtaposition. Il faut décâbler et recâbler en rajustant les fils ensemble, après les avoir amincis, ou en avoir supprimé un sur deux. On entoure l'épissure d'une forte ficelle jusque sur la partie vierge de chaque côté, et l'on termine cette ligature par des nœuds d'artificier. La longueur de l'épissure doit être largement suffisante. On la voit, suivant les circonstances, varier de 'l'",50 à 6 mètres. Avec les textiles, ce tronçon devient presque aussi résistant à la

(*) lia profondeur à partir de laquelle celte inversion se produit pourra être aisément calculée, en obser\'ant que pour cette limite le poids du câble d'acier cylindrique, que nous supposons rond, doitéti*e égral à celui du câble d'aloés diminué. \je premier (N* 777)

est représenté par ^'^^^"^^^^^ 11, et le second (N- 780) par (Q + </) A + ^) "s" — 1 I .

I^ valeur de H, pour laquelle l'égalité de ces deux expressions sera satisfaite, donnera la profondeur cherchée. En prenant /'= 1 1 50 000 ; 6 = 750000 ; a = 250000 et 6 = 1000. on trouve 728 mètres pour cette valeur de H.

ti-action que le reste, bien qu'un câble épisst^ ne vaille jamais un câble neuf. Mais pour les fils métalliques, cette opération réduit la résistance dans une proportion qui a été évaluée à 20 7o(*)* ^" tout cas, la partie réparée manque de flexibilité à Fenroulement. Le règlement du district de Dortmuiid interdit d employer des cables épissés à la translation des hommes.

Le prix de laloès, soumis à des fluctuations assez grandes, a été en moyenne, dans ces dernières années, de 1 franc par kilogramme de câble. En ce qui concerne le fer et Tacier. les prix varient suivant le genre de misage, la qualité du métal et le numéro des fils; ils s'élèvent notamment à mesure que le diamètre de ces derniers diminue. Avec le numéro 12, on peut admettre actuellement, sauf certains écarts, les chiffres suivants par kilogramme(*) :

Câbles ronds. CAbles plats.

Fer 0^70 0^80

Acier doux 0^75 0f%85

Acier à grande rèsistanct» i''\\o V\7yO

La valeur des câbles mis hors de service est de 20 à 25 centimes le kilogramme pour Taloès ; elle est beaucoup moindre, 5 cenlimes à peine, pour Tacier.

Quant aux résultats efleclifs du choix des diverses sortes, ou peut citer l'exemple du district minier de Dortmund('), bien qu'il s'applique surtout aux câbles métalliques, et que Taloès y soit J'un usage relativement rare. Pendant la période 1872-1895, sur 4562 câbles retirés du service, 241 l'ont été à la suite de ruptures en fonctionnement, qui se sont réparties de la façon suivante (*) :

1') Gros, Annales des Ponts et Chaussées^ novembre 1887.

(*) Aïec des fils galvanisés, l'augmentation est do 0 fr. 10 environ par kilogramme.

^ Vertongen, Recherches statistiques sur les ruptures et le travail des câbles f^exlraction dans le district de Dorttnund, Tt'rmonde, ISQO. — Annales, 9*, I, 131); VJII, 122. — Mémoires des Ingénieurs civils, août 18H0. — Dingtrr's polytechnisrhex iournal, 1886.

*.' Us statistiques allemandes ne mentionnent plus dans ce district aucun càlilo on chanvre depuis 1870. Les câbles plats en fer y ont é^Mlement disparu depuis 188.".

SCnSTANCE

Âloès

Fer.

Fer.

Acier

Acier

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