CLOUS, INSTRUMENTS DE FERRURE
1 o Des Clous.
Les clous dont on se sert pour fixer le fer sous le pied, appelés clous à ferrer, clous de cheval, ont une forme particulière.
DimioD. 11 y en a de deux sortes : les clous ordinaires et les clous à glace,
(F,^J2J6' ) 1° Le clou ordinaire (fig. 276e) se compose de ordinaire, quatre parties : la tête, le collet, la lame et la t pointe.
'm La tète T a la forme de deux pyramides quadrangulaires, tronquées et adossées par leur base ; elle est reçue dans l'étampure ;
Le collet C est la partie intermédiaire entre la lame et la tète ;
La lame L, ou la tige, s'étend du collet à la pointe; elle a de 0mt0i à 0n,05 de longueur; on y reconnaît deux parties : le droit et Y inverse;
La pointe P ou l'extrémité inférieure de la tige. H y a plusieurs variétés de clous ordinaires. On en admet généralement trois, qu'on désigne sous les noms de petits^
moyens et grands, d'après leur poids. Les petits sont employés de préférence pour les chevaux de cavalerie légère. Les moyens pour la cavalerie de ligne et les autres armes.
2° Les clous à glace (fig. 277«) diffèrent des {Fig. tiv.) autres par la conformation de la partie supérieure à c^e de leur tête, aplatie d'un :6té à l'autre.
Pour être bons , les clous doivent être en fer doux et assez ductile pour se laisser ployer dans tous les sens, sans se casser ; être à lame unie et surtout dépourvue de paille, et avoir la tête de moyenne grosseur.
Avant d'être employé, le clou est l'objet d'une préparation, appelée affilure, consistant à raidir la lame et à donner à la pointe une direction inclinée sur une des faces. Lorsque le clou a été affilé, sa pointe a une forme telle que, du côté de l'inverse, sa face fait continuité à celle de sa tige , tandis que, du côté du droit, la pointe est disposée en talus.
L'affilure facilite l'introduction du clou dans la paroi et sa sortie au dehors.
Caractère* d'un bon clou
Affilore.
l 'sages
2° Des Instruments de ferrure.
{Fig. Î78* «.) Brochoir.
(Fig. 879' >.) Boutoir.
Les instruments employés pour ferrer sont : le brochoir, le boutoir, les tricoises, le rogne-pied, la râpe, le repoussoir.
Le brochoir (fig. 278e) est un marteau de forme particulière dont on se sert pour enfoncer les clous. On y distingue : la bouche B, ou la surface qui sert à frapper sur les clous ; la panne P, ou la partie du biseau échancrée dans son milieu ; les joues J , parties
Dirision.
Définition.
Définition.
renflées et situées sur les côtés ; I'om/, ouverture par laquelle passe le manche M, et les clavettes C, qui consolident le manche.
Le boutoir (fig. 279e) est l'instrument employé pour parer le pied. Il se compose de la lame L, partie tranchante relevée par deux bords, appelés cornes C; de la tige; de l'arc A et du manche V.
Les tricoises (fig. 280e) sont des tenailles à mors tranchants, avec lesquelles on coupe les clous, on soulève le fer, etc. Elles présentent deux parties principales : le mors 0 et les branchesN, fixées au moyen d'un rivet passant dans Yceil E. Définition. La râpe (flg. 281e) est une lime à gros grains dont le maréchal se sert pour arrondir et régulariser le bord inférieur de la paroi.
(Fig. Î80«.) Tricoises.
(Fig. Î81«.) Râpe.
(Fig. Ï82«.) (Fig 483*.) Rogne-pied. Repoussoir.
Définition.
Définition.
Le rogne-pied (fig. 282e) est une fraction de lame de sabre, longue de 0B,32 à 0m,40, qui sert à abattre le pourtour du pied, à dériver les clous, etc.
Le repoussoir (fig. 283e) est un petit poinçon avec lequel on débouche et on contre-perce le fer, et on repousse les clous hors de la paroi.