M AT I E R E
catarrhe pulmonaire, passer un selon au poitrail.
Catarrhe pulmonaire : inflaminalioir de la muqueuse des bronches, presquci toujours précédée ou accompagnée d’un catarrhe nasal Dans l’afleclion dont il s’agit, il y a abattement, toux sèche, respiration gênée. Quand la maladie est légère, elle cède au traitement du catarrhc nasal : plus grave, elle exige la saignée, l’emploi des antiphlogistiques;ensuite l’application de sétons ou des vésicatoires , mais seulement lorsquei l’inflammalion est diminuée.
Catarrhe chronique : lorsque l’irritation qui accompagne les divers catarrhes, ne s’est pas éteinte dans le principe, le catarrhe prend le caractère^ chronique et devient cause fréquente de ces toux rebelles, et de ces écoulemens sans fin , qui souvent ont fait condamner des chevaux comme s’ils étaient morveux. On combat le catarrhe chronique en excitant les fonctions de la peau par des infusions de smreaU; de serpolet, coquelicot et autret
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aromates légers ; on peut y joindre l’emploi des préparations d’antimoine et de soufre.
Cactérisation : action de désorganiser un tissu vivant par l’application du feu immédiat ou d’un autre agent, tel que potasse caustique, pierre à cautère, etc. (Voir Feu.)
Cerises : excroissances charnues, rouges , hémisphériques, qui se montrent à la surface des blessures de la sole.
Quand elles sont légères et situées au milieu de plaies d’une bonne nature, elles disparaissent à l'aide d’une compression convenable ; si elles sont trop volumineuses, on les extirpe; enfin, si ces végétations se remarquent dans les plaies livides, on les combat aveo des caustiques.
Charbum : on désigne par ce mot une tumeur dure, inflammatoire et conta--' gieuse, qui se développe spontanément.
Cette maladie peut tuer le cheval en douze, quinze ou vingt-quatre heures, quelquefois seulement du deuxième au quinzième jour. Le charbon met dans
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la nécessité de recourir aux. moyens les plus énergiques; le seul cJKcace est l’ablation de toute la tumeur au-delà même de sa liase , el la cautérisa lion immédiate ■ et profonde de toute la surface vive avec un cautère cliaullé à blanc; on remplitl ensuite la cavité de plumasseaux chargési d’onguent caustique; si, après l’exlir-palion de la lumciir, il s’eu présenter d’autres, il faut les attaquer de même,, sans cela l’animal succombera iufailli-blemeut.
L’apparition du charbon entraîne* après elle toutes les attentions récla-niées par l’idée de contagion , et comme* cette aüeclion se communique des animaux à l’homme , ou ne saurait prendre* trop de précautions dans les soins ài donner aux malades.
Clou de rue : ou désigne par cette* expression générique tout corps étra nger qui pénètre dans la sole ou la fourchette. On varie les moyens curatifs suivant le* siège, la profondeur, l’étendue et l’aacienueté de la lésion.
Lorsque la corne est seulement in--
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téressée et que l’appui reste assuré , il n’y a rien à faire. Quand le corps Tulnérant divise les fibres du tissu réticulaire sans déchirement et sans séjouraer, l’accident se dissipe de luimême; mais dès qu'il y a contusion, lacération , il tant amincir la sole, combattre l’inflammation avec les cmolliens, et proscrire l’usap;e des préparations alcooliffues et de l’huile essentielle de térébenthine. Quand ce traitement ne suffit pis, qu’il y a foyer purulent et lésion de l’expansion tendineuse , on doit mettre à découvert toutes les parties desorganisées, les enlev'er et panser avec des étoupes chargées de digestif ordinaire, que l’on fixera avec des éclisses. Le clou de rue nécessite quelquefois la dessolure. (Voir ce mot)
Colique, tranchées : douleurs causées par l’irritation d’une partie quelconque du tube intestinal. Nous les diviserons en colique venteuse , stercorale , néplirétique et d’indigestion.
Colique venteuse. Elle reconnaît pour cause l’accumulation de gaz intestinaux.
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aSo
et est accompngnée de borborygtnes : le* pouls est variable, la respiration accé-lcrée, le ventre se gonfle, et quelquefois} la météorisation est telle qu’elle lue* par rupture d’intestin. On combat l’af-fection par des lavemens émolliens, desi fumigations et fomentations de meme* nature sur l’abdomen , de rudes bou-* cbonnemens sur les côtes et les flancs,, et des breuvages étbércs.
