‹ Cours d'hippologie à l'usage de MM. les officiers de l'arméeChapitre 19 sur 139 · NI DES SUBSTITUTIONS · texte numérisé non relu

NI DES SUBSTITUTIONS

Indépendamment des fourrages dont nous venons de parler, il en est d'autres qui servent journellement à la nourriture du cheval, et dont on peut, au besoin, faire usage pour nourrir le cheval de troupe, ce sont : le blé, le seigle, le mil, le maïs y les féverolles, la graine de lin, les carottes , les betteraves, le panais, Yajonc épineux, les pailles d'orge, de seigle et d'avoine, le dys, Y alfa, le chiah et le chiendent.

1o Du Blé.

variété. Le blé est le grain du froment, genre de plantes de la famille des graminées, qui produit un grand nombre de variétés dont les unes se trouvent dans les prairies, les pâturages, etc., et ne donnent qu'un fourrage de médiocre qualité ; les autres sont cultivées pour leurs grains, leurs pailles et quelquefois pour leurs tiges vertes.

Effet». Le blé renferme plus de principes nutritifs que l'avoine et l'orge 1 ; il y aurait donc avantage à le donner aux chevaux,

1 Composition du blé dur d'Afrique: — matières axotées, 19,50; — amidon, 65,07; — ligneux, 3,00; — matières grasses, 2,12; — sels, 2,71 ; — dextrine, 7,60 (Payea).

si son prix, trop élevé, ne s'opposait à ce qu'il devienne d'un usage journalier pour la nourriture du cheval.

Distribué à petites doses et mélangé à l'avoine, le blé relève les forces, répare les pertes, remet les chevaux des grandes fatigues, et les prédispose à l'engraissement. Aussi le fait-on entrer, quelquefois, dans la ration des chevaux de course épuisés par l'entraînement, des étalons fatigués par le coït, et des juments poulinières.

Donné à haute dose et d'une manière continue, le blé pro- inoon?éduit la pléthore, souvent suivie de congestions intestinales, d'échauboulures, de fourbure, etc. Lors des guerres d'Italie, sous la République, quand on en fit usage, à défaut d'avoine, pour les chevaux de l'artillerie, il occasionna les accidents précités.

Le blé ne produit pas d'accidents, quand on a soin d'en pouvoir régler la ration d'après son équivalent nutritif, qui est à ce- notr,uf' lui de l'avoine : : 45 : 60, et de l'associer à des aliments fibreux, surtout à de la paille.

2o Du Seigle.

Le seigle est un genre de plantes de la famille des graminées, qui fournit à la nourriture du cheval ses tiges vertes, sa paille et son grain.

Le grain du seigle sert plus souvent à la nourriture du cheval que le blé, dont il a les inconvénients sans être aussi nutritif. Dans plusieurs contrées du nord de l'Europe on le donne mélangé à l'avoine ; dans d'autres, en Danemark, en Prusse , en Allemagne , par exemple , on le hache avec de la paille, et on le fait manger aux chevaux.

Le seigle est riche en principes alibiles et renferme beaucoup de mucilage On attribue à ce dernier principe la

1 Composition : — matières axolées, 12,50; — amidon, 67,65; — corps gras, 2,25; — ligneux, 3,01; - tela, 2,60; — dextrine, 11,90 (Payeo).

Variété».

L'Mget.

Pouvoir nutritif.

propriété de pousser beaucoup à la graisse. Substitué à l'avoine, te seigle ne doit pas être donné poids pour poids, mais :: 48 : 60, et associé à de la paille de froment.

