‹ Cours d'hippologie à l'usage de MM. les officiers de l'arméeChapitre 8 sur 139 · V. 1>E LA PRESSION ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

V. 1>E LA PRESSION ATMOSPHÉRIQUE

L'air atmosphérique est composé de couches dont le poids Définition, augmente à mesure qu'on descend au-dessous du niveau de la mer, et diminue lorsqu'on s'élève au-dessus. Sur le bord de l'Océan, à la température de 0% le poids spécifique de l'air sec est de h gramme 2,995 le décimètre cube. Dans les mêmes conditions, le poids de la colonne atmosphérique est égal à celui d'une colonne de mercure de 0B76. Chaque pied carré de la surface du globe supporte un poids de 2,2(6 livres 2/3 et ce poids, à chaque ligne d'élévation ou d'abaissement du mercure dans le baromètre, change d'à peu près 6 9/10.

Mais la pression atmosphérique n'est pas toujours la môme; elle éprouve des variations régulières et irrégulières. Dans nos climats, les variations régulières ou horaires ont lieu quatre fois par jour. Les plus fortes se remarquent le matin, à 9 heures, en été, et à 11 heures, en hiver; les plus faibles surviennent à 4 heures, le matin et le soir. Les variations irrégulières sont plus fortes que les précédentes, mais moins fréquentes : elles ont lieu par les orages, les changements de temps, etc.

En faisant abstraction de ces variations, et d'après les données qui précèdent, on a calculé que la pression atmosphérique, supportée par un homme adulte, est, en moyenne, de 16,000 kilog. et de 50 à 55,000 kilog. par un cheval de taille moyen nne.

Sous ce poids énorme, le cheval, loin de fléchir, exerce, avec facilité, les mouvements nécessaires à son existence ; il n'en a pas môme conscience. La raison de ce phénomène est,

d'une part, dans l'égale distribution de la pression atmosphérique sur tous les points de la surface de son corps, de telle sorte que la colonne d'air qui presse de haut en bas un membre étendu, est contrebalancée par celle qui le presse de bas en haut; d'autre part, à ce que les organes sont pénétrés de liquides incompressibles ou contiennent des gaz dont la tension égale celle de l'air extérieur

Sous cette pression, non seulement les actes fonctionnels s'exécutent avec régularité, mais encore quand elle cesse subitement d'être aussi forte, comme cela s'observe lorsque le baromètre baisse, les chevaux éprouvent une sensation de malaise et de gêne dans la respiration.

Si la diminution de la pression atmosphérique est peu considérable et habituelle, ainsi que cela a lieu sur les montagnes d'élévation moyenne, les chevaux n'en sont pas incommodés. Toutes leurs fonctions s'exécutent librement ; ils se font même remarquer par leur sobriété, leur rusticité, leur résistance aux fatigues. Voyez les chevaux de la Cerdagne (Pyrénées-Orientales), située à 1,200 mètres audessus du niveau de la mer, ils sont grands, bien faits et jouissent d'une bonne réputation. A des hauteurs égales, sinon supérieures, dans les Alpes, on élève des mulets trèsbeaux et très-estimés. Quito , à 2,908 mètres au-dessus du niveau de la mer, est fertile et a des chevaux d'une bonne santé, bien que la diminution de la pression atmosphérique soit de 4,300 kilogrammes pour l'homme et près de 13,000 pour le cheval. Les qualités précieuses des chevaux des montagnes, s'expliquent par la pureté et la fraîcheur de l'air qu'ils respirent, l'exercice qu'ils se donnent, et l'action des fourrages toniques dont ils se nourrissent.

A une hauteur plus considérable, les effets de la diminu-

1 Chose bien plus étonnante, c'est de voir des poissons vitre et se mouvoir avec uoe excessive agilité dans les profondeurs de l'Océan, à 1,000 mètres au-dessous de la surface de l'eau, quoiqu'ils soient chargés du poids de 78 atmosphères.

tion de pression atmosphérique se font sentir, non-seulement sur les animaux, mais encore sur les plantes. Ainsi, sur les hautes montagnes, les arbres sont moins grands ; il n'en croît plus à 2,000 mètres. A cette élévation, on voit seulement un gazon fort clair, grand comme les mousses. A 4,500 mètres, il n'existe plus aucune trace de végétation.

