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et ils s'écartent plus ou moins d'après la vitesse du couranl. On apprécie la déviation à Taide d'un arc gradué, que ron installe lui-même au moyen d'un fil à plomb assez dense pour n'éprouver, pour son propre compte, aucune déviation. L'inconvénient de cet instrument réside dans sa grande instabilité, car les variations de la vitesse le maintiennent dans une perpétuelle agitalion.

M. Le Chatelier a écarté cette difficulté (*) en employant l'appaml bifilaire; en même temps qu'il amortit les oscillations par l'immersion d'un appendice dans un bain liquide.

M. l'inspecteur général des Mines Vicaire (*) a disposé un anémomètre à maxima et à minima qui, sans avoir pour destination de fournir à chaque instant la valeur de la vitesse, indique seulcmenl qu'elle se maintient entre deux limites assignées, ou bien avertit. par une sonnerie électrique, qu'elle vient de les franchir. II se compose d'une palette, dont la tige peut osciller autour d'une arèle de suspension. Elle reste collée contre un butoir, tant que la vitesse est supérieure à une certaine valeur, et chavire au moment où cette rapidité devient insuffisante. Un circuit électrique se trouve alors fermé, et fait fonctionner une sonnerie, jusqua ce que l'allure redevienne capable de relever la palette.

Quant à l'emploi de l'élasticité comme force antagoniste. M. Le Chatelier la fait intervenir au moyen d'une feuille de papier, prise dans une pince verticale, et fléchie par le courant sous mi angle que l'on apprécie au moyen d'un arc gradué (').

1157 — Les moulinets anémométriques dérivent tous, plus ou moins directement, de celui qui a été imaginé par Woltmann pom* les liquides. Combes, le premier (*), l'a transformé en un appaivil assez léger et assez délicat pour enregistrer les mouvements de

(*) Le Chatelier {Pièces annexées aux procès-verbaux de la Gommission du gri5«^u. 2» fascic, p. 111).

(*) On peut encore citer, dans cet ordre d'idées, ranémométre Caïveley (John Hedioy. Traité pratique de Vexploitation des mines de houille^ p. 76).

(*) Le Chatelier [Pièces annexées aux procès-verbaux de la Commission du ^Tisoy. 2' fascic, p. 117).

' (*) Annales, 3% XUI, 103. — CRM, mars 1873. — BulL Soc. d'etic., 1-, XL. ^. - Combes, Traité d'exploitation^ pi. XXYUI. — Bull. »iiii.,2*, II, 473.

VESTILiTION IffiS ML\ES. 551

Tair. In grand nombre d'ingénieui's et de constructeurs l'ont sucrcssivemcnt modifié ('). L'un des types le plus employés est l'anémomètre de Biram (') (fig. 736). On fait aussi un fréquent usage de celui de Casartelli (de Manchester), qui est convenablement protégé rontrc les risques d'une manipulation un peu brutale.

L'organe essentiel de ces divers mécanismes repi'oduil, en miniature, ta roue des moulins à vent. Sous l'impulsion du courant, l'arbre tournant prend une vitesse croissante, jusqu'à ce qu'il s'établisse un équilibre entre la force motrice, variable avec la vitesse de l'air, et los résistances que celle rotation met en jeu. In compteur sert k totaliser le nombre de Anémomètre de Bi™™. tours effectués pendant un intervalle de temps que l'on mesure d'autre part. Il est important de dégager ses indicalions, tout à la fois de la période de mise en train qui s'opère avec une vitesse croissante, et de celle d'arrêt, pendant laquelle faliure se ralentit progressivement. A cet effet, le compteur est commandé par un embrayage, qui permet de ne le faire entrer en jeu qu'au moment où la vitesse de régime est régulièrement établie; on supprime de m£me, vers la lin, sa connexion avec la roue, avant d'arrêter cette dernière.