Colique stcrcorale Elle est due à l’ac-cumulation dans le colon de matières > fécales durcies : il en résulte une irritation violente, qui peut, en persistant,, déterminer la gangrène etla mort. Cette * colique s’annonce par la tristesse , la ten-sion des membres, la tievre,des plaintes,, des sueurs abondantes : l’animal regarde* son flanc, se couche etse relève souvent. Tout doit tendre à faire évacuer la pelote steicorale , les émolliens , les boissons mucilagineuses emélisées, les hui-leux, les lavemens purgatifs , ne sulKsentt pas toujours; aussi faut-il répéter jusqu’à évacuation l’emploi de purgationsi énergiques, tels que l’aloès et la gomme*
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gutte. Lorsque l’animal est débarrasse , on le met aux. antiphlogistiques, après lesquels on administre quelques toniques. Si la pelote descend dans le rectum sans franchir l’anus, il faut fouiller pour la diviser, quand on peut l’atteindre.
Colique néphrétique : phlegm.isie des reins , occasionée par la présence de quelques calculs ou un arrêt de transpiration. L’animal se campe souvent pour expulser son urine , qu’il ne rend qu’en petite quantité à la fois : celle urine, d’abord aqueuse, puis trouble, devient enfin rougeâtre et sanguinolentej il survient des tremblemens; la langue est sèche , la soif intense ei les reins douloureur.
Dans celte maladie il faut beaucoup saigner, tenir le ventre libre, mettre l’animal à la diète , et employer les émolliens à l’intérieur et à l’extérieur; ne pas négliger l’application sur les lombes d’un sac contenant du son et des mauves cuites chaudes. On cherchera aussi à établir un point d’irrita-
matièhe
tion aux fesses, sans employer les cantharides.
Colique cï indigestion ; elle est due' au trouble de la digestion. L’animall hâille fre'quemraenl , a le pouls dur,, frappe le sol avec un de ses pieds der devant, recule jusqu’au bout de sai longe, se couche et se relève succès-sjvement; il y a souvent céphalalgie,, et quelquefois vertige dit abdominal..
(^Voir ertige.)
Dans le cas de colique d’indigestion,, s’abstenir de la saignée : elle peut dire' 7/iorleUe. Faire reposer l’animal , le mettre a la diele, donner des breuvages mucilagineux , des lavemens émolliens et huileux , bouchonner le ventre , employer l’élixir calmant de Lebas. Si on n’obtient pas de succès, rendre Içs lavemens laxatifs , et n’employer les purgatifs qu’après avoir administré les adoucissans.
Colique inflammatoire : elle est connue aussi sous le nom ddentérite sur-aiguë et de colique rouge ou sanguine. Le malade présente la plupart des symptômes qui
medicale.
Eiccompagnent les autres coliques , et ressent des douleurs atroces. Les sueurs sont comme huileuses ; mais le signe caractéristique est l’état du pouls, qui est plein et élevé. L’afieclion est tellement grave qu’elle peut enlever l’animal en vingt-quatre heures. Si l’art peut quelque chose, ce n’est qu’au début de cette cruelle maladie ; encore la saignée aux veines thoraciques et abdominales, les révulsifs excilans sur la peau, sont-ils trop souvent sans succès.
Constipation ; retard de l’expulsion des excrémens. On oppose les lavemens émolliensj quelquefois on les rend trèslégèrement slimulans par l’addition d’un peu de sel ou <lé vinaigre. Si la constipation ne cède pas, on a recours aux purgatifs.
Contusion. (Voir Cor, Mol Je garrot.
Mol de rognon. Taupe.)
Cor. Callosité rjui se formesur un des points des téguniens, par suite de compression ou de frottcmens plus ou moins continués.
Les cors les plus fréquens sont ceux
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<]ui viennent aux parties late'rales e:
supérieures des côtes. Si, en dessellan quelque temps après l’arrivée, on s’a h perçoit que la peau est soulevée, il fauo remettre la selle et tenir le cheval sangld pendant quelques heures : on fait ensuilt des frictions résolutives et spirilueusess on pratique une chambre aux panneaui et on ne met pas de couverture. Si i malgré tous ces soins, le cor se forme' on doit d’abord enlever l’inflammation avec les cmolliens. faire des onciions grasses, extirper le durillon avec l’instrument tranchant, et panser avec des éloupes coupées.
Corïza. (Voir Catarrhe.)
Coup : résultat du choc d’un corpS' dur. Lorsqu’il y a contusion simple et légère, il suflit ordinairement de faire* des lotions avec de l’eau salée. S il y a: beaucoup d’inflammation , il faut recourir à la diète, à la saignée, aux applications émollientes. Quand une tumeur sanguine s’est formée à l’endroit de la contusion, il ne faut pas se hâtert de l’ouvrir, l’absorption pouvant lar
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dissiper : dans ce cas on aide la nature avec les résolutifs 5 enfin, s’il se forme un abcès, on donne issue à la matière par une incision.
CovRTiATCRE, Jortraiture : mots impropres, qui servent à désigner une indisposition suite de l’excès de travail, et caractérisée par le dégoût, rabattement, la toux, le flanc cordé et un léger flux par les naseaux. Dans cet état l’animal réclame du repos, un régime rafraîchissant, des lavemens émolliens et de l’eau blanche nitrée. L’état du pouls indiquera s’il est nécessaire de saigner.