Quand les chevaux passent brusquement, par l'ascension des montagnes, dans les couches supérieures du globe, ils éprouvent, comme l'homme, des troubles fonctionnels trèsremarquables. Le capitaine Web raconte qu'en faisant l'ascension du col de Ghôt, dans l'Himalaya, les chevaux et les yacks éprouvèrent les mêmes effets que lui : fatigue extrême, faiblesse excessive, propension au sommeil, gène dans la respiration, etc. Au Rio-Frio (Mexique), à 3,300m environ d'altitude, des chevaux et des mulets moururent de congestions occasionnées par la raréfaction de l'air (Maréchal Forey).

Lorsque la pression atmosphérique augmente, les fonctions ont une activité et une régularité parfaitement compatibles avec la santé ; c'est ce que l'on observe chez les chevaux qui vivent, à plusieurs centaines de pieds au-dessous du sol, dans les mines en France, en Angleterre, au Mexique, etc.

Art. II. — Des altérations de l'air.

L'air atmosphérique est loin d'être toujours pur; il est souvent altéré par des gaz, des corps pulvérulents, des miasmes et des virus, etc. Nous allons faire connaître les effets de ces altérations diverses sur l'économie animale, en les réunissant sous trois chefs :

i° Altération de l'air dans sa composition chimique;

2° Altération de l'air par des substances pulvérulentes ;

3° Altération de l'air par la présence de matières animales ou végétales putréfiées.

1° Altération de Vair dans sa composition chimique.

La composition chimique de l'air atmosphérique (t. II, p. 22), est souvent modifiée, soit parce que les proportions relatives des composants augmentent ou diminuent, soit parce que d'autres gaz viennent s'y mêler et en altérer les propriétés. Les chevaux eux-mêmes sont la principale cause des altérations de l'air; mais les altérations de ce fluide sont loin d'être les mômes suivant que les chevaux vivent en plein air ou dans un milieu confiné. Lorsqu'ils vivent en rase campagne, les changements qu'ils font subir à l'atmosphère sont à peu près nulles, car l'air, sans cesse renouvelé par les vents, ne s'introduit jamais deux fois de suite dans les poumons, et les produits gazeux provenant des urines, des matières fécales, de la transpiration, etc., ne s'y mêlent pas en assez grande quantité pour nuire aux animaux ; aussi l'air libre est-il toujours pur.

Dans les écuries, comme dans tous les endroits où les chevaux sont réunis en grand nombre, et où l'air ne se renouvelle pas facilement, ce gaz, au contraire, ne tarde pas à être modifié dans sa composition chimique. Au bout d'un certain temps, il renferme moins d'oxygène, plus d'azote, plus d'acide carbonique et de vapeur d'eau ; il contient, en outre, de l'ammoniaque, de l'hydrogène sulfuré et des principes organiques. Or, ces changements exercent sur la santé du cheval une action fâcheuse, qu'il importe d'indiquer.

Oxygène. — L'oxygène est l'élément respirable de l'air ; c'est par lui que le sang veineux se transforme en sang artériel, et devient propre aux phénomènes de nutrition. Mais ce gaz n'est apte à remplir cet important usage qu'autant qu'il se trouve associé à l'azote. L'azote lui sert d'excipient, comme l'eau sert de véhicule à l'air nécessaire à la respiration des poissons, comme le ligneux enveloppe et divise les éléments nutritifs des végétaux.

