‹ Cours d'hippiatriqueChapitre 98 sur 105 · VÉTÉRINAIRE · texte numérisé non relu

VÉTÉRINAIRE

grave d’une simple indisposition qui eût cédé à quelques soins bien entendus. Aussi , sans émettre l’ojiinion absurde qu’un cavalier doit avoir les connaissances d’un vétérinaire , on peut dire qu’il serait à souhaiter, dans l’intérêt de la prospérité de la cavalerie, que les officiers eussent des notions suffisantes pour faire d’abord les prescriptions nécessaires au début d’une maladie, jusqu’au moment où ils seraient à même d’appeler un homme de l’art.

C’est d’après cette idée que cette quatrième partie a été conçue 5 elle est le véritable complément des trois autres, et justifie le titre de Cours d’hyppiatrique donné à ce traité.

Posons comme premier principe , qu’il ne faut jamais médicamenter un cheval qu’on ne connaisse bien son mal. Il vaut mieux laisser agir la nature que de s’exposer à la contrarier.

S’aperçoit - on qu'un cheval est atteint d’une maladie interne, il faut le mettre à la diète et à l’eau blanche.

On ne saurait trop insister sur l’utilité

qi6 TlIv’n.VPEUTiqüE

de la diète : ce moyen de guérison est si puissant, rpi’il suffit quelrpicfois pour guérir des maladies assez graves, et que: souvent des alTec lions légères devicnnen ti dangereuses uniquement parce qu’on n’y a pas eu recours. L’animal lui- meme:

nous fournit celte indication , et le refus> de l’avoine est le premier indice de seS' souffrances. La diète modifie le mou — vement nutritif dans tous les organes, ralentit la circulation , diminue l’excitabilité , facilite l’action pulmonaire, et laisse les organes digestifs dans un état de repos qui favorise la répartition la plus égale de l’action vitale : elle tarit meme les sécrétions, diminue la masse, des fluides , et surtout celle du sang qu’elle rend moins stimulant.

N ous adopterons dans cette quatrième partie l’ordre alphabétique, comme de-:

vaut mieux remplir notre objet.

Abcès. On donne ce nom a une col4' îection de pus formée dans les partiecharnues. L’abcès est ai^u ou chronique

VETERINAI RE.

Dans l’abcès aigu ou chaud, l’iuflammaLion a parcouru rapidement ses périodes ; il y a gonflement, chaleur et douleai' pulsalive ; opposer un traitement antiphlogistique général , cataplasmes , lotions, topiques émolliens ; lorsque la llucliiation du pus est manifeste, ouvrir avec le bistouri, panser avec basilicum ou simples étoupes, sans remplir toute la cavité. Dans l’abcès chronique ou froid , il y a peu de douleur et de chaleur : appliquer emphâtres fondans, puis les maturatifs^ enfin, traverser la tumeur de haut en bas avec l’aiguille à séton , garnie d’une mèche qu’on laisse dans la plaie, ou bien percer inférieurement avec un fer chaud.

Albügo : tache blanche qui vient quelquefois sur la cornée transparente, à la suite d’une ophtbalmie violente. Il est toujours à craindre qu’elle n’envahisse k la longue toute la vitre de l’œil. Cette affection, diflicile k guérir, doit être combattue par les émolliens , les bains de tète dans des vapeurs aqueuses, et la saignée générale. Lorsque l’clat

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inflammatoire a disparu , il faut user de collyres avec précaution; l’eau salée' convient d’abord, ensuite la poudre de’ sucre candi, à laquelle on ajoute uni peu de nitrate de potasse; si l’inflam-mation de la conjonctive se renouvelle, revenir aux émolliens. L’albugo ancien ne laisse presque rien à espérer.

Amaurose ou goutte sereine : cecitct produite par la paralysie du nerf op-tique : à moins qu’elle ne soit due à unci cause accidentelle , prompte et mani-feste, l’amaurose est incurable. Lessétons <à l’encolure ou aux côtés de la face , les vésicatoires énergiques au front, les purgations, les collyres excitans, des frictions de baume de Fioravcnti faites autour des yeux, sont les: moyens curatifs auxquels on a recours' Angine ou esquinancie : inflammation plus ou moins intense de la membrant muqueuse de l’arrière-bouche. Y-i'angim laryngée peut causer la suffocation. Or lui oppose la diète, les boissons tièdesi adoucissantes, légèrement miellées et nitrécs; on tient les animaux chaude-

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