‹ Cours d'hippologie à l'usage de MM. les officiers de l'arméeChapitre 56 sur 139 · LOPIN, ACTION DE FORGER, FER · texte numérisé non relu

LOPIN, ACTION DE FORGER, FER

1° Du Lopin.

Définition. Le lopin est un morceau de fer isolé ou plusieurs morceaux de ce métal réunis et destinés à confectionner un fer de cheval.

U y a quatre espèces de lopins : le lopin simple, le lopin bourru, le lopin à quartiers branlants, le lopin à coquille. Lopin simple. Le lopin simple consiste en un morceau de fer neuf de 0B 10 à 0m 13 de longueur sur 0m 04 de largeur, et 0" 02 d'épaisseur environ.

Lopin bonr™ Le lopin bourru se compose d'une déferre pliée en deux et contenant entre ses branches plusieurs morceaux de fer. Lopin Le lopin à quartiers branlants est formé de plusieurs quarbrM'ÏÏîT liers appliqués l'un sur l'autre, et réunis au moyen d'un fil de fer.

à c'ôqu He ^ ^°^n ^ C0(lm^e résulte de la réunion de plusieurs pe-

tits morceaux de fer placés entre les branches d'une large déferre, et recouverts par un quartier qui s'étend d'un bout à l'autre.

2o De l'Action de forger.

Pour être transformé en fer de cheval, le lopin doit passer par une série d'opérations qui ont reçu le nom de chaude, de dégorger, de bigorner, de monter à cheval, d'étamper, de contre-percer et de refouler les éponges.

Le mot chaude a deux acceptions : tantôt il indique le chaude, degré de température qu'on donne au lopin, pour le rendre plus ductile et plus malléable; tantôt il est employé pour désigner le nombre de fois qu'un lopin est mis au feu pour être transformé en fer de cheval.

Dans le premier sens, on distingue trois espèces de chaudes : 1° la chaude rouge cerise, dont la température n'est pas assez élevée pour forger le fer, mais suffit pour l'ajuster; 2° la chaude à blanc, dans laquelle la température, élevée jusqu'au rouge blanc, est suffisante pour forger le lopin simple ; 3° la chaude de fusion, où le lopin est amené jusqu'à la fusion; elle convient pour les lopins bourrus, à quartiers branlants et à coquille.

Le fer se fait généralement en deux chaudes, une pour chaque branche.

Pour forger la première branche, le lopin, chauffé à un Dégorge degré convenable, est apporté sur l'enclume et le forgeur le forger, frappe sur champ avec le ferretier en même temps qu'un aide (frappeur à devant) le frappe sur plat avec le marteau à panne, jusqu'à ce qu'il ait acquis la longueur voulue. Cela se nomme dégorger ou contre- forger.

Quand la première branche est assez longue, le maréchal Tournure, lui donne la tournure en la bigornant, c'est-à-dire qu'il lui fait décrire un arc de cercle, plus ou moins prononcé, en la

1 Le ferretier est un marteau de forme particulière dont les maréchaux se servent pour forger les fers.

EUmper. {p.g M4#>)

Forger U »econde branche.

Monter & cheval.

Contre-

Refooler le* épongea

plaçant de champ sur la bigorne de l'enclume et en la frappant sur son bord externe avec le ferretier.

Cette branche bigornée, le maréchal IVtampe, opération qui consiste à pratiquer à sa face supérieure, deux ouvertures, appelées étampures, pour un fer de devant et trois pour un fer de derrière (fîg. 254'); puis il la bigorne de nouveau pour faire disparaître les inégalités produites par les étampures sur son bord convexe. Cela fait, la première branche est forgée.

Le maréchal met ensuite au feu l'autre bout du lopin, pour donner la seconde chaude, confectionner la deuxième branche et terminer le fer.

Aussitôt que le lopin est chaud, l'ouvrier l'apporte sur l'enclume et en le frappant, ainsi que son aide, comme pour la première branche, il lui donne la longueur et la largeur convenables.

Puis, pour faire prendre au fer sa forme particulière, le maréchal monte à cheval en plaçant une des branches verticalement sur l'enclume et en frappant sur l'autre pour diminuer l'ouverture résultant de leur écartement (fig. 255°). Il bigorne ensuite, puis il étampe, enfin il bigorne de nouveau tant pour effacer les inégalités produites par l'étampe que pour donner la tournure.