Courbe : exostose qui survient à la partie inférieure et interne du jarret.
(Voir Exostose )
Crapaud ; ulcère rongeant, d’où suinte une sérosité fétide j il attaque et désorganise à la longue la sole, la fourchette et tout le pied.
Quoi qu’on en ait dit, le crapaud n’est pas toujours incurable. Lorsque la maladie n’a pas encore trop étendu ses ravages, le procédé le plus connu est
matière
d’enlever tonies les vége'lations et le^ parties fongueuses; ensuite on coiivrr la plaie de plumasseaux imbibe's d’eaui de-vie etcndiie d eau. Si, après avoi i enlevé le j)remier appareil, on reconnaî de nouveaux points fongueux , il fauj les recouvrir avec de petits plumasseaux charges d’onguent égyptiac; mais partout ailleurs on pi ce de l’éloupe sôchec Quand les fongosités persistent, oci substitue le vitriol de Chypre et le su-: blimé corrosif a l’egvptiac. On a soicî d’enlever char|ue fois les petites escarres et île toujours exercer une compression, égale.
Crapaudike, peiÿne ou teigne : ulcé^ ration située à la partie antérieure de. l.i couionue, et qui fait ordinairement' boiter le cheval Dans le principe on cherche à calmer l’inllammation par desémolliens ; on amincit aussi la corne sur 1 ulcère; ou opère la compression aveci des bandes , et on laisse l’animal en repos. Si ce moyen ne suflit pas, on cautérise lentement pour déterminer uni nouveau travail inflammatoire ; -enfin ,
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s’il y a désunion et foyer, il faut enlever toute la portion de la paroi qui est désunie , et appliquer les caustiques jusqu’à ce ([u’on ait obtenu le changeraeni désiré. Quand le cheval guérit, il faut attendre deux ou trois mois avant de le faire travailler.
Crevasses, mules Irauersières ou traf'ershiei: gerçures d’où suinte une humeur fétide : elles se manifestent au paturon, et quelquefois elles précèdent ou accompagnent les eaux aux jambes.
Dès le début on combat les crevasses avec les émolliens, les pédiluves d’eau de son tiède, réitérés plusieurs fois par jour, les applications d’onguent popu- .éum.
On oppose aux crevasses invétérées les lotions astringentes, le cérat de Saturne et l’onguent égyptiac j si elles ne cèdent pas, on produit une légère adustion au moyen de poudre à canon dont on couvre la plaie , et à laquelle on met le feu ; il est rare que la cicatrisation ne succède pas <à la nouvelle plaie causée par ce procééLé.
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Dartres; phlegtnasies cutanées, or dinairement chroniques et de formée très-variables. 11 règne encore la pluj grande incertitude dans le traitement des dartres. Les moyens qui semblent lee plus rationnels , sont les applications émollientes, les lotions d’eau de lessiv* ou de savon , les onctions de soufri mêlé à l’axonge, et des saignées aux en:i virons de la partie malade.
Si on n’obtient aucun amendementl il faut employer l’huile empyreumati' que , la solution de sublimé corrosili Quand on s’aperçoit que ces stimulans exaspèrent le mal , on revient aux adou.; cissans et aux narcotiques. Les dartree rongeantes sont combattues par les caustiques et enfin par le feu. Les vésica loires appliqués sur la dartre meme et ont quelquefois opéré la guérison.
D ÉM ANGEAisoN , ; irritation qm a son siège à la peau. On y remédie pa: des boissons blanches nitrées, des lo^
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lions émollientes avec sulfure de potasse, ou avec l’eau végéto-minérale, et en administrant la poudre diurétique fondante.
Diarrhée , déuoiemcrtt : évacuation alvine fréquente et abondante , occasionée par l’irritation de la muqueuse intestinale. {\o\r Entérite.)
Dysenterie. (Voir Entérite.)
Eadx acx jambes : maladie cutanée, qui s’annonce par le suintement d’une humeur sanieuse. Elle attaque d’abord les paturons, monte peu à peu aux boulets, et Cnit par gagner les canons; elle est accompagnée de cret^asses , d'arrétes, de grappes , etc.
Quand l’affection est nouvelle et peu intense, il suffit de calmer l’irritation par les saignées locales et générales, les soins de propreté de la peau, les pédiluves , les fomentations adoucissantes tièdes , les cataplasmes émolliens, renouvelés deux fois par jour. On met
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de plus l’animal à un régime douT pei substantiel ; on le fait boire à l’eau blan^ che nitrée, et on administre quelf[uei' lavemens.
