M A T I ERE
mais il pour que ces moyens soienlî
e/ticaces, que les vaisseaux coupés soienti d’un petit calibre. S’il en est autrement , , on doit opérer la ligature, la compres-sion , ou la cautérisation : ce derniei: procédé est le plus mauvais , on n’y'l recourt que quand les deux autres sont' impraticables.
Hydrophobie : horreur de l’eau, symptôme de la rage. (Voir Rage.)
HrDnoPisiE:épanchementséreuxdans‘ le tissu cellulaire ou dans une des grandes^ cavités splanchniques. On doit, danscelte maladie, cherchera donner issuet au liquide soit par les sueurs, les urinesou les selles, et à rendre aux tissus le ton qu’ils ont perdu. Dans ces intentions on met le cheval à l’eau blanche nitrée, aux sudoriûques ; on administre; matin et soir une demi - once de thé-riaque ou un quart de litre de vin , dans lequel on fait infuser de la gentiane; on purge avec l’aloès, et on fait des. frictions spiritueuses. Quand la maladie a fait de grands progrès, il est rare qu’on en obtienne la guérison.
MÉDICALE
ImappÉtence : défaut d’appétit, qui caractérise la plupart des maladies. Pour remédier à cette alïection , il ne faut pas abuser des toniques, des stimulans et des amers ; mais on doit rechercher et ccKnbattre la maladie dont rinappetence n’est qu’un symptôme.
I îf D iGESTi ON . (Voir Coliijue d indigestion. )
JxRnZfjardon : exostose située à la partie inférieure latérale externe du jarret, sur la tête du péroné; elle finit par envahir la face postérieure de l’articulation d’un péroné à l’autre. Pour^ le traitement, voir Exostose.
Javaiit: tumeur phleffrnonense du bas des extrémités; on en distingue de plusieurs sortes :
I Le jaoart simple. Il ressemble au clou ou furoncle de l’homme, et se manifeste vers le paturon. Lorsque 1 inflammation est peu considérable, il ne faut qu’entretenir la propreté et accé-
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lérer la suppuration par l’applicationt de cataplasmes émolliens ou maluratifs.
Quand le bourbillon est formé, on peutt y appliquer une pointe de feu , poiirr produ ire une escarre. La chute de cetteî dernière est suivie d’une prompte guérison.
2.° Le jauart tendineux a quelques analogie avec le panaris de l’homme il se forme près des gaines tendineuses,, et e.st plus grave que le précédent. Ce; javart détermine souvent une inflam-mation aiguë et une forte claudication.
Les émissions sanguines, locales ou générales, les débilitans , les fumigations,, les bains de pied, les cataplasmes émoi-liens , les applications stupéûautes oui *narcotiques , les maturatifs , sont lest moyens auxquels on doit recourir pour calmer la douleur et l’inflammation. Lorsque le javart tendineux est bieni établi, ou l’ouvre sans attendre la période de maturité, dans l’intention de:
débrider et d’éviter la compression.
Après avoir opéré, on déterge avec l’eau 1 tiède, on panse avec un digestif adou-
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cissanl ou animé , suivant 1 état des parties, et on ne lève le premier appareil qu’après deux jours, a moins qu il n’y ait quelques motifs de le faire plus tôt. On fait ensuite un pansement quotidien , jusqu’à ce que le lond de la plaie soit au niveau de la peau. Alors on ne fait plus usage que d’eloup'es sèches jusqu’à parfaite cicatrice.
3 /> Le jauart encorné : il se montre au biseau de la couronne. Si le mal est peu étendu et peu profond, on agira comme dans le cas de javart simple j mais si la matière purulente fuse à l’intérieur, il faut promptement faire 1 opération dite du jai>art encorné : elle consiste à enlever la portion de corne détachée par le pus, et à panser ensuite comme on le fait pour toute plaie de sabot.
4.° Lejaoart cartilagineux est caractérisé par la carie du cartilage place à la face latérale supérieure esterne de l’os du pied. C’est le plus grave de tous les javarts, le plus long et le plus difficile à guérir; il réclame l’extraction du
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cartilage; opération grave, qui ne peutl être confiée qu’à une main habile.