Le fer est ensuite contre-percé, c'est-à-dire qu'on pratique avec un poinçon, dans le fond de l'étampure, une ouverture destinée à donner passage à la lame des clous.

Enfin le maréchal termine le fer en refoulant les éponges, opération qui consiste à façonner le bout des branches de manière à les rendre carrées l.

(Fig. 255«).

1 En passant par cette série d'opérations, le fer éprouve un déchet

3" Dit Fer.

{Fig. 256««.) Fer de devant théorique.

Le fer de cheval est une bande de métal, plus large qu'épaisse, courbée de champ, et disposée de manière à se mouler sur la circonférence de la face inférieure du pied, qu'elle doit protéger.

Le fer se divise en cinq régions :

la pince, les mamelles, les quartiers, les talons et les éponges. On y reconnaît, en outre, deux branches, deux faces, deux bords, deux extrémités , les étampures, les contreperçures, la garniture, Vajusture, les appendices (fig. 256e).

1° La pince P est la partie médiane et antérieure du fer; elle correspond à la région du sabot de môme nom.

2° Les mamelles M sont situées de chaque coté de la pince.

3° Les quartiers Q font suite aux mamelles.

4° Les talons T sont placées après les quartiers et se terminent par les éponges E.

5° Les branches s'étendent des mamelles inclusivement aux éponges; elles sont distinguées en externe B' et en interne B. La première correspond au côté externe du pied, la seconde au côté interne.

6P Les faces sont au nombre de deux : une supérieure, l'autre inférieure. Celle-ci repose sur le sol et porte les

Définition.

DmMon.

Région».

Brandie*.

considérable : le lopin simple, du poids de 600 grammes, se réduit à oJO grammes; le lopin bourru, du même poids, a 490 grammes, et le lopin à quartiers branlants à 450 grammes. — La quantité moyenne de charbon nécessaire pour confectionner un fer peut être évaluée à 700 grammes pour un lopin simple, et à 875 grammes, pour les autres.

1 P, pince; M, mamelle; Q, quartier; T, talon; E, éponge; B', branche externe; B, branche interne; H, rive externe; R', me interne; V, voûte.

Rite».

Voûte.

Coanerlure.

Kitréroitéa.

Etarupurc.

Cootre-perçure.

Garnttnre.

Ajiintare.

étampures ; celle-là est en rapport avec la face plantaire du sabot.

7° On entend par épaisseur du fer, la distance qui sépare les deux faces.

8° Les bords ou rives sont au nombre de deux : l'externe R circonscrit le fer en dehors; l'interne R' le circonscrit en dedans.

9° On appelle voûte du fer V la partie de la rive interne qui correspond à la pince.

10° La couverture du fer est la distance d'un bord à l'autre.

11° Les extrémités du fer E, au nombre de deux, correspondent aux éponges.

12° On appelle étampures 0, les cavités pratiquées à la face inférieure du fer, et destinées à recevoir la tôte des clous. On dit qu'un fer est élampé à gras, quand il existe une grande distance entre la rive externe et l'étampure; qu'il est étampé à maigre, quand, au contraire, cette distance est petite.

43° On entend par contre-perçure, l'ouverture située au fond de l'étampure, et par laquelle passe la lame du clou.

44° On appelle garniture, la partie du fer qui dépasse la circonférence de la paroi. Elle ne se donne généralement qu'à la branche externe. La garniture augmente les points de contact du fer sur le sol, corrige les défauts d'aplombs, facilite l'implantation des clous et prévient le resserrement des talons.

45° L'ajusture consiste dans une concavité que l'on donne à la face supérieure du fer dans le but de l'empêcher de porter sur la sole. L'ajusture n'est pas la même aux fers de devant qu'à ceux de derrière. Pour qu'elle soit bonne aux fers de devant, il faut que, depuis la rive interne de la pince jusqu'à l'extrémité des éponges, la face inférieure du fer soit plane; que la pince, depuis cette même rive interne, soit relevée d'une épaisseur de fer ; que la face supérieure du fer soit légèrement concave et ne porte

pas sur la sole. La distance qui doit exister entre la sole et le fer ne doit pas dépasser l'épaisseur d'une lame de couteau ordinaire. Les fers de derrière ne sont pas relevés en pince, et portent sur le sol par toute leur étendue. Cette différence est la conséquence forcée de la diversité des fonctions des membres antérieurs et postérieurs, et de la manière dont les pieds appuient sur le sol.