Lorsque la proportion d'oxygène diminue, l'air devient de moins en moins propre à l'hématose, et, par conséquent, à la vie. Or, cette diminution se ferait d'une manière trèsprompte dans un milieu où l'air ne se renouvellerait pas; car, d'une part, à chaque inspiration que le cheval exécute, il introduits litres d'air dans ses poumons, soit 80 litres par minute, 4,800 en une heure, et 115,200 en vingt-quatre heures ; d'autre part, l'air inspiré, en se mettant en contact médiat avec le sang, dans les poumons, lui cède 5 parties de son oxygène, de telle sorte que l'air expiré ne renferme plus que seize parties de ce gaz au lieu de vingt-une qu'il avait avant d'y entrer. D'où il résulte qu'un cheval, placé pendant vingt-quatre heures , dans un endroit qui renfermerait 115,200 litres d'air, lui enlèverait 5 parties de son oxygène et le réduirait à 16 pour 100. A cette proportion, l'air atmosphérique ne serait plus apte à remplir ses fonctions. Heureusement, le cas où les chevaux sont logés dans des écuries parfaitement closes n'existe pas, et l'air s'y renouvelant toujours, plus ou moins vite, renferme de plus fortes proportions d'oxygène.

Ozone — L'ozone est de l'oxygène qui a subi l'action de l'électricité. L'air en contient presque toujours, mais en quantité très-variable selon les saisons, l'état météorologique, la hauteur des lieux, etc. En hiver, il en renferme plus qu'en été, par les orages plus que par le beau temps, quand le ciel est couvert plus que quand il est serein. L'air des écuries, comme celui de tous les lieux où se dégagent des miasmes, en contient peu.

Répandu dans l'air dans de bonnes proportions, l'ozone favorise le développement des végétaux, détruit les émanations miasmatiques, est salutaire aux chevaux auxquels il donne de la vigueur et de l'énergie ; mais quand il se trouve

1 Loxonea été découvert par Schonbeïa, en 1«43.

en quantité trop ou trcp peu considérable, il produit des affections graves.

Azote. — L'azote tempère l'action de l'oxygène. Il ne se produit pas instantanément dans le phénomène de la respiration, et ne devient surabondant dans l'air, qu'après la disparition d'une certaine quantité d'oxygène. Lorsque l'air renferme plus de 8\ à 82 pour 100 d'azote, il est impropre à la respiration, et donne lieu à des accidents graves.

Acide carbonique. — Plusieurs circonstances peuvent augmenter les proportions d'acide carbonique que l'air contient (voir t. II, p. 22). La respiration des chevaux est la plus puissante, surtout dans les écuries. En effet, à chaque expiration que le cheval exécute, l'air qui sort de ses poumons contient 5 pour 100 d'acide carbonique; or, il résulte de là qu'un cheval, placé pendant vingt-quatre heures, dans une écurie parfaitement fermée, vicierait \ 15,200 litres d'air, et qu'au bout de ce temps, le milieu renfermerait 5 pour 100 d'acide carbonique, en supposant que chaque fraction d'air eût été respirée d'une manière successive.

Ainsi altéré, l'air n'est pas immédiatement nuisible aux chevaux, mais ils en souffrent, et il en résulte, pour eux, des conséquences fâcheuses. 11 est, du reste, extrêmemeat rare que l'air renferme de l'acide carbonique dans les proportions précitées. Dans les écuries les plus étroites, dans la cale des navires, l'air, alors qu'il paraît le plus vicié à l'odorat, n'en contient guère au-delà de 1 pour 100.

Gaz ammoniac — Le gaz ammoniac1 se dégage dans les écuries toutes les fois qu'on y laisse séjourner des urines assez longtemps pour subir la fermentation. Il se produit en plus grande quantité et plus vite en été qu'en hiver, par la raison que, sous l'influence de la chaleur, la fermentation est plus rapide et plus complète. Aussi faut-il avoir soin de tenir

1 Ce gax est le résultat de l'action de l'oiygèue de l'air sur les principes axotés que les urines, etc. renferment.

les écuries dans le plus grand état de propreté, et éviter d'y laisser séjourner les urines. Une fois formé, ce gaz s'élève vers les parties supérieures des écuries, en vertu de son poids spécifique, moins grand que celui de l'air.

On reconnaît facilement la présence de l'ammoniac dans l'air à son odeur piquante et à l'action irritante qu'il exerce sur la muqueuse des yeux et du nez. Lorsque ce gaz est en fortes proportions dans l'air des écuries, il peut, par son action prolongée, donner naissance à des ophthalmies, à des angines et même à des bronchites.

