‹ Cours d'hippologie à l'usage de MM. les officiers de l'arméeChapitre 55 sur 139 · FERRURE · texte numérisé non relu

FERRURE

La ferrure est l'art de confectionner des fers et de les Définition, fixer méthodiquement, avec des clous, sous les pieds des chevaux.

Cet art ne remonte pas à une époque bien reculée, et tout origine, porte à croire qu'il était inconnu des Grecs et des Romains, qui , pour protéger les sabots de leurs chevaux , se servaient de chaussures en sparterie ou en cuir, auxquelles ils fixaient quelquefois des semelles de métal. Il date du Bas-Empire, et très-probablement, ce furent les peuples du Nord qui l'importèrent, vers l'an 450 de notre ère, en Italie, et de là dans les Gaules. Le plus ancien fer que l'on connaisse est celui que l'on trouva, en 1716, à Tournai, dans le tombeau de Childéric, roi des Francs, mort en 481 . Quant à la première indication précise que l'on ait du fer à clous, elle remonte à Léon VI, empereur de Constantinople , qui vivait dans le ix" siècle (Brary-Clark) .

L'art de ferrer est aujourd'hui un des plus utiles, des plus répandus, et malgré les accidents auxquels la ferrure donne lieu, surtout lorsqu'elle est pratiquée par n 23

des hommes inhabiles, elle doit être considérée comme indispensable. On s'en sert pour préserver le sabot d'une usure trop rapide et trop considérable, pour obvier à la mauvaise nature et -aux défectuosités des sabots, pour corriger les défauts d'aplombs et de proportions, pour arriver directement ou indirectement à la guérison de certaines maladies du pied.

Avant de faire connaître les divers systèmes de ferrure actuellement en usage , nous consacrerons quelques détails à la description du fer, des clous et des instruments de ferrure.

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