Lorsque la maladie a fait des progrès , on tâche de produire une diversion utile, en stimulant la peau par des com vcrlures de laine, le pansement de la.
main, des fumigations aqueu.ses et l’administration à l’intérieur de toniques et d’amers, employés comme sudorifiquess On obtient en meme temps d’autres dérivations à l’aide des diurétiques et dequelques purgatifs, tant en breuvages qu’en lavemens. Quand on a activé ainsi les fonctions sécrétoires , on s’occupa des moyens locaux. Y a-t-il inflammation, on la calme par les émoiliensp existe-t-il un engorgement considérable; avec chaleur, on réitère la saignée locale; y a-t-il des ulcérations, on lescautérise légèrement, ou bien on leS' dessèche par l’application des caustiques, et on passe un séton à la fesse, comme dérivatif.
Ou doit nettoyer les surfaces malades-
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avec l’eau lic«le et le savon noir ou une légère infusion de sureau ; faire des fomentations avec l’acétate de plomb cristallisé très -étendu d’eau, suivies de l’application de poudre de tan. Ces fomentations et les cataplasmes doivent se succéder alternativement tous les sept ou huit jours.
Lorsque l’engorgement et l’éronlement diminuent, on purge et on fait de nouvelles fomentations, plus fréquentes.
Dès que l’écoulement cesse , il n’y a jilus qu’à tenir les jambes propres, les laver plusieurs fois par jour avec de la lie de vin tiède ou une décoction de plantes aromatiques.
Quant au traitement des fies, callosités, arrêtes, etc. , qui persistent après guérison , il est indiqué à l’article Callosités. (Voir ce mot.)
Ecart ou effort d'épaule : distension particulière, exercée vers l’articulation scapulo-huniérale. D’après son intensité, cette aficction prend le nom de faux écart, d'écart ou d'cntre-ouuerture. L’écart peut être récent ou chronique.
2 4a matière
Au moment où récarl arrive, on se?
Iroiive très- bien de lotions aqueuses, froides, tièdes ou chaudes. L’eau qu’oni a employée à ce dernier usa{i;e,a été portée jusqu’,à soixante et soixante-dix degrés de chaleur. Ce moyen est insufiisant si on ne l’emploie pas au déliut dui mal. Quand le moment favorable a été; perdu , on doit chercher à détermincn une excitation tonique promiite avecü rhuile volatile de térébenthine. Dans»
tous les cas, le repos absolu est indispensable. '
Si l’inüammation a eu le temps de se< développer, outre la saignée générale ett celle aux ars, on doit diminuer l’excitation locale par l’emploi des émolliens,, et aussitôt que l’inflaminalion cède, on a recours aux fortifians, faibles d’abord; et rendus progressivement plus actifs.
C’est alors qu’on doit faire des charges^ spiritueuses et résolutives.
Quand Finflammation est dissipée et que la claudication persiste, l’animal boite de vieux mal, et l’état chroniquet est établi. On le combat par les excitans
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les ])lus énergiques, tels que les vésicatoires volans , le feu médiat et les sétons.
Effo RT de boulet, d'épaule, de cuisse, de grasset, de jarret et de reins. (Voir Ecart et Entorse.)
EwcriEVÈTRURE : on désigne ainsi l’excoriation qui se manifeste lorsque le cheval se prend dans sa longe. S’il y a inflammation considérable, on a recours aux onctions adoucissantes. Si l’excoriation est étendue , on la traite avec l’onguent populeiini , l’alcool de boule de Mars vulnéraire et la pommade de Saturne.
A la suite d’enchevêtrure il survient quelquefois des crevasses et des callosités. (Voir ces deu.x. articles. )
Ektfrite : inflammation des intestins.
On distingue l’entérite .sur-aiguë , 1 entérite diarrhéique, l’entérite dysentérique et l’entérite chronique.
L'entérite sur- aiguë , ou colique in- Jlaminaloire , ou colique rouge, a déjà été décrite a l’article Colique. (Voir ce mot.)
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Entérite diarrhéique ou diarrhée. Ou donne ce nom à une aflection accompagnée d’évacuations alvincs liquides, délayées , copieuses et fréquentes. La diarrhée reconnaît pour causes, ou l’usage d’alimens mal -sains, ou la suppression de la perspiration cutanée. Pour combattre la maladie, il faut couvrir l’animal, le mettre à la diète, bouchonner fréquemment , don ner en breuvages et en lavemens des infusions de Heur de sureau. Quand on permet à l’animal de manger, on ne doit lui présenter que des fourrages blancs. On proscrira l’usage du son, et on le remplacera par de l’eau miellée tiède, mêlée à une décoction de guimauve, de graine de lin, ou de mauve. Lorsque l'entérite est accompagnée de douleurs, on donne en breuvage des décoctions de tète de pavot et même de l’opium; on en seconde l’effet par des fomentations et fumi^alions emollientes sous le ventre. Si la diarrhée persiste, et que le sujet soit pléthorique, on saigne aux veines abdominales. Après guérison, le malade
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ne doit être remis que par degrés à son régime ordinaire.