Lamtas , /eVe : gonflement du palaiss près des incisives supérieures. Cette légère affection disparaît sous l’influencer de la saignée et d’un régime rafraî-chissant.
Langue coupée. Le chcA^al peut se; blesser à la langue en lirant au renardi ou par toute autre cause. Lorsque lat lésion est peu grave, il suffit de faire* de fréquentes lotions de Adn miellé; maiss si la plaie est trop considérable pourr qu’on puisse espérer de la réunir, il faut! pratiquer l’amputation.
Lü.miîago : affection rhumatismale de la région lombaire , qui gène et quelque- ■ fois empêche la locomotion. La durée* de la maladie est variable , comme celle de tous les autres rhumatismes. On lai combat par des émissions sanguines, pra-tiquées le plus près possible des tissus ; affectés, soit en ouvrant les veines de* in queue, soit en appliquant des von-
medicai-e.
;ouses scarifiées sur les lombes 5 rao3'eiis ju’on doit seconder par des fomen ladons et linimens émolliens et caïmans.
5i le lumbago est>à l’état chronitjuc, il Faut recourir aux sudorifiques, aux véjicatoires , scarifications et frictions irritantes, et aux vapeurs résineuses ou aromatiques. On soumet l’animal une heure chaque fois à l’action de ces vapeurs, et on en fait une espèce de bain d’étuve, en mettant le malade sous des couvertures de laine descendant jusqu’à terre; la tète et l’encolure seules restent libres.
Lunatique. (Voir Fluxion périodique.)
Luxation '• dérangement des surfaces articulaires. Il y en a une grande variété, vu l’espèce d’articulation où elles arrivent, l’étendue du déplacement, 1 ancienneté et la complication de la lésion.
Le traitement général consiste à verplacer les os dans leur situation naturelle par des mo\’Cus qui varient en r,aison de la partie 'luxée ; à les fixer ainsi réduits avec des bandages appropriés à chaque articulation, et à combattre les
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accidens inflaniraatoires avec les antiphlogistiques. Quand l’irritation a cédé,, on a recours aux fomentations toniquess.
Mal de cerf. (Voir Tétanos.)
Mal UE garrot : meurtrissure ou blessure avec solution de continuité cachéet ou apparente. Lorsqu’il n’j a que simple; contusion, on a recours aux réfrigérans,. tels que la glace pilée, la neige, l’eauu glacée, l’eau très-salée ou contenant dee l’extrait de Saturne. On exerce ensuite; une compression légère et continuellee sur la partie malade. Si , malgré cess moyens, l’inflammation se manifeste, on la combat par des saignées localesfaites à l’aide de ventouses scarifiées, par les émolliens, les boissons blancheset la diète. Une fois l’inflammation calmée, on emploie les spiritueux, les acides et les asiringens.
Si la tumeur devient stationnaire ett conserve peu de chaleur et de sensibilité, on 1 attaque par des frictions rc-solulives et fortifiantes j quand elle de-
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vient fluctuante , on tente d’obtenir la résorption du pus par des cataplasmes d’ail, d’oignon cuit sous la cendre, de pulpe d’oseille, de graine de moutarde.
On applique aussi un vésicatoire, et quelquefois, avant d’y recourir, on fait une cautérisation peu profonde , afin d’exalter l’action vitale.
La résorption n’ayant pas lieu, on fait une ou deux longues incisions de chaque côté de la tumeur, à la partie la ]>ius déclive; on déterge avec de l’eau contenant un peu d’eau-de-vic ; on s’assure qu’il n’existe point de foyer purulent; on applique sur la peau quelques pointes de feu; on met les .surfaces en contact au moyen d’une légère compression , et la réunion peut s’oj>rrer. Le premier appareil ne se lève qu’au bout de sept ou huit jours, à moins qu il n’y ait obligation de le faire plus tôt. Alor.s, si rien n’indique la réunion des tissus, on nettoie tous les jours avec de l’eau tiède et du savon noir; on injecte de la teinture d’aloès mêlée avec de l’eau de Rabel , et l’on fait tous les deux ou trois
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jours, sur la surface cautérisée, des frictions avec le liniment ammoniacal. Ce- Iraitemenl est le meilleur pour obtenir la cicatrisation.
