‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 143 sur 329 · Can. VI. Voy. Labbe et Mansi · texte numérisé non relu

Can. VI. Voy. Labbe et Mansi

premiers temps des églises. Ne semble-t-il pas, pour le dire en passant, que le premier concile œcuménique, en relevant ainsi au-dessus de tous les autres les trois grands sièges fondés dans les villes de Rome et d'Antioche par saint Pierre en personne, et d'Alexandrie par saint Marc son disciple, ait voulu faire mieux ressortir Tunité de toutes les juridictions intermédiaires, rappelées ainsi à une première source commune^? Enfin le canon apostolique XXXV établit formellement, pour les évêques de chaque province, l'obligation de se soumettre à leur métropolitaine '. — Tels étaient donc les pouvoirs constitués dans l'Église dès le deuxième siècle, savoir: le Pape, dont la juridiction comme chef de l'Église était universelle; l'évoque, qui n'avait d'autorité que dans son église, et enfin les métropolitains, en prenant ce litre comme générique et applicable à toutes les juridictions ecclésiastiques plus ou moins étendues. Passons maintenant aux lois et règlements émanés de ces pouvoirs, dans les deux premiers siècles.

5. Abrogation de la loi jjfosai'yutf. — Cette abrogation fut l'objet de la première loi émanée de l'autorité de l'Église, puisqu'elle remonte aux Apôtres. Ils la portèrent dans le concile de Jérusalem lorsqu'ils décidèrent solennellement, et au nom du Saint-Esprit, que les Gentils étaient dispensés des observances légales, à l'exception dé l'abstinence du sang et des viandes suffoquées (VIII, 4). Cette exception fut un ménagement pour les Juifs et un hommage rendu à la priorité du judaïsme; elle ne fut en conséquence qu'une mesure transitoire, qui tomba d'elle-même lorsque l'on

i . Sur celte belle thèse de l'unité des juridictions métropolitaines découlant toutes de Tautorité de saint Pierre et de ses successeurs, il faut voir surtout l'excellent ouTragc intitulé : Tradition de l'Église sur l'institution des évêques, 3 vol. in-8, par MM. les abbés de la Mennais. Cet ouvrage peut servir de base à une bonne dissertation sur l'unité des juridictions métropolitaines, pour laquelle on peut consulter encore Thomassin, Discipline^ part, f , livre L

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