L'observation a montré que la vitesse v peut être considérée comme reliée au nombre de tours n par une formule linéaire :

dont les constantes u et 3 sont fournies, pour chaque instrument, par un tarage direct. Les observations ne sont du reste praticables

'i Arson, Biaiiclii, Buis el Sombart. Buuon, CaMlia, 'Dnvï. Devillez, Ku*s, Hardy, Kallsiîiiiuî, Lfslie, Michel. duMoncel, Morin. >'eiimaiin, Robin^on, V.m Eekr [CHU. 1873, mars; 1877, ocrobre- 3: novembre, Ifl. ~ La Monde». XXSVII. 80, 601. — Tram- «". .\£1. X, Ï07, 216,333,258. 230. — Ponson, SuppWni. II. 1), — Anémographe tnre'^lreur Ilipp Bellom. AnnaUt.i: XVil, 350). — Anéinomi'lve de Ser [Scr, Phy- «ifw induttrielle. p. 346. 368). — Pcrrodil, Aimalei da Ponté el ehaania, XIX. IMO.M.

(', VoL-in, AiinoUt. 0-, IV, 250.

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qu'à partir d'un minimum de vitesse qui varie, d'après le soin apporté aux opérations, entre 0°*,10 et 0"',40 par seconde.

Les anémomètres à moulinet se prêtent moins facilement que ceux de la première catégorie (N*" 1156), à mettre rapidement en évidence les variations accidentelles du régime. Leur mode d'action suppose en effet l'influence prolongée d'une vitesse, dont ils ne peuvent accuser que la valeur moyenne. Cette circonstance constitue tantôt un avantage, tantôt un inconvénient, suivant le genre de recherches que l'on a en vue.

1158 — Le troisième principe consiste dans l'emploi du tube de Yenturi, sous la forme perfectionnée d'ajutage convergentdivergent. On sait qu'il se produit dans son étranglement une succion, ou dépression, proportionnelle à la charge motrice, c'est-àdire au carré de la vitesse.

M. Bourdon a eu l'idée très intéressante (') de multiplier ce^ effets à volonté. Il lui suffit pour cela d'emboîter les uns dans le? autres plusieurs tubes semblables, et de dimensions décroissantes. de manière que chacun d'eux débouche dans la section d'élrangle-

Fig. 737. — Batterie d'ajutages convergents-divergeQts. Système Bourdon.

ment de celui qui l'enveloppe (fig. 737). On comprend qu'avec ce dispositif, la pression diminue, d'après le principe précédent, au fur et à mesure que l'on remonte, par la pensée, de l'extérieur à l'étranglement du grand tuyau, puis de là dans l'étranglement du second, et enfin dans celui du troisième. Avec des vitesses de 1^5(' à 2 mètres, et une batterie de trois ajutages, la dépression est de 3(^

(*) Bourdon {Piècet annexées aux procès-verbaux de la Commission du (n'iiiou. STascic. 62). — Haton de la GoupiUière [Bull, Soc. tTenc, 1\ IX, 573;. — Murgue. CHM, 1888,80.

i VENTILATION DES HO'ES. 5S5

à 50 fois supérieure !i celle que fournirait le simple tube de Pilot (*). M. l'ingénieur en chef des Mines LeChateliera proposé l'emploi lie cet appareil pour les travaux souterrains, et a encore augmenté l'exactitude de ses indications ('), en inclinant sur l'horizon le luyau dans lequel s'élève l'eau dont la dénivellation mesure le

mr dilTércntiel Hur^e (coupe horiioolale suiii

degré de succion. De cette manière, pour un môme changement de niveau, son déplacement affecte un plus long parcours, ce qui PU rend l'appréciation plus facile.

H. Murgue s'est servi de cet appareil, avec deux ajutages concen- Iriques, dans les mines de Bessèges('). II a trouvé que la vitesse

Bull, mm., 3*.

procé»-verbaui de la Commission du grisou. (', Apûllon [Ibidtm. 2* tixk., ISi, 140). — CRM, 1880, ISO

'< EmpIoL du tabe de Pilot pour le jaugeage des

{*■ U Chatelier [Piicet annex/eê

■l-fasoc, mi.

se relie à ta dénivellation k par une équation de la forme :

dans laquelle les constantes A et B sont fournies par un tarage direct.