S’il se forme un cor sur le garrot, oui y remédie par les moyens indiqués ài l’article Cor. Quand le foyer a trop de? profondeur , et que le ligament cervicall est intéressé, on pratique des contre-ouvcrtures, on extrait les tissus morti — fiés, on fait dans la plaie des injectionss d’eau tiède , puis on passe une mcche.
d’étoupes, afin d’empécJier la réunion de la peau avant la guérison des partiessousjacen les. Si la carie se manifestée aux apophyses épineuses, on l’attaquee avec le feu ou rinslrument tranchant; on panse avec des émolliens, en se gardant d’employer trop tôt les excitans, qui pourraient exalter l’inflammation, conséquence naturelle de l’opération.
Quand il existe des portions squirrheuses , on les enlève.
Pendant le traitement, le malade nesera pas promené, la locomotion nuisant! à la cicàtrisalioa. Ün empêchera aussi
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e cheval île se coucher et d’opérer -de ,rop grands mouvemens de flexion et l’élévation de la tête. Dans celte intenioD , on l’attachera court au râtelier.
HIal de rogkon : il affecte la région ombaire et est du même genre que le nal de garrot, aussi lui oppose-t-on un railemcnt analogue.
]\Ial de taupe ; tumeur qui se déveoppe sur la nuque à la suite de conu.'-ions.
Quand la tumeur est récente, on ;herche à en obtenir la résolution par es réfiigérans. S’il y a inflammation, )n a recours à la diète, aux craolliens, I la saignée locale et générale. L’inflaïunation dissipée , on met en usage les résolutifs, tels qu’onguent vésicatoire, inimeut ammoniacal. Si ces moy eus sont nfructueux, il faut, aussitôt qu’il y a iolleclioD de pus, ouvrir le foyer. Lorsqu’il y a plusieurs clapiers et que les ravages sont étendus, on pratique des contre - ouvertures , dans lesquelles ou introduit des mèches d’étoupcs, pour far cililer la sortie du pus, et s’opposer en
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même temps à une trop prompte cîca-trisation.
Les plaies se montrent-elles blafardess et calleuses, on les anime avec une eann stvptiqne. Enfin, s’il y a carie et qu’onii ne paisse en arrêter les progrès, il n’y;, a plus de guérison à espérer.
Le mal de taupe invétéré est toujoursi une affection grave.
1\Iai.an D RES , solandres : crevasses ul-céreuses, qui surviennent au pli du ge-nou et du jarret. Le traitement cousisle’ d’abord dans de grands soins de pro-prêté, dans des lotions émollientes e l’application de cataplasmes de mêmee nature. Si le mal est récent, il peut cé--. der à cette simple médication ; mais sl’affection est invétérée, il faut d’aborc la combattre parles émolliens, ensuitii' par les astringens, auxquels succéderon des applications d’alun en poudre, se condées par des sétons et des boisson diurétiques. Enfin, si les bords des ull cères sont calleux, on cautérisera légè rement.
Molette ; tumeur synoviale, qui s?;
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nanifèsle près du boulet. (Voir Vessi- \on.)
IVIonFowDüRE : expression impropre, )ar laquelle on désigne le coryza. (Voir Catarrhe nasal.)
HIoavE : phlegmasie spéciale de la nembrane pituitaire , susceptible de réagir sympathiquement sur d’autres organes. Celte maladie , considérée comme ’.anjours très - con tagieuse par les uns, comme presque toujours par les autres, et comme ne l’étant ju/MiZiS par d’autres encore 5 celle maladie, dis-je, est l’écueil contre lequel toutes les ressources de l’art ontéchoué jusqu’à ce jour. Avant cjue l’affection soit mieux connue, il est de la prudence de la considérer comme contagieuse.
Quant au traitement , il est encore fort incertain , les auteurs ayant adopté des moyens curatifs analogues à l’idée qu’ils avaient de l’aflection. Il paraît malheureusement trop vrai que la morve caractérisée est incurable. Les bornes de cet article ne permettent pas de mentionner toutes les diverses métho-