S0 Du Maïs.

i«ag«. Le maïs est une plante de la famille des graminées, dont le grain forme une bonne nourriture pour le cheval, mais est plus apte à l'engraisser qu'à lui donner de l'énergie et de la vigueur. Au rapport de Humboldt, 14,000 mulets, employés dans les mines de Guanaxuato (Mexique), sont nourris exclusivement avec cette céréale. D'après Âl. Boussingault, les chevaux qui font, dans les mines du Mexique, quatre heures de travail au grand trot, reçoivent : quand ils travaillent, 14 litres 7 décilitres de maïs et 5' kilog. 750 gr. de paille, et, quand ils ne travaillent pas, 1 1 litres 25 centilitres de maïs et de la paille à discrétion. En Espagne, le maïs sert aussi à la nourriture du cheval. En Italie, en 1799, il remplaça l'avoine, sans inconvénients, pour la nourriture des chevaux de l'artillerie, et, en 1859, on en fît usage sans dangers. Dans les plaines du Rhin, le maïs en grains, haché et mêlé à des balles d epeautre ou à de la paille hachée, sert à la nourriture des chevaux

Propriété» Le maïs* forme une bonne nourriture pour le cheval, sur-

nntritiTM. r '

tout si l'on a soin de le concasser ou de le faire macérer dans l'eau. Sans cette précaution, il est d'une mastication trèsdifficile, ébranle les dents des chevaux, et une partie traverse le tube digestif sans avoir été attaquée par les sucs intestinaux. La ration de maïs doit être plus forte que celle d'avoine.

4o Mil

UMge». Le mil sert à la nourriture du cheval dans plusieurs con-

1 Composition: — matière» azotées, «2,50; — amidon, 67.55; — corps gras, 8,80; — dextrine 4; — cellulose, 5,90; — sel, 1,25 (Payen).

trées de l'Afrique et de l'Asie. Au Sénégal, il remplace l'orge et l'avoine, et est donné comme aliment de distribution aux chevaux des Spahis. Le rail est moins nutritif, d'une digestion moins facile et s'altère plus vite que l'orge. Il est souvent attaqué par des insectes qui lui enlèvent une grande partie de ses principes alimentaires.

5° Des Féverolles.

La féverolle est la graine d'une plante de la famille des u.age«. légumineuses, appelée fève de cheval (faba equina), que l'on cultive pour la nourriture des animaux domestiques, et qui est un bon aliment pour le cheval. Les Anglais donnent des féverolles aux étalons, aux chevaux de course et à ceux qui font un service très-pénible. Dans nos départements du Nord et de l'Ouest, mêlées aux vesces, aux gesses, aux lentilles, elles font partie de la nourriture du cheval qu'on prépare pour la vente.

Les féverolles sont très-riches en principes azotés *, et, propretés par cela môme, conviennent pour relever les forces épui- nn " vc' sées par le coït, les fatigues, la misère; mais elles sont d'une mastication très-difficile, et, si la ration en est trop forte, elles occasionnent des congestions de la peau, de la muqueuse intestinale, la fourbure. 40 kilog. de féverolles peuvent remplacer 60 kil. d'avoine.

6° De la graine de lin.

Le lin (linum usitatissimum), plante de la famille des li- UtagM nacées, fournit ses graines à la nourriture du cheval. Les semences de lin , associées à d'autres aliments, conviennent pour refaire les chevaux épuisés par les fatigues et les privations, pour nourrir les jeunes poulains auxquels on ne peut donner assez de lait; mais elles ont l'inconvénient de pousser

1 Composition : — substances azotées, 30,80; — matières grasses, 1 ,9 ; — amidon, dextrine, sucre, 48,3 j — cellulose, 3 ; — sels, 3,5 ; eau, 12,5 (Payen).

à la graisse. Une petite quantité de graines de lin dans une mach contribue à donner beaucoup de lait à la poulinière qui la prend.

7o De la Carotte.

Ds««e«. La carotte (daucus carotta), plante de la famille des ombellifères, fournit sa racine à la nourriture du cheval. On en distingue plusieurs variétés : les plus cultivées sont la carotte longue de Flandre, la carotte à collet vert, la carotte des Vosges, etc.

