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CHAPITRE VII MISE-BAS, A VORTEMENT

Sommaire. — Mise bas: Signe», positions naturelles, soins au nouveau-né.

Avortement ; Causes, signes.

Ce chapitre sera consacré à l'étude de la mise-bas et de Y avortement.

Abt. I". — De la mise-bas.

La mise-bas est l'acte par lequel le fœtus, parvenu au Définition, terme de la gestation, quitte l'utérus de sa mère pour vivre

à 50 k. de vert, à 2 k. 500 de paille, à 2 k. d'avoine, pendant la saison du vert.

1 On croit vulgairement que la jument met bas d'un poulain niàle, quand elle dépasse le terme moyen de la gestation, et d'une pouliche, si le jgart a lieu auparavant. Celte croyance n'a rien de fondé. Nous avons vu, aussi souvent, des poulains nallre avant le terme moyen qu'après, et nous avons tait la remarque inverse pour les pouliches. Ainsi donc, d'après nos observations, nous sommes autorisé q avancer qu'on ue peut rien préjuger sur le sexe des poulains a venir.

d'une vie nouvelle. Cet acte porte encore le nom de part, de parturition et d'accouchement.

signet. Les signes qui annoncent que la mise-bas est sur le point de s'effectuer sont les suivants : quelques jours avant, tout l'appareil génital externe de la jument est le siège d'une excitation très-grande ; la vulve laisse échapper une humeur glaireuse ; un liquide laiteux découle des mamelles; les urines sont rendues souvent et en petite quantité; la marche est difficile. Un jour ou deux, et quelquefois une heure seulement avant le part, la jument devient inquiète, se couche et se relève souvent, trépigne, remue la litière et a des coliques passagères.

soiw. La jument, sur le point de mettre bas, doit être seule sur une bonne litière, dans une écurie large, spacieuse, et ne renfermant aucun objet contre lequel elle pourrait se heurter.

Son régime sera en rapport avec l'état de ses forces et de son embonpoint. Si elle est faible et si la saison est mauvaise, on lui donnera une nourriture tonique. Si, au contraire, elle est bien portante, on diminuera sa ration et on la mettra au régime rafraîchissant. Si elle a des coliques on lui donnera des lavements, on la promènera pour l'empêcher de se rouler. Dans tous les cas , elle doit être surveillée attentivement le jour et la nuit.

variété». On distingue plusieurs espèces de mise-bas : on dit qu'elle a lieu à terme, si le fœtus vient au monde au bout de 1 i mois environ de gestation ; prématurée, quand elle s'est faite avant 340 jours ; retardée, quand c'est après 340 jours; naturelle, quand le fœtus sort par les seuls efforts de la mère ; artificielle, si l'art est obligé d'intervenir d'une manière plus ou moins active; laborieuse, lorsqu'elle se prolonge plus longtemps que d'habitude et réclame l'emploi des instruments ; contre-nature, lorsque le fœtus ne se présente pas en position naturelle.

Partnatirel. La jument met bas quelquefois debout et le plus souvent couchée. Lorsque le part est naturel, le

fœtus, revêtu de ses enveloppes intactes, se présente à l'orifice des organes génitaux dans une des quatre positions suivantes :

1° Les membres antérieurs en avant, la tête repose sur les membres, et l'encolure est allongée de manière à former un cône à base postérieure; c'est la plus fréquente et la plus naturelle des positions.

2° Les membres antérieurs et la tête apparaissent les premiers, mais le fœtus est coucbé sur le dos. Cette position est presque aussi avantageuse que la précédente.

3° Le jeune sujet, couché sur le ventre, se présente par les extrémités postérieures. Cette position, quoique naturelle, n'est pas aussi avantageuse que les deux premières. Elle exige de plus grands efforts de la mère, parce que la base du cône, formé par le fœtus, apparaît la première.

4° La quatrième position est à la troisième ce que la deuxième est à la première; c'est-à-dire que le jeune sujet se présente par les pieds postérieurs, et qu'il est couché sur le dos. Elle est plus pénible que les autres.

Après le part, le produit et la mère réclament des soins particuliers.