Entérite djsentéricjue. Dans cette maladie les déjections sont accompagnées de mucosités sanguinolentes 5 l’animal éprouve du ténesme et des douleurs abdominales. Le traitement est à peu près le meme que celui de la diarrhée; mais il faut être encore plus rigoureux dans la prescription de la diète. Si on permet a l’animal de manger , on ne lui donne que des alimens de facile digestion , et on revient à la diète, si le mieux ne se soutient pas. On conseille un nouveau moyen curatif au début de la maladie , c’est l’application de ventouses scarifiées à l’anus.
Entérite chronique,y\A^a\ renient nommée grasfondure. Dans cette affection les excrcmens sont enveloppés de matières glaireuses. On oppose à cette maladie les alimens doux, la diète blanche, les breuvages mucilagineux opiacés et les lavemens émolliens. Lorsqu’on a obtenu du mieux, mais alors seulement,
2 46 MATIÈRE
on peut administrer quelques breuvages’' amers.
Entorse ; tiraillement violent d’une articula tion , avec ou sans lacération des» ligamens ou parties molles arljacentes.
lintorsc de boulet, vulgairement pjjbrt de boulet, méuiarchurc. Si l’aUection estt légère et récente, bain local dans l’eaui froide , où l’on me tt ra même de la glace, . du .sel ou de l’extrait de Saturne; prolonger l’immersion pendant plusieurs»
heures, et renouveler l’eau à mesurer qu’elle .s’écbaufle ; ensuite , entourer l’articulation d’un bandage imbibé d’as-tringens, comjirimant également la par-lie, bandage dont on aura soin d’entre-tenir l’iinmidité; saigner au plat de lai cuisse ou aux ars antéricuis , suivant le’ cas.
S’il V a fluxion inflammatoire , saignée ■ générale et locale au moyeu de scarifications autour du boulet, secondées par des lotions chaudes; ensuite, onction de pojjulcurn, cataplasme émollient.
L’inflammation disparue, employ.er lesi résolutifs, et s’il survient une nouvelle’
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iriitalion , revenir aux cmolliens. Quand l’en*lorse devient chronique , recourir au feu.
Entorse fémoro - coxale , ordinairement appelée effort de hanche. Son traitement est le même que celui de l’écart, excepté que les saignées se font au plat de la cuisse. (Voir Ecart.)
Entorse lombaire , aussi nommée effort de reins: affection toujours grave, dont le traitement repose sur les principes précédens. On doit toujours avoir recours aux réfrigérans et aux astringens au début^ aux émolliens et aux émissions sanguines générales et locales, s’il y a inflammation; aux for li G ans et aux irrita ns, si l’entorse est ancienne, et enOn aux vésicatoires et à la cautérisation, si elle est chronique. Dans l’entorse lombaire , on doit empêcher l’animal de se coucher, de peur rju’en se relevant il n’aggrave son mal ; et dans toutes les espèces d’entorse , malgré les idées reçues , on ne doit jamais faire promener les chevaux que la guérison ne soit complèle.
Éparvib osseux. {Yoir Exostose.)
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Esquinancie. (Voir Ân^ine.)
Exostose : expression générique par; laquelle on désigne une luineur dure,, développée à la surface d’un os. S’il y a» irrilalion etgonflement des parties mol-les environnantes, on doit recourir auxi émolliens et à un régime peu substantiel. Si les douleurs sont vives, on fait dess ap[)lications calmantes et narcotiques-,, quand l’irritation a cessé, on emploie:
les résolutifs, l’emplâtre de Vigo avec: addition de mercure, les frictions spi-ritueuses ou mercurielles, l’onguent vé — sicatoire, et enfin le feu. Si tous ccss moyens ne suffisent pas, on tente l’ab-lation de l’exostose , si l’opération estl praticable.
Farcin : maladie du système lymphatique, caractérisée par des espèces^ de boutons situés le long du trajet des^ veines. Avant d’attaquer les productions* tumorales , il faut préparer le cheval part un régime bien raisonné : on le soumettra* à un travail modéré, ou aspergera leSî
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iimens d’eau salée, on administrera juelques amers, faibles d’abord, puis uccessivement plus forts. Les forces du ystème sanguin s’améliorant, on era- )loîra les boissons stimulantes, qui sont urtout intliquées si le sujet est disposé i l’inGllration.
Au début de.s tuméfactions farcineuies , on fait des applications émollientes. Lorsque l’inflammation est calmée , il convient d’abandonner quelque temps les boutons aux efforts de la nature, en, continuant les soins hygiéniques déjà recommandes. Pour obtenir ensuite la résolution des boulons, on met en usage les saignées locales, les antiphlogistiques à l’intérieur, et les émolliens à 1 extérieur. La résolution n ayant pas lieu , on cautérise. A charjue pansement on nettoie les plaies avec un liquide actif. Si les chairs sont fongueuses, on y applique les caustiques, ou on les enlève avec l’instrument tranchant; on onclionne les bords des ulcérations avec des pommades fondantes. Loisqu au icn de venir à suppuration, les boulons s i
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durent, on les atlaque avec les prépa-ralions incrciirielles. {,)uand ces moyenj ne sullisenl pas , on les extirpe et octi ravive les plaies par une légère cauté-nsation. On panse avec des étoupes compées menu.
