C. Trèfle
EipN^ Le trèfle est plus répandu dans le Nord que dans le Midi, culUT m' parce qu'il demande un climat brumeux, un sol humide, et supporte très-bien le froid. Cette légumineuse renferme beaucoup d'espèces, qui donnent de bons pâturages. Celle que l'on cultive comme prairie artificielle est le trèfle rouge [trifolium rubrwri).
Rendement. Le trèfle est d'un bon rendement : il fournit généralement deux coupes dans le Midi comme dans le Nord ; mais les coupes sont plus fortes sous le climat septentrional, caracteie. Le foin de trèfle est de couleur brune et d'une saveur sucrée; les tiges en sont dures, assez grosses et garnies de feuilles. Son pouvoir nutritif est à peu près égal à celui de la luzerne : 85 kilogr. équivalent à 100 de foin ordinaire *. composition. Les foins des prairies artificielles ont une composition plus uniforme et moins complexe que ceux des prairies naturelles ; ils contiennent plus de principes azotés, moins de matières grasses et de phosphore, et leur pouvoir nutritif éprouve moins l'influence du climat, de la composition géologique et de l'exposition du sol.
utilité des On a cru pendant longtemps que les foins des prairies deji^rajrie» artificielles étaient nuisibles aux chevaux, et, pour ce rao- ,c e*' tif, ils n'étaient pas donnés à ceux de l'armée. Des expériences nombreuses, faites à différentes époques dans les corps de troupes à cheval et dans les établissements militaires, ont prouvé que non-seulement cette opinion était fausse, mais encore que les chevaux, dans la nourriture
1 Composition : matières azotées, 1,32; — matières non azotées, <7,20; — matières minérales, 1,84; — eau 76,6i (Way).
1 Composition : eau, 20,00; — amidon, sucre, 3,00; — albumine, caséine, 22,00 ; — matières grasses, 3,20; — ligneux et cellulose, 39,20; — sels, 10,60 (Boussingault).