C. Fourchette
La fourchette est située entre les arcs-boutants, les barres situation, et les branches de la sole, où elle remplit le rôle d'une clef de voûte.
On lui reconnaît deux faces, deux bords, une base et une pointe.
La face supérieure ou interne (fig. 243e) w adhère fortement au coussinet plantaire sur Fourcbelle. ™
i .. . , » supérieurement
lequel elle se moule, et dont elle répète en et période, creux et en saillie les reliefs et les dépres- b, p sions. Cette face laisse apercevoir : deux cavités longitudinales , au milieu desquelles s'élève une éminence pyramidale , appelée arête- fourchette 0.
La face externe ou inférieure de la fourchette (fig. 240') présente une disposition inverse, de telle sorte que les cavités sont reproduites en saillie, et vice versâ. On voit : au centre de cette face, une cavité, nommée lacune médiane ou vide de la fourchette L; sur les côtés, une partie renflée, appelée branches de la fourchette V, et en dehors de celles-ci, les lacunes latérales de la fourchette.
Les côtés ou les bords de la fourchette sont unis aux barres Bor<u. ou à la sole de la manière la plus solide.
La base ou partie postérieure de la fourchette présente Ba»e. deux éminences, une de chaque côté, appelées ylômes, d'où part le périople (G fig. 240e et B fig. 243').
La pointe P de la fourchette se termine à peu près vers le Pointe, milieu de la sole (fig. 243e).
La corne de la fourchette a moins d'épaisseur que celle propriétés, des autres parties de l'ongle ; elle est plus dense, plus molle
■ B, glôme de la fourchette; 0, arête- fourchette ; 0, race externe du périople; S, périople; E, éminence latérale.
et plus facile à couper. Sa couleur est celle du sabot, mais toujours plus foncée. Sa texture est fibreuse et tellement serrée, qu'il est difficile de la distinguer à l'œil nu. Foaetioni. La fourchette, de même que le coussinet plantaire, sert de coussin d'amortissement. Elle fait l'office d'un coin qui contribue à l'écartement des talons, à leur élargissement, à leur dilatation.
D. Périople.
Définition. Le périople S (fig. 243e) est une bande cornée, très-mince, qui entoure la partie supérieure du sabot, d'un des giôraes de la fourchette à l'autre. Extérieurement, il présente une série de cercles transversaux, tandis que sa face interne est modelée et très-intimement unie aux parties auxquelles il est superposé.
Fonction». Dans les pieds vierges de ferrure, le périople revêt presque entièrement la paroi, les talons, les branches de la fourchette, et forme une couche d'autant plus mince qu'elle s'éloigne davantage de son origine. Dans les pieds ferrés, le périople est détruit, en grande partie, par la râpe du maréchal, et n'existe, d'une manière constante, que sur une largeur de 0m,0i à 0",05, au pourtour du biseau et des glômes. iwige*. Le périople donne à la paroi l'aspect luisant que l'on recherche avec raison, parce qu'il indique toujours un bon état du pied. Lorsque, par suite d'une maladie ou de toute autre cause, la sécrétion du périople change, le sabot devient terne, écailleux et plus facilement accessible à l'action des causes qui peuvent en produire l'altération ; de là des seimes et autres maladies du pied.
Union des parties quj composent le sabot entre elles et aux
parties sous-jacentes.
union ^es tro*s grandes divisions dont le sabot se compose : Jciraé2!r P*1,0*» s°le et fourchette, sont unies entre elles d'une ma-
nière si intime, qu'on n'a pas d'exemple de leur séparation à la suite d'un violent effort. Après la mort, pour l'obtenir, on est obligé de les faire macérer pendant six mois au moins dans l'eau.
Entre la boîte cornée et les parties sous-jacentes, il existe imon aussi une union des plus intimes, due à l'engrènement des JïrSfioi" villosités de la sole, de la fourchette et du bourrelet dans jaccn,Mles tubes cornés, et à celui des lames podophylleuses et kéraphylleuses qui se correspondent. «Et telle est la solidité de l'union qui résulte de cette réciprocité de réception, que, si énergique que soit l'action musculaire du cheval, si puissants les efforts à l'aide desquels il se cramponne au sol pour déplacer les masses pesantes qu'il doit vaincre, jamais la résistance des attaches du sabot n'est surmontée dans ces circonstances. » (Bouley.)
L'arrachement du sabot est un accident rare; on ne l'observe que dans les cas où le pied, fortement engagé entre deux obstacles, qui le compriment, est le siège d'une douleur excessive; le cheval alors, pour se soustraire à cette douleur, se livre à un effort extrême, qui amène la séparation des parties contenues de celles qui les contiennent. Et encore, dans ce cas, si on examine attentivement les parties séparées, on voit presque toujours que la désunion s'est faite par la déchirure du tissu qui couvre l'os du pied, plutôt que par un véritable désengrènement des feuillets podophylleux et kéraphylleux.