16° La tournure est la forme donnée au fer pour corres- Tournure, pondre au pied et en décrire exactement les contours. A part quelques rares exceptions , dépendant de certains défauts d'aplombs ou de certaines conformations du pied, le fer doit toujours être fait pour le pied et non le pied pour le fer.

(7° Les fers sont quelquefois munis d'ap- iFt9- w M Appendice, pendices appelés pinçons, crampons, mouches (fîg. 257e).

Les crampons C sont des replis du fer à angle droit et de dessus en dessous, pratiqués sur différentes parties de sa face inférieure, le plus souvent en talons. On lève des crampons plus fréquemment aux fers de der- c &H rière qu'à ceux de devant. Les crampons empêchent les glissades, servent à relever les régions du pied auxquelles ils correspondent, mais ils ont l'inconvénient de les écraser.

19° La mouche M est un reploicment de l'éponge interne, Moocho qui se rapproche, par sa forme, de la tête d'un clou à ferrer. Elle a les mêmes inconvénients que le crampon.

Les pinçons sont des prolongements étirés aux dépens Pinçons, de la rive externe du fer, et dirigés du côté de sa face supérieure. On en lève à tous les fers, mais surtout à ceux de derrière ; ils donnent au fer plus de solidité et protègent la paroi.

Division des fers.

Il existe un grand nombre de fers ; nous les réunirons en deux groupes : le fer ordinaire et les fers exceptionnellement employés.

f° Fer ordinaire.

Définition. Le fer ordinaire est le plus usuellement employé et ne

sert qu'à protéger l'ongle d'une usure trop prononcée. Dimbo. Le fer ordinaire se distingue en fer de devant et en fer de derrièr e, suivant qu'il est destiné au bipède antérieur ou au bipède postérieur. L'un et l'autre ont des caractères propres commandés par la diversité de conformation des pieds et le rôle des membres dans la locomotion , et qui permettent de les distinguer facilement.

(Fig. 258«.) ke ^er de devant (fig. 258e) est de forme Fer de devant, arrondie ; les branches sont de largeur et d 'épaisseur égales 1 , mais l'interne est plus droite que l'externe; les étampures sont également espacées les unes des autres et placées loin des éponges : celles de la branche interne sont plus rapprochées de la rive externe que celles de la branche externe.

(Fig. î59v) Le fer de derrière (fig. 259') est ovalaire ; Fer de derrière, l'épaisseur et la couverture des branches diminuent de la pince aux éponges ; les étampures, distribuées également sur les deux branches, laissent, dans le milieu du fer, un espace qui permet d'y placer un pinçon ; les branches n'ont ni la même forme, ni la même largeur, ni la même épaisseur : l'interne est plus étroite et plus mince que l'externe. c«r«ctère» Pour être bien fait, le fer doit être confectionné suivant la bonïïr. conformation du pied, les aplombs du cheval et les services

1 Le fer de devant que l'on fabrique dans les bons ateliers de Paris a la branche externe un peu plus épaisse et un peu plus étroite que l'interne, et cette différence est rationnelle; car, d'une part, le cheval use plus en dehors qu'en dedans, et, d'autre part, le quartier interne, étant plus faible que l'autre, a besoin d'être protégé davantage, mai* par une lame de fer plus mince.

que rend celui-ci. Il doit être assez long pour protéger le bord inférieur de la paroi et dépasser légèrement les talons ; être assez couvert pour revêtir toute la circonférence de la sole , sur une étendue de deux centimètres 1 et sans être en contact avec elle ; les éponges doivent porter à plat sur les talons, et les étampures être distribuées régulièrement et éloignées des éponges2; la branche interne sera juste, tandis que l'externe aura un peu de garniture à partir des mamelles.

Le poids des fers doit toujours être proportionné à la taille i>oi<u. du cheval, à la grandeur des pieds, au genre de service. La décision ministérielle du 25 juin 1 842, l'a fixé ainsi qu'il suit: Cavalerie légère. . . . 350 à 400 grammes. Id. de ligne. . . 370 à 430 id. Id. de réserve. . 450 à 500 id.