Propriétés Quoique peu nutritive, la carotte est un aliment sain et ° " du goût du cheval. L'eau de végétation, les principes nutritifs 1 et l'huile volatile qu'elle renferme, la rendent tout à la fois tonique et rafraîchissante. C'est à l'huile volatile qu'est due l'odeur suave qu'elle répand, les propriétés excitantes dont elle jouit, et le bon effet qu'elle produit sur le cheval.

indication». La carotte convient surtout aux chevaux qui reçoivent une ration d'avoine très abondante, à ceux atteints de maladies chroniques des organes digestifs, aux jeunes chevaux non acclimatés, aux juments nourrices. Son pouvoir nutritif est à celui du foin :: 250 : 100.

Ce serait une bonne amélioration à introduire dans l'hygiène du cheval de guerre, que de donner un repas de carottes par jour, en été, aux jeunes chevaux nouvellement arrivés aux corps, à ceux dont l'acclimatement est long et pénible. Cette substitution, réclamée depuis longtemps par les vétérinaires attachés aux dépôts de remonte, rendrait moins dangereux le passage de la nourriture que les jeunes chevaux reçoivent chez les éleveurs, à celui qu'ils ont dans les corps.

80 De la Betterave.

v.riéuv La betterave est une plante de la lamille des chénopodées,

1 Composition : — eau, 86,0 ; — amidon et sucre, \ 0,9 ; — ligneux, 0,8 ; — albumine, 1,5; — matières grasses, 0,2;— sels, 0,6 (Bousaingault).

qui renferme un grand nombre de variétés, fournissant leur racine à la nourriture du cheval. Les espèces les plus cultivées sont : la betterave rouge et la betterave blanche à collet vert et la globe jaune. Toutes renferment d'abondantes quantités de sucre, quelques principes azotés, des sels et beaucoup d'eau.

La racine de betterave est journellement donnée au che- uwge». val dans plusieurs contrées de la France, surtout en Bretagne et en Picardie. Elle pousse au gros, mais rend les animaux mous.

On a conseillé de substituer la betterave à la carotte pour aider l'acclimatement des jeunes chevaux dans les corps. Cette substitution n'est pas avantageuse et ne devrait avoir lieu qu'en l'absence de la carotte, car les chevaux ne mangent la betterave qu'avec peine, et elle est plus rafraîchissante. Donnée aux jeunes chevaux, abondamment nourris en avoine, la betterave tempère l'action excitante de cette dernière, et produit de bons effets.

9o Du Panais.

Le panais est une plante de la famille des crucifères qui v^** fournit ses racines à la nourriture du cheval ; on le cultive, surtout en Bretagne, pour cet usage. Donné cru ou cuit, à hautes doses, le panais pousse à la graisse et rend les chevaux mous. 11 ne remplace pas avantageusement la carotte.

10° De l'Ajonc épineux.

Dans quelques contrées de la Bretagne, on cultive l'ajonc uMgei épineux pour la nourriture du cheval, et on le donne coupé menu et écrasé. Ce fourrage donne, dit-on, de la force et de la vigueur aux chevaux. Il ne peut être que d'une faible ressource pour les chevaux de l'armée.

ti 11

11* DespailUs.

Les pailles dont on peut faire usage pour la nourriture du cheval, sont celles d'orge, de seigle et d'avoine. Caractère». P aille o'orge. — La paille d'orge est d'une couleur jaune foncé, savoureuse, d'une odeur agréable, et conserve facilement ses feuilles. Cette variété sert peu à l'alimentation du cheval en Europe, tandis qu'en Afrique eten Asie, elle remplace la paille de froment. Les Arabes la préfèrent à cette dernière, et notre cavalerie algérienne la donne aux chevaux toutes les fois qu'elle peut s'en procurer. La paille arabe, préparée par le dépiquage, n'a que quelques centimètres de longueur, et renferme une grande quantité de terre et les barbes des épis, ce qui lui enlève une partie de ses qualités et donne lieu à des accidents, propriété. La paille d'orge contient de l'albumine, de la gomme, du nutnt»TM. mucjiagej un principe amer, de la cire, de la résine et des