Il faut proscrire l’ancienne inélliodeo des raies de cautérisation cernant les> parties farcineuses ; elles ne font quee compliquer le mal.
Feu : c’est le plus puissant des toniques, l’excitant par excellence, le seuil agent qu’on puisse opposer à une multi-tude de lésions contre lesquelles les autres ressources de l’art viennent échouer. Les fers dont on se sert pour mettre lec feu, varient de formes et de noms; ils> sont connus sous la dénomination gé — nériqiie de cauU^res. 11 y a différentes'» espèces de cautérisations. Nous nousbornerons à dire un mot de Vinunédiaie' et delà médiate. La première, le plusgénéralement employée, consiste dans»
1 application directe du cautère sur les» tissus. Ce moj'en a l’inconvénient de laisser des traces , mais il est très--
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aS i
lergique, et le praticien peut calcu ■r avec justesse la dose de calorique u’il introduit. Dans la cautérisation •édiaie , on place entre le cautère et la eau une couenne de lard coupee un eu grasse ; par ce moyen on évite les races, 'mais on n’est jamais aussi cerjin de la quantité de caloriijue coramuif|uéc. Ce dernier mode de cautérisaon est surtout employé contre les caelets, molettes etvessigonds des jeunes hevaux.
Fie. (Voir Crapaud.)
Fièvre ; mouvement désordonné du ang; il s’annonce par des pulsations oi tes et précipitées. La lièvre est moins me mal-idie proprement dite que le ymptôme de la lésion d’un organe. On raite la fièvre par les moyens généraux >ropres h calmer l’efFervescence du sang, rels sont la diète, les lavemens, la sai- ’née , l’eau blanche.
F..CXION pÉRioDiQUE.^trnflaV/nc.Cclte naladie se manife.ste par accès noins éloignés, ollre tous les symptômes le l’ophthalmic, avec trouble de 1 bu-
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meiir aqueuse , et finit par causer ce'cilé, en produisant l’opacité du cri lallin , laltéralion de la cornée luciiK et de la rétine.
Au commencement de l’attaque to doit mettre 1 animal k la diète, ne paj le faire travailler, recourir à l’eau blait che, placer le malade dans une écun close et obscure, saigner k la jugulaii et k la temuorale, appliquer des sanj.
sues aux tempes, bassiner avec des lfl( lions émollientes lièdes, et entretenir 11 venire libre. Si les douleurs sont vives: on jilace sur 1 organe de légers catai plasmes de farine de lin, sur lesquel on verse un peu de laudanum; dés quu 1 inflammation jiaraît céder, purgationn vésicatoire au front ou à la nuque : op commence en meme temps k combina les lotions astringentes avec les émoll liens , ensuite on emploie les astringeni Seuls, puis les collyres, que l’on rent. graduellemen t toniques et excita ns. Tou. ces soins sont trop souvent infructueut’ pouD prévenir la cataracte ; toujour.' est-il que, pour retarder les attaques;
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faut tenir le cheval k un régime doux, n’exiger de lui qu’un travail modéré.
/ uir Cataracte. )
Forme : tumeur osseuse, située k la ïrlie inférieure de la couronne : elle it ordinairement boiter. (Voir Exosse. )
Fortraitdre. (Voir Courbature.) Fourrure; inflammation du tissu ré- Rulaire du pied, caractérisée par une arche et un appui particuliers. Le der- :er degré de la fourbure s’annonce par séparation de la sole et de la paroi ; paration qui constitue la fourituLièrc.
faut, au début de la maladie, dimiuer le nombre des clous qui fixent le r; placer l’animal sur une bonne lière ; le mettre k l’eau blanche nitrée L k un régime sévère ; k ces jiremiers lOyens on ajoute la saignee aux jugulires et aux veines latérales qui rament sur la couronne et le paturon. Si ri est k proximité d’un étang contenant es sangsues , il faut y conduire le heval. Quand tous ces moyens sont isulbsans , on doit scariûcr les cou-
254 matiIre
ronnes el faciliter la sortie du sang pai un ])édiluve tiède ou un cataplasm” dont on entretient la chaleur et l’hu:: mi dite.
On a encore recours aux bains froidii Jusqu’aux genoux, aux douches d’eai glacée sur la partie inférieure des memn bres, aux frictions dérivatives d’huili volatile de trrébenllune ou de teinturr de can iharidcs, faites aux genoux ou au Jarrets, et aux cataplasmes astringeus.
S'i les chevaux sont méchans , on leui met les pieds dans un trou rempli dl terre glaise délayée avec du \ inaigre oi de l’eau chargée de vitriol vert.