Artillerie et train. . . 500 à 600 id. Si ces chiffres sont assez forts dans les circonstances ordinaires pour les chevaux de cavalerie légère, et surtout pour ceux de l'Algérie et du Midi, il n'en est pas de même pour les chevaux des autres armes , principalement quand ils sont en route ou marchent sur le pavé des grandes villes. Alors les fers ne durent pas plus de trois semaines, souvent moins, ce qui oblige à renouveler la ferrure trop souvent et a des conséquences fâcheuses.

2o Fers exceptionnellement employés.

Nous placerons dans ce groupe les fers dont on se sert, non seulement pour empêcher l'usure du pied, mais encore pour remédier à des défauts d'aplomb, et de propor-

1 Le» fers des chevaux du train et de l'artillerie de trait doivent être plus couverts que ceux de la cavalerie. Les fers des chevaux de la cavalerie légère doivent être plus dégagés que ceux de la cavalerie de ligne et surtout de la cavalerie de réserve.

* Les fers de l'artillerie et de la cavalerie de réserve doivent porter 8 étampures, ceux de la cavalerie de ligne 7 et ceux de la cavalerie légère 6 ou 7.

Caractères.

Division.

Usage*.

Caractères.

Usages.

Caractères.

Usage*.

(Fig. Î60».) Fer couvert.

tions, ou à des défectuosités du pied (fers orthopédiques), ou pour contribuer à la guérison des maladies du pied (fers thérapeutiques). Ces fers sont très-nombreux ; les plus usités sont : le fer couvert , le fer à la turque, le fer à planches, le fer à éponges tronquées, le fer à éponges épaisses, le fer pinçard, le fer à pince tronquée , le fer à mamelle tronquée, le fer à étampures irrégulières, le fer à pince prolongée, le fer à étampures unilatérales, le fer à dessolure , le fer à branche trafiquée, le fer à plaque, le fer à oignons, le fer à éclissest le fer désencastelcur , le ter à fourchette artificielle.

i° Fer couvert (fig. 260e). — Le fer couvert est celui dont les branches ont plus de largeur sur toute leur étendue que le fer ordinaire.

Il y a des fers couverts à différents degrés ; de là leur division en fers demi-couverts, couverts, très-couverts.

Les uns et les autres sont employés pour protéger la sole, dans les cas de pied plat, comble, atteint de bleiraes, d'oignons, etc.

2° Fer a la turque (fig. 261e). — Il a une de ses branches plus courte, plus épaisse, taillée en biseau, arrondie et percée de moins d'étampures que l'autre. D'ordinaire la branche externe porte six étampures et la mamelle interne deux.

On se sert de ce fer pour les chevaux panards ou qui se coupent en talons.

3a Fer a planche (fig. 262e). — Le fer à planche ou à éponges réunies a les branches recourbées en dedans et soudées de manière à former une traverse ou planche.

Il est souvent employé et très-utile pour soulager et relever les talons, protéger la fourchette, dans le resserrement des talons, l'encastelure.

[Fig. 161V) Fer à la Turque

(Fig. 26Î*.) Fer à planche.

L'sagea.

(Fig. *64t.)

Fer à épongea épaisses.

(Fig. «65».) Fer pinçard.

Caractère».

4° FEH A ÉPONGES TRONQUÉES (fig. 263e). *63' •> Caractère..

— C'est un fer de devant ordinaire auquel FcJ0àn^f * on a supprimé les éponges, et dont les extrémités des branches sont taillées en biseau de dessous en dessus.

On en fait usage, quand le cheval forge, dans le resserrement des talons.

5° Fer a éponges épaisses (fig. 264'). — Comme son nom l'indique, ce fer a les éponges plus épaisses que celles du fer ordinaire. Leur épaisseur doit être progressive et en rapport avec les résultats qu'on veut obtenir.

On l'emploie quand les talons sont bas.

6° Fer pinçard (fig. 265"). — Le fer pinçard est plus épais et plus couvert en pince que partout ailleurs ; ses étampures sont rapprochées des talons.

On a recours à ce fer pour les chevaux qui font leur appui principalement en pince et usent plus dans cette région qu'ailleurs.