Soins. — Si la jument met bas debout, souvent le cordon ombilical se rompt par le seul fait de la chute du poulain. Si elle pouline couchée, elle déchire le cordon avec ses dents ; mais mieux vaut ne pas attendre jusque là, et en faire soimême la ligature. Cette opération se fait avec un lien de fil, placé à deux centimètres des parois abdominales; puis on coupe le cordon à deux ou trois centimètres de la ligature.

On examine ensuite les ouvertures naturelles du poulain pour s'assurer qu'elles sont bien conformées.

Puis on place le nouveau-né près de sa mère, et, pour engager celle-ci à le lécher, on lui saupoudre le corps de farine ou de son, contenant un peu de sel ou de sucre. Si, malgré ces précautions, la jument ne lèche pas son poulain, pour le sécher et le débarrasser des matières étrangères, qui irri-

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tent sa peau et agglutinent ses poils, il faut le sécher soimême avec un linge de laine ou de coton.

Peu d'instants après la naissance, le poulain, à terme et bien conformé, se lève seul et se dirige à pas chancelants du côté des mamelles de sa mère; mais il convient de l'aider et de le guider dans cette première marche, de le soutenir en plaçant les mains sous la poitrine, de lui mettre le mamelon dans la bouche, et d'y faire tomber du lait. Il faut se garder d'empêcher le poulain de prendre le premier lait qui jouissant de propriétés purgatives, le débarrasse des matières fécales que ses intestins contiennent.

Après la mise-bas et les premiers soins donnés au produit, on laisse la jument pendant une heure environ dans le repos le plus absolu, s'occuper de son poulain, en ayant soin de les surveiller l'un et l'autre, afin de provenir tout accident. Au bout de ce temps, on la bouchonne et on lui donne un barbotage clair. Si ses forces ont été affaiblies par l'accouchement, il est bon de les relever au moyen d'un breuvage cordial.

Généralement, les enveloppes fœtales se détachent et quittent l'utérus en même temps que le fœtus ; si elles restent adhérentes et si une légère traction ne suffit pas pour les amener au dehors, il faut en faire l'extraction, opération délicate, qui ne peut être pratiquée que par un vétérinaire. Soin, Après le part, la jument étant plus sensible qu'auparavant à dpecrntà ,a à l'action des agents extérieurs, doit être préservée du froid, .prkiepart. de l'humidité et des tracasseries des insectes. A cet effet, on la mettra dans une bonne écurie et on l'y laissera en repos pendant une quinzaine de jours au moins.

Lorsque les mamelles sont fortement distendues par le lait et douloureuses, il faut traire la jument pour faire disparaître cet état de tension, avant que le jeune sujet cherche à téter.

1 Le premier lait porte le nom de colostrum et les matières féca les celui de méamium (de j«x«mov, suc de pavot).

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Si la sécrétion du lait est peu abondante, on la facilite au moyen de frictions douces faites autour des mamelles, et d'une nourriture convenable.

Quand la jument est méchante et refuse de se laisser téter, il faut employer, la douceur lui donner des aliments qu'elle aime, pendant qu'on approche le poulain de la mamelle. Si elle cherche à ruer ou à mordre son poulain, il faut lui trousser un pied antérieur, lui mettre un collier à chapelet, l'attacher au râtelier.

Art. II. — De l'avortement.

L'avortement est l'expulsion du fœtus avant qu'il soit Définition, viable. Il diffère donc de la mise-bas prématurée, qui est l'expulsion, avant le terme de la grossesse, d'un fœtus viable.

L'avortement est dû à de nombreuses causes : le froid, la c™.*.. pluie, les vents, les brouillards, l'abondance et la pénurie des aliments, les habitations insalubres et l'imitation y prédisposent ; les coups, les heurts, les chutes sur les parois abdominales, les indigestions, les boissons froides, les frayeurs, l'usage immodéré des purgatifs et de la saignée, etc. le produisent.

Les signes qui caractérisent l'avortement dans les der- sign«... niers mois de la grossesse sont, à peu de chose près, ceux de la mise-bas, auxquels nous renvoyons pour éviter des répétition inutiles.

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