Si la fourbure est ancienne, on la com.. iat par des cataplasmes de farine de linla rainure et l’amincissement de la paroi ; on perfore aussi quelques couron nés de trépan à la partie antérieure di sabot, et on laisse saigner abondamment' on évite de diminuer l’épaisseur de l.-l sole, précaution qui prévien t l’apparition de la fourmilière.
Fourchette échauffée: genre d’alteration qui consiste dans lesuinlenien
medicale.
i’une humeur puriforme. Quand la niaadie a l’ail peu de propres, le traitement ;onsisle à parer le pied , à meltre à dé- ;ouverl les petites cavités d’où sort la nalière ; ensuite on fomente avecde l’eau ‘ortement vinaigrée ou chargée de sousicétate de plomb ; puis on introduit des loudres dessiccatives, que l’on recouvre l’étoupes sèches: on renouvelle ce panlementune ou deux fois par jour, jusqu’à [uérison.
Lorsque la maladie a fait des ravages, jn ditla fourchette pourrie : il faut alors înlever tous les lambeaux de corne lésorganisée et faire une plaie simple, qu’on laisse suppurer quelques jours, après quoi on la panse avec l’onguent âgyiitiac. Si on n’obtient yias d’amendenent, on doit craindre la dégénérescence lu mal en crapaud. (Voir ce mot.)
Frayement aux ars : excoriation à laquelle sont exposés les jeunes chevaux Gns et gras : cette légère afieclion se dissipe promptement sous l’empire du repos et de fomentations émollientes au début : on achève ensuite le traitement
RI A T I È n E
avec des lolions de vin cliaud miellé puis avec du vin dans lequel on a fait: bouillir de la poudre de tan.
Fureur utérine, nymphomanie : àésxti impérieux du coït chez les jumens. III faut séparer la malade des animaux deo son csjièce , la soumettre à une diètee rafraîcliissanle et à un travail soutenu., administrer des opiats d’assa- fœtida.t miellés, des infusions de nénuphar, dee pavot, de laitue, de pourpier, mêlées^ aux boissons ou données en breuvacess.
Faire de petites saignées aux environs?
de la vulve.
Si l’irritation est très-vive, laisser trois? ou quatre heures par jour la nymphomane plongée dans l’eau froide jusque par-de sus la croupe, faire des saignéess générales, donner des lavrmens émoiliens et recourir aux applications réfri-gérante.?. sur la croupe et la vulve.
FuROKi tE (Woiv Jauart.)
Fus:::: : exostose oblongue, située snrr le canon. (Voir Exostose.)
médicale.
Gale : affection cutanée et conta- [ieuse, qui paraît produite par la préence d’un insecte du genre des acares.
Dans le traitement on doit d’abord faire :esser l’irritation de la peau par des apilicalions aqueuses tièdes^ on a recours msuite à l’eau de savon, à laquelle doit iuccéder la décoction de tabac faite dans me lessive alcaline j on frotte plusieurs Fois par jour avec ce liquide toutes les parties galeuses : en 6n , on a recours aune préparation qui se compose de six parties de mercure cru , six parties de soufre sublimé, une partie et demie de cantharides en poudre et trente parties de graisse de porc. On fait avec ce mélangé des frictions et des onctions sur les surfaces malades, et suivant le cas on affaiblit l’onguen t en augmentant la quantité de graisse, ou on le rend plus actif en y ajoutant de l’huile volatile de térébenthine. On neriéglige pasle traitement interne, qui consiste dans les puigalifs, le régime tonique favorisant la iianspi-
matière
ration ; on peut même employer le-, exutoires : dans tous les cas il faut sgarder de Inop hâter la guérison.
On appelle roux vieux, la gale qui i.
son siégé dans les plis de la partie su-r ])erieure rie l’encolure : son trailemeiiD est le meme que le précédent; il faut ajouter la précaution de pincer cliaquo pli de rimplautation de la crinière ee serrer assez pour faire sortir la inatièr< , purulente. On doit aussi ouvrir les cla-ipiers, s’il y en a, laver, brosser e'' netloyerà fond plusieurs fois [lar jour et appliquer l’onguent antipsorique doni il e.st question ci-dessus.
Ganglion ; tumeur d’abord sensiblù et douloureuse , puis indolente, qui sk forme le long du tendon près du bouletl et peut faire boiter l’animal. Au débu il faut faire des applications émollien les puis tenter la résolution au moyen d’ur : iiniment savonneux camphré. Si le malil est invétéré, on a recours à l’application rai.sonnée du feu.