Hydrogène sulfuré. — L'hydrogène sulfuré n'est jamais en aussi grande proportion dans les écuries que les gaz dont nous venons de parler. Quand il en existe, on en reconnaît facilement la présence à son odeur d'œufs pourris. L'hydrogène sulfuré irrite les bronches et altère le sang.

Indépendamment des gaz précités, il y en a encore un grand nombre d'autres qui peuvent altérer l'air accidentellement : tels sont le chlore, l'acide chlorhydrique, etc. ; mais auxquels les chevaux de l'armée ne sont jamais exposés; il est donc inutile d'en parler ici.

Pour prévenir l'altération de la composition chimique de l'air, il ne faut placer dans les écuries et autres lieux, où l'air h™,éoI<iue'est confiné, que le nombre de chevaux qu'elles peuvent contenir, en donnant à chacun de 45 à 50 mètres cubes d'air, et surtout en y maintenant une ventilation large pour que l'air se renouvelle sans cesse, ainsi qu'une température peu élevée ; — avoir soin de ne faire de la litière qu'une fois- par semaine, et choisir, pour cette opération, le moment où les chevaux sont dehors ; — éviter d'y laisser séjourner les matières fécales, et de mettre les urines en contact avec l'air.

2° Altération de l'air par les substances pulvérulentes.

Pendant les manœuvres, les promenades, les routes, etc., Eireu. en été surtout, l'air se trouve souvent altéré par des ma-

tières pulvérulentes d'une ténuité extrême. En Algérie, quand le sirocco (vent du sud) souffle, l'atmosphère est chargée d'un nuage épais de sable excessivement fin. Le sable et la poussière s'introduisent dans les voies aériennes et sont déposés sur la conjonctive où ils donnent lieu à des inflammations plus ou moins intenses: mêlés aux fourrages, ils pénètrent dans l'estomac et troublent les fonctions digestives ; mis en contact avec la peau, ils produisent des démangeaisons qui portent les chevaux à se gratter, à se frotter contre les corps étrangers ; de là des plaies, des contusions, etc.

Prescription» Il n'est pas toujours possible de soustraire les chevaux à hygiénique». i»ac»jon ja poussière des routes, des terrains de manœuvre, etc. ; mais par des soins hygiéniques, bien entendus et employés à temps, on peut en diminuer les influences funestes. Il faut, en arrivant à l'écurie, après une route, une manœuvre, une promenade, se hâter de laver les yeux, les naseaux et les parties génitales des chevaux. — Le pansage doit être fait avec un soin particulier, afin de débarrasser la peau du sable et de la poussière qui l'irritent. — Des bains généraux produisent toujours de bons résultats, si le temps et la saison permettent d'en donner. — Quand on est en marche, il faut prendre les bas côtés de la route, et mettre assez d'intervalle entre les escadrons pour que la poussière des uns n'atteigne pas les autres. En Algérie, quand le sirocco souffle, il faut couvrir les fourrages et ne les donner aux chevaux qu'après les avoir secoués pour les débarrasser du sable qui les altère. Au bivouac, on orientera les chevaux de manière à opposer la croupe au vent.

3° Altération de l'air par les matières animales ou

végétales putréfiées.

Les substances organiques qui altèrent l'air proviennent du corps des animaux vivants ou de la décomposition des matières végétales et animales en putréfaction. Suivant leur

origine, on leur donne les uoms de miasmes, de virus, d'émanations putrides , d effluves.

Miasmes. — Les miasmes sont des principes qui s'exhalent nature, continuellement de la peau, de la transpiration pulmonaire, des blessures, des exutoires, etc., des chevaux, sains ou atteints de maladies non-contagieuses. Ils sont formés de matières animales, tenues en suspensiou dans de la vapeur d'eau ; ils péuètrent dans l'économie animale par toutes les voies d'absorption, et y arrivent mêlés à l'air et aux aliments. Une fois introduits, les miasmes se mêlent au sang, . E«r«u. se répandent, par son intermédiaire, dans toutes les parties du corps, et, sans produire de maladies particulières, donnent naissance à des accidents plus fâcheux que ceux résultant des altérations de l'air dans sa composition chimique. C'est surtout à leur présence, dans les écuries qui renferment un trop grand nombre de chevaux, que sont dues les maladies qui s'y déclarent.

