DeResurrect, camiSy cap. xi
4. Cette pensée ne se comprend bien pour nous que par la loi des Contrastes, telle qoenons Vavons formulée dans notre introduction, sect. V, art. 4, p. 276. — Si les Écritures, en effet, n'étaient pas susceptibles de sens divers et erronés, l'errear ou rhérésie ne serait ni libre ni possible, la foi perdrait son mérite, etc.
5* Toy. tout le passage, Tradit, des nouveaux mystiqws, ch. xti, sect. 8.
%2 tiBQON XXVI. ÉTAT pB VI^OLISE AU II« SIÈCLE.
« Apôtres, C'est aipai que le pratiquent les églises apos- « toIique§. Qu'ils osent donc faire de même^l » Or ces successions épisçopales étaient les canaux mêmes de la tradition, comme les évêques étaient les maîtres de Fen* seignement et les témoins de la tradition en chaque église.
3. JJ Église, *^ S^ notesi. tr-»- Le vrai sens des Écritures^ se trouve dans la tradition, et la vraie tradition dans la vraie Église. La question de la foi se résolvait donc déjà, aux premiers siècles,, dans la question des notes de l'Église, en même temps que ces notes ressortent elles-mêmes delà tradition. Écoutons toujours les deux docteurs qui ont dis^ cuté les titres de l'Église contre les hérétiques, saint Irénée et '^'ertullie^^
i» Vapo^tolkité. — -Cette note est la plus fondamentale; c'est par son origine apostolique que l'Église est de Jésus- Christ, et qu'elle est divine. Or la tradition étant le canal par lequel la doctrine et les institutions remontent aux Apôtres, YaposiQlicité se confond donc avec là tradition, ou du moins elle en est Içi conséquence nécessaire el inséparable. Ainsi nulle raison d'y revenir ici.
2° L'unité. — Cette note découle immédiatement de la note fondamentale. Si l'Église est apostolique, elle est diurne, elle est vraie, elle est une comme la vérité. Et réciproquement, si les hérétiques sont divisés entre eux^ ils ne sont point des Apôtres, ilç ïie sont point de l'Église de Jésus* Christ. Telle est l'argumentation des Pères; ils ne cessent d'opposer, à çettt^ belle uniformité de l'enseignement dans toutes les églises, les discordances perpétuelles des sectes, ou même des hérétiques entre eux, ne fussent-ils que deux ou trois réunis, dit saint Irénée*. « Toutes les églises, dit
1* De Prsescripi,, cap. xun.
9. On peut voir encore saint JfastîA, Biaèù^. aup IVypJki, §§ 63 ^ ^^^'^^ Clém. d'Alex., Pasd.j lib. I, cap. ti; «aie surloot Sirom., Mb; VIÏ, iW l'»^**' l'Église, et poMtm,
3. Àâv. Hserûê.t ^* I| e«p. u. i** Cf» cap. lim^ Ub. IV, 99p. nti; i**"*» ^
NOTES DE L'^SGLISE. «03
« Tertullien, viennent d'une seule première Église qui est « des Apôtres; toutes rentrent dms cette première Église « et la constituent : Omnes prima et aposiolica dum una; « toutes prouvent tunité^. » « Parmi les hérétiques, au « contraire, chacun s'attribue le même droit que les maîtres « se sont arrogé, celui de tout changer à son gré; la dis- « corde leur est comme naturelle, ce qui fait qu'on la re- « marque à peine; le schisme, voilà leur unité : Svhisma a estunùas ip&is^. d
3® La catholicité, r— Saint Irénée, que nous avons déjà entei)du çur l'étendue géographique de l'Église, ne lui reconnaît ps^s moins la catholicité dogmatique : a Cai", « dit-il, si les Apôtres eussent possédé une doctrine plus « secrète, ils l'eussent du moins communiquée à ceux qu'ils mettaient h la tête des églises*. » B'ailleurs, il ne vint jamais dana la pensée de saint Irénée, ni d'aucun Père avant ou apfès, qu'il manquait quelque partie essentielle à la doctrine reçue des Apôtres. Tous pensaient ce que disait TertuUien, « qu'il était incroyable que les Apôtres eussent « ignoré la plénitude de la prédication, ou l'eussent tron- « quée en la communiquant*. » Sur la catholicité géographique, nous avons cité aussi plus haut TertuUien après saint Justin et saint Irénée.
4" La sainteté. — Les Pères ne pouvaient manq[uer dé regarder comme sainte et animée de l'Ësprit-Saint l'Église apostolique et divine. Tous left apologistes, depuis l'auteur de la Lettre à Diognète jusqu'à TertuUien, se sont plu à relever les dons surnaturels qui éclataient dans les Chrétiens, les Catholique», la prophétie, les miracles, le courage surhumain de& martyrs, leurs mœurs angéliques, leur pouvoir sur les démons. Ce dernier point était si avéré, même p^rmi les païens, que TertuUien osa leur porter cette