GargrÈn E : diminution progressive dee Tactiou organique dans une partie, ce
qui mène à la mort yiartielle et à la putréfaction du tissu affecté. Lors de l’invasion de la gangrène, la peau devient livide , noircit, se couvre quelquefois de pustules rempliesde sérosité roussâtre^ les chairs deviennent baveuses; il s’y montre des taches noires, qui se réunissent en s’élargissant. Lorsqu’il y a lieu de craindre la gangrène ,on essaie de diminuer les phénomènes inflammatoires par la diète , la saignée, l’air frais sans être froid , les boissons délayantes nilrées, les lavemens, les applications locales émollientes et les caïmans narcotiques. Si malgré cela la gangrène se déclare, on emploie la poudre anticarcinomateuse , le cataplasme antiseptique cru, le quinquina en poudre , les lotions camphrées avec quinquina , le styrax, liquide et le vinaigre camphré. Quand la sensibilité est tout-à-fait éteinte, on emporte avec l’instrument toutes les chairs gâtées, et on emploie le feu pour déterminer une inflammation de bonne nature. L’escarre formée, panser avec l’onguent égyptiac jusqu’k ce qu’elle soit
MATIÈRE
dc'tacliee et que les chairs soient belles;, puis, enfin, traiter comme plaie simplci jusqu’à gut-'rison.
Gastrite : inUamraation de l’estomac;; elle s’annonce par l’inappétence , le nial-aise , l’anxiété, quelqiielois un mouve-menl fébrile, la chaleur de la peau, la' sécheresse de la langue, la perturba-tion fin cours des urines et des excré— mens. On doit combattre l’afléction pair une diète rigoureuse : on ne donne au; malade que de l’eau tiède, miellée,, nitrée et blanchie avec de la farine de.' froment. Si cette boisson irrite encore' l’estomac, on administre des breuvages> adoucissans et mneilagineux , tels que'.' décoction deguimauve, d’eau de lin, etc. ,, avec l’attention de ne donner les liquidesï qu’en petite quantité. On emploie aussii les émolliens en lavemens et en fomen-lations sur l’épigastre. Si riiiHammationi. ne cède pas, on fait de,s saignées générales et locales; ces dernières sont surtout eflicaces et se pra tiquent de chaque côté à la veine sous-cutanée ihoraciriue et le plus près possible du diaphragme :
MEDICALE
lés vapeurs aqueuses dirigées sur cette partie, ou l’application d’une ventouse jur chaque ouverture, produisent une émission abondante de sang. On doit toujours persévérer dans le régime diététique et dans l’emploi des autres moyens antiphlogistiques.
Les purgatifs, les breuvages au vin et à l’eau-de-vie, les stomachiques, la thériaque, les aromatiques, les amers, sont contre-indiqués dans la gastrite; ils pourraient tuer l'animal.
Glandé (cheval). Voir Angine, Coryza, Gourme, Morue.
Glossantii RAX. : charbon à la langue.
On combat cette maladie contagieuse en scarifiant les pustules et les parties tuméfiées qui apparaissent sur la langue , en enlevant les parties gangrenées et en cautérisant le fond des plaies avec des substances escarrotiques. On lave l’organe malade plusieurs fois par jour avec l’acide sulfurique étendu d’eau, et en cas pressant, avec une solution de sel dans du vinaigre. On ne néglige pas non plus l’emploi des masticatoires com-
matière
posés de camphre, de quinquina et d<e miel. Quant au traitement intérieur, il.l consiste en décoctions mucilagineusess acidulées et nitrées; et à la fin de la.t maladie, lorsque les chevaux sontdébi-lilés , on administre quelques amers.;.
(Voir Charbon.)
Gourme , maladie catarrhale avecc toux , écoulement d’humeur par le nez ett engorgement des glandes de la ganache;.
Les jeunes chevaux sont presque touss sujets à cette affection, dont le traite-ment est le meme que celui du catarrhet nasal. (Voir Catarrhe.)
Grappe. {Y o\t rÀrrétc.)
Grasfondure. (Voir Entérite chronique.)
Hémoptysie : évacuation nasale dee sang venant du poumon. L’hémoptysiee est toujours le symptôme ou d’une lé-sion mécanique de l’organe, ou de l’irritation delà muqueuse bronchique. Ou:
oppose à la maladie les saignées à lai jugulaire, la diète, les boissons muci—
MEDICALE
agioeuses très-froides et meme glacées , rlanchies avec la farine de froment. On fait quelques applications de neige et î’eau à la glace, et tant que l’hémoptj sie lure, on ne donne qu’un peu de paille iu cheval. Après guérison on le laisse quinze ou yingt jours sans travailler.
Hémorrhagie. On appelleainsi toute efiusion de sang un peu considérable, soit qu’elle ait pour cause la rupture de quelques vaisseaux ou l’e.xhalation.
Les hémorrhagies par exhalation se combattent par la diète, le repos, les émissions sanguines , toutefois si l'animal n’est pas trop affaibli; s’il y a possibilité, on met en con! act avec la partie qui fournit le sang , des corps froids , des acides un peu conceni rés et des substances acerbes. On cherche aussi à déplacer l’irritation, cause première de la maladie, en plaçant des vésicatoires comme dérivatifs.
On oppose aux hémorrhagies par division de tissu, les réfrigérans, l’amadou , l’agaric de chêne , la poudre de vesse-deloup et toutes les substances stiptiques;