W., lib. IV
6. Voy. surtout O. le Nourry, Apparat. ^ lib. III, diss. 2, cap. yii; et D. Lumper, t. IV, p. 330, qui le reproduit avec quelques additions.
7. TerluU. de Testimon, Ammse, cap. m. — Voy. aussi de Animaj cap. xvc, XL, -xu'f adv. Marcîon., lib. I, cap. zziii, et passim,
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Ô18 LEÇON XXVII. iXAT DE L'ÉGLISE AU Il« SIECLE.
pour nos péchés, mais il nous a mérité encore un secours de lumière et de forces surnaturelles proportionnées à notre état de régénération. Or les premiers Pères nous parlent de ce secours et de sa nécessité dans tous les sens. Ils nous disent que l'homme ne pouvait être sauvé que par Jésus- Christ, même avant Jésus-Christ ' ; qu'il ne pouvait, sans la grâce, entendre les saintes Écritures *, ni résister aux tentations ^ ni avoir la foi*, ni produire des fruits de vie *, ni opérer son salut*. Enfin Tertullien nous montre la grâce prévenante dans la vocation à la foi'. — Ainsi s'expriment, sur la grâce, les premiers Pères, qui ne pouvaient ni prévoir ni prévenir les discussions sans fin qui ont amené» dans les temps modernes, tant de rafiinements d'idées sur cette matière. Ils se contentaient de constater la nécessité et la puissance de la grâce de Jésus-Christ, ainsi que la liberté de l'homme, et de l'homme agissant comme chrétien, travaillant à sa sanctification, ce qui emportait de soi le secours simultané de la grâce. C'était ainsi qu'ils reconnaissaient le concours de la grâce et de la liberté dans l'acte chrétien, sans chercher à pénétrer les rapports de ces deux forces. Deux Pères néanmoins en ont fait déjà au deuxième siècle le rapprochement. « Nous ne pouvons atteindre la perfec- « tion du bien, dit Clément d'Alexandrie, sans notre libre « détermination; cependant tout n'est pas remis en notre
1. D. ren., Hb. II., cap. ti, n. 2. Cf. S. Just., Dial., n. 13, où il s'exprime en des termes que le savant Casaubon et autres protestants n'avaient pas sans doute médités lorsqu'ils ont accusé le philosophe martyr d'avoir pensé que Soorate, Heraclite et tous ceux qui s'étaient conduits selon la droite raisoa^ avant Jésus-Christ, avaient été sauvés par la seule raison, due0 sola ratione, D. le Nourry les a solidement réfutés. — Yoy. Apparat,, dis». 2, de Jiutinot cap. vii| § 21.
2. D. Just., Diàl.,n, 119. Voy. aussi n. 7, 100, 121, et passim,