DISCIPLINE. INSTITUTIONS CATHOLIQUES
« Chantre, à moi ! Talis non est Cantor meus ! Lui qui est « descendu sur la terre pour nous délivrer de la cruelle ft tyrannie des démons, relever vers le Ciel ceux qui ram- « paient misérablement, et nous remettre sous Taimable a joug de la religion. C'est lui, et lui seul, qui a su appri- « voiser les hommes qui étaient changés en bêtes sauvages, « savoir ; les hommes vains et légers en oiseaux, les trom-
« peurs en serpents! les insensés en pierres et eu
«bois Voilà les bêtes féroces et les pierres qu'un
« chant céleste est venu transformer en hommes doux et « raisonnables ^. » — Les livres du Pédagogue surtout abondent de ces expressions énergiques qui peignent fortement ridée, et que Ton croirait échappées du pinceau de Tacite ou de Bossuet.
Qu'on nous dise maintenant si une société qui débute par une telle philosophie et une telle littérature n'est pas une société placée au-dessus des lois communes de l'humanité.
1. Discipline. Institutions catholiques. — Saint Paul a dit que la loi n'était pas faite pour les justes : Lex justo mm est posita ^ par la raison, disent les interprètes, que l'homme sage fait le bien de lui-même, sans qu'il soit besoin de le contraindre par la voie de l'autorité \ Ces paroles nous expliquent pourquoi l'Église fit peu de lois de discipline dans les deux premiers siècles. Ses enfants étaient dans la première ferveur : il lui suffisait de leur
I. CohorU ad GerU., § 1, p. 4. — Cf. SUrom., lib. YI, g 8, p. 827.— Cohort,, § 2, p. 86. — - Psedagog.f pawttn.— On lira utilement VInUrodwstion de Mœhler k u Patrologie sur les littératures grecque, romaine et chrétienne.