Ce même ingénieur a pris également l'organe en question comme base d'un enregistrement continu de la vitesse, et par suite du volume d'air envoyé dans les travaux (iig. 738 el 759). l'n llotteur obéit au\ variations de la différence de niveau que produit la succion, et porte un style, qui trace un graphique sur un cvlindir actionné par un mouvement d'horlogerie.

— Manomètres. — Les appareils manométriques emplo^-s dans l'industrie, ou dans les laboratoires, sont aujouiil'hui très nombreux, mais tous ne sauraient indistinctement convenir pour la mesure des faibles dépressions qui caractérisent l'almosphèrc des mines (').

Je citerai d'abord (') le manomètre à régtfll/ mobile (iig. 740). L'une des branches du lubi* en U est efiilée et ouverte au jour. L'autre communique avec l'intérieur par l'intermédiaire d'un l'accord en caoutchouc et d'un tube de cuivre. Pour faciliter la mesure de la dénivellation, l'on peut, à l'aide d'une vis de rappel, monter i ou descendre la règle graduée, de manière i | faire affleurer, son zéro au niveau inférieur, alin de n'avoir qu'une seule lecture à effectuer dan? Fie. Tjo. - iiBnDin.Mrc Ic pl^u supcrieur. Uu petit niveau a bulle per- 1 ,<-s\M<- inohik, jjj^i d'assurer la verticalité de l'appareil.

(•) Ralrau, Manomètre multiplicaleur à cloche, Cftil, 1S03, 54. — HanooHtrc S(r. Phyiique indualrielli. 310, 308. -~ Indicateur de dépression Desaillf, Publication itl* SociéU det ingénieuri de CËcole dut mines du Bainaul. XÏII. — Bij et Durand. Appareil à eontrôler lus ventilateurs, licv. unis. d. m., 1876, II, STi, — Doiuicl, CM.

(■) Aguillon [Pitut annexée! i 2* fascic, 145).

[ procès-verbaiu de la .Commissioa du griiou.

YEMILATION DES «INES. 655

L« manomélre à aiguille de M. Ochwatdt (') emploie deux flotteurs, (lotit la déni\eIlation fait basculer un levier (fig. 741). Celui-ct commande une roue dentée, (jui engrène avec le pignon d'une aiguille équilibrtïe. Les indications que fournil cette dfrniêre sont visibles à dislance, ce qui est avantageux pour le mécanicien du ventila leur.

Le mouchard de Mons, perfectionné par M. Touneau, consiste en uD flotteur (lig. 742),

dont le niveau varie avec la dépression du liquide, et qui porte un 'lyle mobile devant un cylindre tournant (').

Lindicateur de dépression des mines de Ltëvin, fondé sur le même principe, comporte à la fnis une aiguille qui se meut sur un arc gradué, et un crayon l'nregisireur. En outre, il renferme un dispositif avertisseur.

Vcct.efTetraiguilIc est proloni;éc par deux bras symétriques.

en formedeY. dont chacun porte une pointe métallique isolée.

Ouaiid ses oscillations dépassent les limites admises, l'une des pointes vient plonger dans un bain de mercure, et ce contact met en action une sonnerie ^i^ „^ jio„H,ard j^- no,,». i'teclrique. !,,

M. Le Chatelier a proposé un manomètre à ménisque d'une oitraordinaire sensibilité!'), destiné à apprécier un millième de

;' BvU.mia.. 3". III. 103.

i*^ Indicateur de dépression Gerliai-d Bellom, ^iiiirt(e«, 8-, XïH. 337).

'.', Pitut enmxéet aui proc^s-vtrbaux de la Commission du gi'iMu. i* taselc, 146.

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