Tertull., de Coron. ^ cap. ni
3. M., de Monog.i cap. x. Cf. de ExhùrU, cap. xi; deÀnifMf cap. wtn, 4! D. Cypr., Epiât. 56, ad Clerum ftim«an., edit, P«m«l.— Yoy. le P. Sebeff-
roacher, lettre il.
justifier son caractère maternel, qu'elle pût se laisser fléchir et remettre une partie de la peine, ce que depuis on a appelé Indulgence dans le langage catholique. Telle devait être l'Église, telle nous la présente l'histoire dès son origine. Nous voyons en effet les confesseurs de la foi, déjà vçnérés comme martyrs, devenir, au deuxième siècle, des intercesseurs en faveur des pénitents. TertuUien nous l'assure ^ et saint Cyprien, qui le confirme*, nous apprend de plus que la prière des confesseurs n'était pas seulement efficace auprès de l'évêque, mais aussi devant Dieu ; et nonseulement pour les pénitents, mais encore pour leurs frères en général; tellement que le saint évêque de Carthage s'y recommande lui-même •.
5. Culte des anges et des saints. — Reliques, — Images. — L'intervention des confesseurs nous montre le dogme de V Intercession des saints tel qu'il pouvait apparaître au deuxième siècle, et du culte qui en était la suite. Ce culte ne pouvait s'adresser alors qu'aux martyrs, et nous savons avec quelle vénération les chrétiens recueillaient leurs corps ou ce que les supplices et les bêtes en avaient laissé: ces restes précieux étaient leur trésor: ITiesaurus sane inœstimabilis^. — Ossa illius gemmis pretiosissimis exquisitiora ^; et chaque année ils venaient célébrer la fête anniversaire des saints martyrs*. Non-seulement on se réjouissait de leur bonheur et on célébrait leur triomphe, mais on ne pouvait croire que ceux qui avaient eu déjà tant de crédit auprès de Dieu et de l'Église, lorsqu'ils n'étaient que confesseurs, fussent devenus froids et impuissants après leur victoire; et naturellement on les invoquait. Le mot