7° Fer a pince prolongée (fig. 266e). — Comme son nom l'indique, ce fer a la pince plus longue que le précédent, et déborde beaucoup la pince du pied ; les éponges sont moins fortes que la pince ; les étampures sont placées en talons , et souvent il porte des crampons.

On ne l'emploie que pour les membres \ \ postérieurs, quand ils sont rampins.

8° Fer a pince tronquée (fig. 267e). — C'est un fer caractère», de derrière qui diffère du fer ordinaire par une largeur moins grande de la pince, qui est carrée et en biseau, de

[Fig. Î66«.)

Fer à pince prolongée.

( Fig. 267 •.)

Fer h pince tronquée.

{Fig. Î88«.)

Fer à mamelle tronquée.

Usages.

Caractères.

Usages.

Caractères.

Usages.

Caractères.

L sages.

dessous en dessus, de manière à en rendre le bord inférieur parfaitement arrondi.

On l'emploie quand les chevaux forgent.

9° Fer a mamelle tronquée (fig. 268e). —C'est un fer dont la mamelle interne est rétrécie plus ou moins, et ne porte pas d'étampure.

On s'en sert pour les chevaux cagneux et pour tous ceux qui se coupent avec la mamelle interne.

[Fig. 269e.) io° Fer a étampures irrégi lières (fig.

FTrrégSe8re* 269c)- ~ Dans cette variété, les étampures

ne sont pas disséminées comme dans le fer ordinaire, et leur dissémination n'a rien de fixe. Il porte souvent des pinçons dans les endroits où les étampures manquent.

Ce fer est employé pour les pieds dérobés, à faux quartiers, etc.

{ 1° Fer a étampures unilatérales. — Ce fer porte six étampures sur la branche externe, deux sur la branche interne.

Il a été conseillé pour prévenir et combattre le resserrement des talons et l'encastelure.

42° Fer a dessolure (fig.

{Fig. 270».) Fer à dessolure

{Fig. Vli*.)

Fer à branche tronquée.

Caractère*.

270e). — 11 est plus étroit, plus minci, a moins d'ajusture que le fer ordinaire et ne porte que quatre étampures.

Ce fer est généralement employé dans le cas de plaies de la sole , pour maintenir un pansement que son peu de couverture permet de renouveler en laissant la sole à découvert.

13° Fer a branche tronquée (f. 271e). — C'est un fer or-

(Fig. 27Î*.) (Fig. Î73«.)

Fer à plaque. Fer à oifïDODs.

Usage*.

Caractère».

Uaages.

dinaire dont on a supprimé une branche, en totalité ou en partie.

On s'en sert à la suite de l'opération du javart, et quand Uâagea le cheval se couche en vache.

14° Fer a plaque (fig. 212e). — Le fer à plaque est un fer caractère., ordinaire auquel on fixe une plaque de fer battu ou de tôle, sur la face supérieure , au moyen de clous rivés.

E sert à maintenir le pansement dans le cas de plaie de la face plantaire.

15° Fer a oignons (f. 273e).

— Cette variété a les branches plus couvertes dans leurs deux tiers postérieurs environ que partout ailleurs. Leur ajusture est très-prononcée dans les mêmes parties.

Le nom en indique les usages.

16° Fer a éclisses. — C'est un fer ordinaire auquel on caractère., adapte deux petites plaques de fer battu ou de tôle, placées l'une à côté de l'autre, et maintenues en place à l'aide d'une traverse de même nature.

Il remplace avantageusement le fer à plaque et sert dans les mêmes circonstances.

i 7° Fer désencasteleur (fig.

274e). — Le fer désencasteleur diffère du fer ordinaire par un petit pinçon (pinçon à oreilles de chat), sur la rive interne des éponges; par ses étampures , au nombre de six, et plus éloignées des éponges, et par ses branches dépourvues d'ajusture.

Il est employé contre le resserrement des talons et l'encastelure.

17° Fer a fourchette artificielle (fig. 275e). C'est le

(Fig. «74».) Fer

désencasteleur.

(Fig. 275-.)

Fer à fourchette artificielle.

Usages.

Caractère*.

Usages.

fer désencasteleur ou un fer à planche auquel on adapte un ressort en acier , ayant la forme de la fourchette et agissant en permanence sur les arcs-boutants, qu'il écarte sans cesse par une pression douce et constante.

Il est préférable au précédent.

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