‹ Cours d'histoire du CanadaChapitre 5 sur 70 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

Unis. Il est juste aussi de citer M. Michel Bibaud, auteur d'une histoire du Canada, qui possède un mérite réel. C'est surtout au moyen de la Bibliothèque Canadienne, que M. Bibaud a rendu d'importants services aux annales de notre pays. Dans ce journal mensuel, continué pendant plusieurs années, il a réuni beaucoup de documents importants, et recueilli des faits ignorés ou presque oubliés, mais dignes d'être conservés.

Nous possédons encore au milieu de nous un homme d'un talent distingué, M. F. X. Garneau, qui a consacré une partie de sa vie à la composition d'une histoire du Canada, avantageusement connue en France, aussi bien que dans notre pays.

Plusieurs autres écrivains, soit parmi nos compatriotes, soit parmi les étrangers, ont, de notre temps, voulu travailler sur quelque portion particulière de nos annales ; il serait inutile de les mentionner ici, mais nous aurons plusieurs fois occasion de les citer en nous servant de leurs utiles recherches.

Avec ces secours, il est aujourd'hui plus facile d'étudier notre histoire qu'il ne l'était ci-devant ; cependant si l'on en veut acquérir une connaissance exacte et approfondie, il faut remonter aux sources et y puiser avec discernement. Malheureusement, pour la première partie de nos annales, c'est-àdire, jusqu'au temps de la création du Conseil Supérieur, les documents originaux sont peu nombreux. Des matériaux précieux ont été, depuis un siècle, perdus par la négligence de ceux à qui ils étaient confiés. Ainsi, le collège de la compagnie de Jésus à Québec possédait une importante collection de manuscrits, relatifs aux découvertes et aux événements civils et religieux de cette première période ; fort peu de ces papiers ont échappé à la destruction. Dans le journal du supérieur des Jésuites étaient consignés, jour par jour, les faits les plus remarquables, des réflexions sur les affaires de la colonie, des appréciations de la conduite de ses hommes publics. Continué pendant plus de cent ans et tenu avec beaucoup de régularité, ce journal était d'une grande valeur pour suivre la marche des

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