‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 140 sur 329 · Timoth.^ ïf · texte numérisé non relu

Timoth.^ ïf

t. Yoy. BétfUa masm, t. Y.

bien faire comprendre l'esprit de l'Évangile qui l'animait elle-même, pour les voir s'y conformer et dépasser bien loin dans leurs actes tout ce qu'elle eût pu leur prescrire en rigueur. Cet esprit, qui ressort nécessairement du triple caractère de la morale évangélique que nous avons fait lemarquer plus haut (XXIX, 2), emporte toutes les pratiques de la religion et les marque du triple sceau de l'amour de Dieu et du prochain, et de l'abnégation de nous-mêmes; du triple esprit de l'amour divin, de l'amour de nos semblables et de la haine de soi. Ce fot en s'imprégnant en quelque sorte de cet esprit de l'Église que les premiers fidèles ne mirent point de bornes à leurs actes de piété, de dévouement et de mortification, la prière, les œuvres de charité,- les jeûnes, les abstinences, la continence, sans y être forcés par des lois strictes.

2. L'Église, néanmoins, ne pouvait marcher sans lois; car les lois sont l'essence même de tout gouvernement, de toute société, fût-elle composée d'êtres angéliques, puisque sans lois il n'y aurait ni ordre ni unité. L'Église ne pouvait donc y manquer, et c'est en effet ce qu'elle a réalisé dès les premiers siècles. Elle a coordonné par des lois formelles tout ce que demandait la bonne administration générale et particulière, et, par des règlements divers, par de simples usages quelquefois, elle a réglé les exercices et tout ce qui concernait le culte religieux et la conduite des fidèles. A mesure que les églises se sont multipliées et que les fidèles y sont devenus plus nombreux, les lois se sont multipliées elles-mêmes et les règlements rendus pius rigoureux. C'est ainsi qu'a commencé dans l'Église, dès le temps des Apôtres, le code de ses lois canoniques, ta discipline existait alors comme aujourd'hui, et dans les mœurs par son esprit, sous forme de maximes, et dans son code sous forme d'ordonnances et de lois; mais avec cette différence que, dans les premiers temps, l'esprit était à son apogée. dans les individus; la lettre, au contraire, en était à ses commencements, tandis que, plus iB^^^lst proportiott s'est

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