sels qui la rendent nourrissante. Quand elle est dégagée des corps étrangers qui la souillent, cette paille est un bon aliment pour le cheval, quoique les principes qu'elle renferme soient d'une extraction difficile. Les Arabes la considèrent comme plus nourrissante que celle de froment, et, en cela ils sont d'accord avec l'analyse chimique qui démontre qu'elle est plus riche en principes alibiles. Comparée au foin, son pouvoir nutritif est : : 250 : 100. caractère» Paillb de seigle. — La paille de seigle est plus luisante, plus longue, plus flexible, plus tenace, à feuilles plus étroites que celle de froment avec laquelle il importe de ne pas la confondre, eu égard à leur différence de propriétés nutritives. Elle renferme peu de principes alibiles et contient, au contraire, beaucoup de sels, surtout de la silice qui la rend difficilement putrescible. Elle est rarement employée en France, comme aliment ; en Allemagne, au contraire, elle est préférée à toute autre, sans doute parce qu'elle contient moins de silice dans ce pays.

Paille d'avoine. — La paille d'avoine est d'un jaune plus cartct*™. foncé et plus cassante que celle de froment ; elle renferme presque autant de principes nutritifs que cette dernière ; mais elle contient une matière araère qui communique au lait sa saveur désagréable. Cette paille convient peu comme aliment, et moins encore comme litière. Sa friabilité ne permet pas de s'en servir plus de deux jours pour cet usage.

Les pailles d'orge, d'avoine, de seigle sont sujettes aux mômes altérations que celle de froment.

12° Du dys.

La plante que les Arabes appellent dys et qui est connue caractère», de tout le monde, en Algérie, sous le même nom, appartient à la famille des graminées. Le dys croit en abondance sur tout le sol algérien ; on le trouve dans les lieux incultes depuis les bords de la Méditerranée jusqu'à la lisière du Sahara. Il existe quelquefois isolément, mais le plus souvent il forme des pâturages de plusieurs lieues de superficie. Qu'il soit isolé ou non, le dys est en toufTes de 0"30 à G"40 de haut, sur 0-25 à (P30 de diamètre.

Pendant toute la mauvaise saison, le dys forme la base de cage., la nourriture des chevaux des Arabes pauvres. Dans les expéditions, il remplace très-souvent le foin et la paille pour les chevaux des spahis et des chasseurs. Au plus fort des hostilités, il a même été substitué au foin, dans certaines garnisons qui en manquaient.

Les feuilles et les tiges nouvelles du dys sont nutritives, pouvoir d'une saveur douce et agréable qui plaît aux chevaux. Lorsqu'elles sont vieilles, elles deviennent dures et ligneuses, se couvrent de poils rudes et blessent la bouche.

Le dys est un aliment de médiocre qualité, incapable de remplacer avantageusement le foin, d'une digestion difficile,

1 Le dys est Varundo festtuotdes (Desfontaioea).

qui occasionne souvent la stomatite. Les chevaux nourris exclusivement avec cette plante maigrissent promptement et tombent bientôt dans le marasme. Néanmoins, en Algérie, où les moyens de ravitaillement sont difficiles, souvent même impossibles, il doit être considéré comme un fourrage d'autant plus précieux qu'on le trouve partout et qu'il ne coûte rien.

13o De l'alfa.

LieuI L'alfa 1 est une autre plante algérienne appartenant à la où ii «ou. famine des graminées , commune dans tout le Nord de

l'Afrique, surtout dans les mauvais terrains. Ponvoir Les feuilles de l'alfa sont les seules parties que l'on donne ouirinr. aux cnevaux< Eues sont longues, ligneuses, ne renferment

qu'une petite quantité de principes nutritifs, et contiennent une substance amère qui les rend d'un goût peu agréable. Quand elles sont vieilles, les chevaux ne les mangent pas, à moins qu'ils ne soient pressés par la faim ; ils se contentent de les mâcher pour en exprimer les sucs nutritifs, qu'ils avalent, et rejettent les parties ligneuses. L'alfa sert à nourrir les chevaux en l'absence du dys, mais ne le remplace pas avantageusement. Les régiments de spahis et de chasseurs l'emploient souvent comme litière, et il convient parfaitement pour cet usage.

14o Du chiah.