On prévient la formation des miasmes dans les écuries, et Prescription* leur influence pernicieuse en évitant d'y réunir un trop bIK' mquw' grand nombre de chevaux et en y maintenant une ventilation large et une température peu élevée ; — en n'y laissant pas séjourner de matières provenant des plaies en suppuration et en gangrène ; — en lavant et en pansant les plaies hors des écuries ; — en évitant d'imprégner la litière de matières organiques.

Virus. — Les virus sont des produits morbides, suscep- nature, tibles de donner naissance à des maladies semblables à celles dont ils émanent. Lorsqu'un virus transmet la maladie d'un animal à un autre, on dit qu'il y a contagion.

La contagion peut être médiate ou immédiate. Elle est immédiate, si la transmission a lieu par contact d'individu à individu ; elle est médiate, si la transmission se fait par le contact d'effets appartenant à un malade, de la litière, etc.

Tous les corps peuvent s'imprégner de virus et produire pre»«ripUon» la contagion. Aussi, dans le cas de maladie contagieuse, by*'*mqnM n 4

doit-on mettre en pratique tous les moyens de police sanitaire prescrits en pareil cas. Il faut enlever la litière; — laver la place occupée par les chevaux infectés, avec du chlorure d'oxyde de sodium, et la blanchir à la chaux ; — désinfecter les effets de harnachement avec le môme liquide, et brûler les effets de pansage; — isoler les animaux qui ont été en contact avec ceux atteints de la maladie, et les surveiller avec une attention toute particulière. Si la maladie est invétérée dans les écuries, il faut décrépir les murs et les recrépir ensuite, flamber les râteliers, les mangeoires, les bat-flancs et tous les objets qui ont été en contact immédiat avec les chevaux malades.

Natiir*. Emanations runuDEs. — Les matières animales privées de la vie, mises dans certaines conditions, ne tardent pas à se décomposer et à donner lieu à des produits, appelés émanations putrides et septiques. Plus abondants après les premières pluies de l'été et du commencement de l'automne que dans les autres saisons, ces produits altèrent l'air et engendrent des maladies graves.

Nature. Effluves. — Du sein des eaux stagnantes, s'échappent des produits délétères, connus sous le nom d'effluves. Les effluves sont le résultat de la décomposition de myriades d'animaux et de végétaux vivant dans la fange des marais, et se décomposant, après leur mort, sous l'influence de la chaleur et de l'humidité. Ils sont formés de gaz nuisibles et d'une matière animale très-putrescible, dont la nature est encore inconnue, et à laquelle ils doivent leur action.

tfTcu. C'est surtout dans les pays chauds, en été et en automne, que les effluves se dégagent en abondance et que leur influence fâcheuse se fait sentir sur les chevaux. Pendant les chaleurs du jour, ils se répandent dans les régions supérieures de l'atmosphère par suite du mouvement ascensionnel que le calorique produit dans l'air et sont alors peu nuisibles. Mais viennent les fraîcheurs de la nuit, ils retombent sur la terre, et produisent leurs tristes effets. Lorsque

le dégagement des effluves est continuel et abondant, ils engendrent la fluxion périodique, des maladies charbonneuses, des affections typhoïdes, etc.

Quand les quartiers sont situés à peu de distance des lacs, ÇÇJ5JjfqlJJ™ des marais, des étangs, il est difficile de soustraire les chevaux aux effets des effluves qui en proviennent. Un régime tonique, des soins de propreté, un exercice convenable sont les seuls moyens à employer. En expédition , on évite leur action en bivouaquant loin des lieux qui les produisent , et en imitant les Arabes qui, pendant les mois les plus chauds de l'année, abandonnent leur campement, sur les bords des cours d'eau , et vont s'établir sur les hauteurs, le plus loin possible des foyers d'infection.

SECTION II

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