PH, = 4 X
c'est-à-dire :
•tt — Manège. — Pour aller au delà, il y aura lieu de sub* stituer au treuil un manège, qui ne saurait du reste utiliser à !& fois que 5 chevaux au plus (fig. 206, tome 1). Comme on peut, en même temps, admettre pour le rendement journalier du cheval an million de kilogrammètres ('), la nouvelle limite II, de fonçage se trouvera reculée dans le rapport :
cest-k-dire plus que quintuplée. Il est bon, dans tous les cas, de commencer par une première période d'extraction à bras, au lieu d Installer de suite le manège. En effet, il serait toujours nécessaire d'employer des hommes pour la conduite des chevaux et les manœuvres de la recette, et ils ne se trouveraient pas suffisamment occupés au début, lorsque H n'a encore qu'une faible valeur.
Quand il faut en venir enfin à dépasser cette dernière limite H^, on doit recourir à l'emploi de la vapeur, par les moyens que nous
('] Tome I, p. 875, note 2.
P) Tome 1, p. «ift.
EHItiCTION.
avons étudiés plus haut. Mais ces périodes préliminaires auront du moins procuré te temps nécessaire i la préparation et à l'installation de ce moteur.
918 — Roue à marches. — Si, au lieu de débris de fonçagc, il s'agit d'élever des charges indivisibles, comme des pierres dr taille, on se trouve bientôt acculé à une impasse par cette cansidération que, pour équilibrer l'efTorl que peuvent déterminer 4 hommes sur un rayon de manivelle peu susceptible de variation, il ne faut donner à l'enlevage qu'un moment égal, et par suite faire varier le rayon du treuil en raison inverse de sa charge, ce qui est un contresens au point de vue de sa solidité.
1^ seul remède à celte difficulté consiste h dénaturer le système.
Fig. 6IS et 616. — Houe i marches {éiiti
de manière à permettre à l'ouvrier d'agir avec une force et un bras de levier plus grands. C'est à quoi l'on parvient par l'emploi des roues à marches ou à chevilles (fig. 615. 616). Le manœuvre inteivient alors dans l'équilibre par le poids total de son corps. Quant au bras de levier, il se trouve en relation avec le rayon de la roue, que l'on peut augmenter dans une large mesure. On fait alors l'abalage et l'approche des pierres pendant la plus grande partie de la durée du poste, et, à certains moments de ia journée, les carriers se mettent sur la roue pour effectuer l'extraction. On sait
MOl-ENS DIVERS D'EXTRACTIOX.
dailleui's que rhomme trouve, dans rélévation de son propre poids, la meilleure utilisation du travail musculaire dont il est capable. On réalisera donc encore, sous ce rapport, un certain d^*é de supériorité de ce système sur celui de la manivelle.
•14 — Treuil di/férentieL — Comme le rayon des roues à marches et le nombre d*hommes qui peuvent y manœuvrer restent rorcément limités, on entrevoit dans cette circonstance une nouvelle limitation du poids qu*il sera possible d'enlever ainsi. Si cotte limite devait i^tre dépassée pour les besoins de Texploitation, on trouverait encore une solution dans remploi du treuil différentiel. Cet engin est composé (le deux travées, dont les rayons R et r sont très peu différents Tun de l'autre (fig. 617). Un câble s'enroule dans le môme sens sur les deux travées, en soutenant, sur sa spire lâche,
une poulie mobile et sa chape. Chaque révolution a pour elTet d'enrouler une circonférence 2tcR, et d'en dérouler une autre iûr. La partie libre varie donc de iiz(î{ — r), et chacun de ses deux brins, de la quantité 7c(R — r). Le travail d'élévatior\ du fardeau p se trouve ainsi, à chaque tour, égal à :
et l'on voit que, pour l'égaler à la valeur que ne permet pas de franchir l'emploi des hommes, il reste possible d'augmenter p au delà de toutes limites, pourvu que l'on ait soin de réduire en raison inverse la différence R — r des deux rayons. Or cette condition n'introduit plus maintenant aucune difSculté au point de vue de la solidité, puisque R et r resteront en môme temps susceptibles de prendre des valeurs aussi grandes que l'on voudra. La vitesse seule de l'ascension pourra diminuer par là outre mesure,
Fig. 617. — Treuil difTi^renliel.
:e qui sera un inconviinient (inhérent du reste au fond même de la question, d'après le principe des vitesses virtuelles), mais non. ïomme dans les cas précédents, un obstacle absolu. Cet appai'erl. fort ingénieux, rournit ainsi une solution complète de la question, quoique, en fait, très peu usitée.
OIS — Treuil composé. — Le treuil ordinaire est égalemenl employé à l'intérieur des mines, lorsqu'il s'agit d'effectuer, dans i^rtains bures de communication, des extractions de peu d'importance.
Si le faux puits doit desservir à la fois deux élages d*e\ploita- Uon, on peut employer un treuil de deux rayons différents, rigoureusement proportionnels aux profondeurs à parcourir. De retic manière, les deux trajets s'cflectuent simultanément. Pour que les poids morts s'équilibrent dans ces conditions, il faut qu'ils soient en raison inverse des bauteurs, et par suite des rayons.
Cet artifice a été employé notamment par Sevin à Carmaui. pour élever les wagons vides plus haut que le point d'où viennent Ic^; wagons pleins, comme dans les plans bisautomoteurs(M.
TBBVIL8 MÉCANIQUES
9flB — Treuil à air\ comprimé. — Bien que la règle générale soit de faire descendre constamment les matières à l'intérieur des mines, soit pour les amener du front de taille à l'accrochage, soit au contraire pour les transporter du puils à leur lieu d'emploi, il arrive parfois qu'on doive les remonter d'une certaine hauteur, par des bures, ou sur des voies inclinées à forte pente- Ce cas se rencontre par exemple lorsqu'il faut relever jusqu'au niveau de la recette du fond les produits des travaux préparatoires d'un étage inférieur, ou ceux d'une exploitation en descenderie (T. I, N* (i86);
(<) Tome I, p. 809.