‹ Cours d'hippologie à l'usage de MM. les officiers de l'arméeChapitre 7 sur 139 · IV. DE L'ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

IV. DE L'ÉLECTRICITÉ

Effet*. Les effets de l'électricité sur le cheval sont moins appréciables que sur l'homme; néanmoins, ils sont évidents dans un grand nombre de cas. Les fonctions s'accomplissent bien quand l'air est chargé d'électricité" vitrée, tandis qu'elles languissent si l'état de l'atmosphère est résineux, et leur faiblesse entraîne une sensation d'accablement général. Tous les cavaliers ont remarqué que, par les journées à forte tension électrique qui précèdent les orages, le cheval est mou, affaissé et sue facilement. Lorsque le tonnerre gronde, les sujets très -irritables sont dans un état de surexcitation extrême, qu'on ne saurait attribuer à une autre cause qu'à l'électricité.

La foudre , quand elle frappe les chevaux , paralyse, déchire, brûle les parties qu'elle atteint et cause la mort instantanément. Ce qu'il y a de remarquable, chez les individus tués par elle, c'est que le sang reste fluide, les muscles ne se raidissent pas , le cadavre se décompose facilement et promptement.

Pour préserver les chevaux de la foudre, il faut, s'ils sont 'Jjjjjjjjj,* à l'écurie, éviter les courants d'air en fermant exactement les portes et les fenêtres; s'ils sont à la prairie, il est prudent de les rentrer, et surtout de ne pas les abriter sous des arbres, l'expérience ayant appris que les arbres attirent la foudre.

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