‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 119 sur 329 · Apud £useb.,lib. Yl, cap. xliii · texte numérisé non relu

Apud £useb.,lib. Yl, cap. xliii

6. Conf. Nat. Alex., î^saec., diss. X, § 2 et seqq., et la noie ihid, de Mans!* Orsi, diss. de Chrismate confirmât.} Selvaggio, lib. III, cap. vi, § 1 , etc.

est arrivé que les Pères en ont parlé le moins possible, et que néanmoins ils ont laissé échapper une foule d'allusions ou d'expressions plus significatives touchant ce point de la foi catholique; tellement qu'à s'en tenir à ces seuls témoignages contemporains des deux premiers siècles, it est impossible h la bonne foi de méconnaître la croyance de l'Église primitive. Nous ne pouvons, dans notre cadre étroit, qu'indiquer ce qui nous a paru plus décisif.

i<» Présence réelle. — Les prêtres d'Achaïe, dans la lettre sur la mort de saint André, au premier siècle, font mention expresse du sacrifice par l'immolation quotidienne de l'Agneau, dont le peuple fidèle mange ensuite la chair et boit le sang •. — Parmi les nombreux et irrécusables témoignages que saint Ignace d'Antioche a rendus à la présence réelle, au commencement du deuxième siècle, nous ne citerons que le reproche qu'il adresse aux Gnostiques de son temps. « Ils s'abstiennent, dit-il, de l'Eucharistie et « de la prière, parce qu'ils ne confessent pas que l'Eucha- « ristie soit la chair de notre Sauveur Jésus-Christ, la- « quelle a souffert pour nos péchés, et que le Père a res- « suscitée*. » Or ces Gnostiques n'agissaient ainsi que parce qu'ils prétendaient que le Christ n'avait pris qu'un corps apparent, non réel, un corps au sens figuré. Si donc, au lieu de croire à la présence réelle qui combattait de front l'erreur de ces hérétiques, on n'avait admis alors que le sens figuré ou la présence non réelle, loin de fuir l'Eucharistie, les Gnostiques y eussent trouvé un argument favorable à leur doctrine. — Sur la tin du même siècle, saint Irénée reprit l'argumentation de l'illustre évêque d'Antioche; mais il la tourna dans un sens contraire. Les Gnostiques, qui avaient grandi, s'abstenaient toujours de l'assemblée des Catholiques; mais c'était pour célébrer

I. Epiât. Presbyt. Achai», etc., cap. y\. Apud Galand., p. iS6.

2 Eo quod non confiteantur Eucharistiam carnem esse SerYstorisBOi*

triJesu Christi, etc. Epist. ad Smyrn., cap. tii. Cf. Epist. ad £pAe««/ c^P* ^> ctd Phiïad., cap. iv; ad TralL, cap. ii.

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