‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 124 sur 329 · JURIDICTION DE L'ÉGLISE. CONFESSION · texte numérisé non relu

JURIDICTION DE L'ÉGLISE. CONFESSION

temps apostoliques, la confession était jugée nécessaire, et qu'elle devait être sincère, entière ou détaillée, auriculaire, lorsqu'elle n'était pas publique, et enfin essentiellement faite aux prêtres, pour en recevoir T absolution. — 1** Nécessaire. « Vaut-il mieux, dit-il, ne pas découvrir ses péchés 0 et être damné, que de les découvrir et en être absous^?» Cette nécessité va ressortir encore de tout ce qui suit. — 2» Sincère, « Autant l'aveu de ses fautes en allège le poids, autant la dissimulation les aggrave^^ » — 3** Entière, Le pardon était promis par le moyen de la pénitence « à tous « les péchés, soit de la chair, soit de l'esprit, soit d'action, « soit de simple volonté ou de pensée^. » Or la confession était une condition essentielle de la pénitence; donc il était nécessaire de les confesser. — 4° Auriculaire, sinon publique. La confession dont parle TertuUien était une confession humiliante pour le pécheur, non-seulement devant Dieu, mais encore devant les hommes. « Plusieurs reculent <f de jour en jour devant l'aveu de leurs fautes r sembla- « blés à ces malheureux qui aiment mieux périr plutôt que « de déclarer au médecin une maladie secrète. Insensés! « qui veulent dérober leurs fautes à la connaissance des « hommes, comme s'ils pouvaient les cacher à Dieu lui- « même* I » Évidemment, cette confession si redoutable à l'orgueil n'était pas seulement une confession faite à Dieu, ni un simple aveu général de ses fautes, elle était nécessairement une manifestation de la conscience. — Mais devait-elle être publique, ou seulement auriculaire et secrète? Nous répondons qu'elle devait être souvent publique, et que souvent aussi la confession auriculaire suffisait^ ainsi que nous l'apprenons encore de TertuUien. Après avoir éûuméré les œuvres préparatoires au baptême, les jeûnes, les prières fréquentes, enfin la confession des péchés qui

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