Lîeai Le chiah ou le chieh * est une plante algérien n de la faou h croit. m.jje ^es composé^ qUi croît en abondance su les hauts

plateaux et dans le Sahara algérien.

Le chiah renferme une huile essentielle très-abondante et répand une odeur forte qui lui donne des propriétés excitantes très-prononcées. Les Arabes qui voyagent dans Je

1 L'alfa est le slipa Unacittima (Desfontaines). * Le cbiah est Vartemisi* judaïca (Desfontaines).

Sud donnent cette plante aux chevaux, et notre cavalerie algérienne suit leur exemple, dans les mêmes circonstances. Les chevaux le mangent avec plaisir; mais, si son usage est continué pendant plusieurs jours, il irrite la bouche, produit la constipation, des affections intestinales ou des organes génito-urinaires, des rétentions d'urine et des coliques. La fumée du chiah donne lieu à des maladies d'yeux graves.

15° Du chiendent.

Le chiendent est une plante de la famille des graminées, très-répandue partout, surtout dans les sables du Sahara. Notre cavalerie algérienne, voyageant dans ces contrées, lorsque toute végétation a disparu sous l'influence des rayons ardents du soleil, a nourri, quelquefois, ses chevaux avec du chiendent.

Avant d'être donné aux chevaux, le chiendent exige quelques précautions.

Après avoir été retiré du sable, il doit être débarrassé, par le lavage, des matières terreuses qu'il contient, puis séché au soleil. Si cette opération est impossible, il faut le battre et le secouer souvent, sinon le sable qu'il contient use les dents, irrite l'estomac et l'intestin, et occasionne des maladies de la membrane muqueuse qui les tapisse.

Le chiendent est un aliment plus nutritif qu'on ne le PouToir pense généralement, mais il doit être donné à discrétion et associé à l'orge. Cette nourriture conserve les chevaux en bon état de santé, de vigueur et d'énergie. Lechiendent nourrit mieux que !e chiah, et n'en a pas les inconvénients.

administratif» ««traita dm Si officiel, faemeatrc 18&S.

Livraisons des denrées. — Le» denrées sont livrées invariablement au quintal métrique, au poids net et déduction faite de toute tare.

Cas de difficultés à la réception. — Si le comptable réceptionnaire juge que les livraisons ne remplissent pas toutes le/ conditions exigées, et si

nutritif.

le livrancier refuse de les remplacer, les denrées sont soumises à l'examen de la commission de vérification :

1° Le sous-intendant militaire chargé du service des subsistances, ou son suppléant légal, président ;

2° Le capitaine instructeur du corps de cavalerie en garnison dans la place, ou l'officier le suppléant ;

3° L'officier de gendarmerie en résidence ; à défaut d'officier présent, le sous-officier ou le brigadier commandant la brigade ;

4° Le vétérinaire en premier ou celui qui le remplace.

A défaut du capitaine instructeur ou de l'officier qui lui est adjoint, le chef de corps ou de détachement désigne un officier pour le suppléer.

D'un autre côté, si plusieurs corps n i fractions de corps stationnent dans la place, la désignation d'un capitaine instructeur ou d'un officier suppléant, et celle d'un vétérinaire sont faites par l'autorité militaire.

La commission se complète par l'adjonction d'une personne choisie par le fournisseur sur une liste d'habitants notables et idoines désignés par l'autorité municipale.

La commission procède, sous la direction du sous-intendant militaire, dans la forme prescrite par les articles 385 et 386 du règlement sur les subsistances. Par application des dispositions de l'article 386, le sousintendant militaire n'est pas astreint à suivre l'avis de la commission de vérification lorsque sa propre conviction s'y oppose ; la décision qu'il croit devoir prendre est sans appel, et doit être exécutée immédiatement.

