‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 149 sur 329 · Apol.j l, n, 61 et · texte numérisé non relu

Apol.j l, n, 61 et

5. Sur les Baptistères, voir D. Chardon, Biet dêê SacremenU, BaptitM, avec les notes du P. Zaccharia*, dani la traduction latine qu'il en & faite, t. Il, dissert. II, p. 47.

ADMINISl^RATION DU BAPTÊME, 259

pour utt usage traditionnel et primitif. 4« Zc parrain, la marraine. — Tertullien en parle comme d'un usage reçu et ancien, lorsqu'il demande qu'on diffère le baptême des enfants, pour diminuer la responsabilité des parrains^. D'après les Constitutions apostoliques, il paraît que dans les premiers temps les diacres faisaient l'office de parrains pour les hommes, et les diaconesses celui de marraines pour les femmes. 5<' Les renoncements. — Ils formaient l'un des rites les plus importants du baptême, et celui dont on entretenait le plus souvent les catéchumènes. Déjà même on leur demandait ces renoncements durant leur épreuve, pour les préparer mieux h l'acte solennel qu'ils en faisaient au moment du baptême. Voici la formule que nous en trouvons dans les Constitutions apostoliques : « Je renonce « h Satan et à ses œuvres, et à ses pompes, et à ses usages, « et à ses anges, et à ses ruses, à toutes les choses enfin « qui sont sous sa dépendance*. » Il est bien évident que ce rit remontait, avec le catéchuménat, ou plutôt avec le baptême lui-même, jusqu'aux premiers jours de l'Église. Tertullien et saint Basile le mettent au nombre des rites apostoliques, et tous les Pères qui ont laissé des écrits sur les devoirs de la vie chrétienne ne cessent de le rappeler. Or les Pères, avant le quatrième siècle, entendaieiit par ce renoncement à Satan, à ses pompes^ etc. , un vrai renoncement au siècle, au monde, c'est-à-dire alors à la vie païenne, aux jeux publics, aux spectacles et aux fêtes qui formaient le fond de cette vie tout absorbée dans le plus grossier sensualisme, et liée de mille manières aux superstitions du paganisme. Ainsi, par ces renoncements, l'adulte disait un éternel adieu à ce monde païen du milieu duquel il sortait, et s'engageait à vivre dès lors de la vie de Jésus- Christ, cette vie nouvelle pratiquée dans la société chrétienne. 6° La profession de foi. — Aussitôt après avoir dit

1. De Bapi., cap. xvni. — Cf. 0, Dionya., de Hierarch. eccles. — Voyez D. Chardon, traduit et annQté par ZacchariaSi ibid.f ^issert. IIl,p. 54.

2. IJb. VII, cap. xLi. — Cf. ibid., cap. xl; lib. lU, cap. xtiii.

anathème à Satan et à ses pompes, le catéchumène engageait sa foi à Jésus-Christ et protestait croire tous les articles du symbole chrétien, qu'il récitait, ou, ce qui est plus probable, que le prêtre lui proposait par parties sous la forme interrogatoire. C'était là comme la seconde partie et la suite inséparable du renoncement; la profession de foi remontait donc aux Apôtres comme le renoncement lui-même^ 7** fonction de f huile. — Cette huile, bénite par le pontife, recevait une efficacité spirituelle pour remettre les péchés , et préparait immédiatement au baptême*. L'onction avait lieu d'abord sur le front, et se continuait sur le corps par les diacres pour les hommes, et pour les femmes par les diaconesses*. Le livre des Bécognitions, qui remonte pour le moins aux premières années du troisième siècle, fait pratiquer le rit de l'onction par saint Pierre*; et samt Basile le met au rang des rites apostoliques*.

7. L'acte même du baptême. — Les trois immersions. — Nous arrivons enfin à l'acte du baptême que précédaient tous ces rites préparatoires. Le ministre du sacrement, Tévêque ou l'un de ses prêtres, s'approchait du catéchumène dépouillé et le plongeait entièrement dans l'eau irois fois, en nommant, à chaque immersion, l'une des personnes divines*, suivant la formule prescrite par Jésus-Christ luimême : Euntes docete omnes génies, baptizantes eas tn nomine Patris^ etc. Nous ne nous arrêterons pas à prouver l'apostolicité de ce rit, que l'on n'a pas osé contester, tenf l'histoire est abondante en témoignages, depuis TertuUien,

1. Voy. ÇomiiU apottoL, lib. VII, cap. xli. — Dé Hierarek. tccUê., ««?•"• — D. Cypr., epist. 70, ad Januar., p. 175 ; epist. 76, ad MagmmtP' >*0'^ passim,

2. Voy. Con$i. apostoLf lib. VII, cap. xin, xu et zui; lib. ni, cap. x^^ XVII.— Cf. Hierarch. eccles.f cap. u.

3. Constit. apostol.f lib. III, cap. xr, A. Rêcogn,, Ub. lU^ cap. lxyii.

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