‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 115 sur 329 · PECHE ORIGINEL. GRACE · texte numérisé non relu

PECHE ORIGINEL. GRACE

de saint André et au Pasteur d'Hermas, où le péché originel est déjà clairement exposé*; puis interroger surtout saint Justin ^ et saint Irénée*, qui nous répondraient sans aucune ambiguïté. Mais, forcé de nous restreindre, nous nous contenterons de faire parler Clément et TertuUien, dont la foi a été calomniée par des critiques protestants. Le premier ne nous fournit, il est vrai, que des allusions, quelques expressions, mais assez formelles. Ainsi, après avoir cité les paroles si claires de saint Paul : Sicut per uaum hominem peccatum in hune mundum intravit, il ajoute que « la transgression a commencé par la femme *. » Ailleurs il dit que le baptême nous a enfantés purs, c'est-àdire régénérés*. Plusieurs catholiques® ont justifié Clément, que son obscurité même devait suffisamment protéger. Pour TertuUien, il est aussi explicite que possible, et en nombre d'endroits. Nous en citerons un seul qui tiendra lieu de tous les autres. « L'homme, dit-il, séduit au coma mencement des choses par les artifices de Satan, le cor- « rupteur du monde présent, totius sœculi interpolator^ et « poussé à transgresser le précepte de Dieu, a été dévoué à « la mort; il a rendu participante de sa condamnation a toute sa race, qu'il avait empoisonnée en lui donnant la « vie... Et propterea in mortem datus [homo), exinde tofum a genus de suo semine infectum^ suœ etiam damnationis tra» a ducem fecif . »

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