Avoine. — L'avoine doit être de bonne qualité relativement aux produits obtenus dans l'année sur l'ensemble du territoire, lors même que la récolte locale est d'une qualité inférieure. Elle doit être exempte de graines étrangères à sa production (circulaire ministérielle du 27 mai 1835, insérée au Journal militaire officiel), ainsi que d'avaries et d'altération quelconques ; en un mot, propre de tous points è faire un excellent service. Elle est livrée dans son état naturel, mais sous la condition de ne pas donner un déchet supérieur à celui qui est fixé par l'intendant divisionnaire l'épuration étant effectuée avec les appareils existant dans les magasins militaires

Mesurée i la trémie conique *, l'avoine, avant criblage opéré, ainsi

1 Ce déchet ne doit pas dépasser deux pour cent, à moins d'une infériorité bien constatée dans les produits de la récolte, ou d'exigences particulières aux procédés -de 1» ciltore locale.

1 Si le fournisseur a traité sur échantillon, la denrée sera parfaitement conforme à cet échantillon.

* Les résultats donnés par cet appareil sont à peu près ceux du raesurage au coulant du sac fait consciencieusemenl.

qu'il est dit ci-dessus, doit peser au moins, par hectolitre (poids naturel), le nombre de kilogrammes qui est déterminé par l'intendant divisionnaire.

L'avoine devant être livrée au poids naturel, il s'ensuit que l'entrepreneur ne peut suppléer A ce poids par un poids réglé c'est-à-dire en allouant, pour chaque hectolitre, une bonification égale à la différence entre le poids réel et lo poids exigé *.

Orge. — L'orge doit être de bonne qualité, bien sèche, coulante à la main, d'une belle couleur, exempte de mauvaise odeur, d'avarie et d'altération quelconques, et aussi de mélange d'autres céréales ou de graines étrangères à sa production ; en un mot, être propre de tous points à faire un excellent service.

L'orge est livrée dans son état naturel, mais sous la condition de ne pas donner un déchet de criblage supérieur à celui qui est fixé par l'intendant divisionnaire *, l'épuration étant faite avec les appareils existant dans les magasins militaires ».

Mesurée à la trémie conique \ l'orge doit, avant nettoyage opéré, ainsi qu'il est dit ci-dessus, peser au moins par hectolitre (poids naturel), le nombre de kilogrammes déterminé par l'intendant divisionnaire.

L'orge devant être livrée au poids naturel, il s'ensuit que l'entrepreneur ne peut suppléer à ce poids par un poids réglé, c'est-à-dire en al- . louant une bonification égale à la différence entre le poids réel et le poids exigé 5. „

Foins et fourrages artificiels. — Le foin doit toujours être de la bonne qualité de la contrée, suffisamment ressué, en parfait état de conservation, exempt d'humidité et d'altération quelconque^ susceptible de donner aux chevaux une nourriture saine et substantielle, et propre à faire un v. service de tout point satisfaisant. Cependant, si des accidents atmosphériques ont altéré plus ou moins les produits de la récolte locale, il ne peut être exigé rien de plus que la meilleure qualité des denrées obtenues , dans un rayon de 50 kilomètres de la place de livraison.

Paille. — La paille doit être de froment, garnie de ses épja, en parlait

1 Le fonctionnaire de l'intendance précise ici le poids naturel qui est exigé, et ajoute telles autres clauses et conditions qui so.nt utiles, L'annte > de la récolte, etc., celles Aussi que rendent nécessaires les circonstances particulières à la localité. Pour que ces stipulations soie ni; obligatoires de la part du fournisseur, le fonctionnaire de L'intendance a soin de signer celte partie manuscrite de l'annexe du cahier des charges.

* Voir la note 1 de la page précédente.

» Voir la note 2 de la page précédente.

' Voir la nota 3 de la page précédente.

s Voir ci-deasus, note 1.

état de conservation, exempte d'humidité et d'altération quelconque, susceptible de donner aux chevaux une bonne nourriture, et propre à faire, soit comme alimentation, soit comme litière, un service de tout point satisfaisant.

Cependant, si des accidents atmosphériques ont altéré plut ou moins ^ les produits de la récolte locale, il ne peut être exigé rien de plus que la meilleure qualité obtenue dans un rayon de 50 kilomètres de la place de livraison.

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