LITURGIE PRIMITIVE
de telle officiel écrit, par suite de la loi du secret, mais qu'en chaque église on écrivait les formules les plus essentielles, pour soulager la mémoire, et qu*on les conservait par les mêmes précautions que Ton prenait pour dérober aux profanes les saints Évangiles^. — 3* Quels étaient ks imn et l'heure du saint sacrifice? Dans les premiers siècles, on célébrait les divins mystères tous les jours, à Timitation des Apôtres : Quotidie frangentes panem. Seulement, l'assemblée était plus complète et plus solennelle le dimanche. Voilà pourquoi saint Justin parle seulement du jour du Soleil dans son Apologie, Dans les temps de persécution, on s'assemblait quand on le pouvait. L'heure alors n'était pas plus fixe que le jour. En dehors de cette circonstance, nous pouvons dire, sur l'heure du sacrifice : 1** que les Apôtres le célébrèrent d'abord le soir après le repas, à l'exemple du Sauveur i 2*» qu'il fallut le remettre au matin lorsque les Apôtres eurent établi la loi du jeûne avant la communion. Régulièrement le sacrifice devait précéder immédiatement le repas qui suivait sous le nom d'Agapes, La nuit toutefois ne cessa pas de plaire pour les saints mystères aux Chrétiens, si souvent refoulés dans les sombres retraites des grottes et des catacombes, et accoutumés à se réunir la nuit pour la psalmodie. -^ 4« Quel était tordre établi dans l'intéri^r de l'église durant les mnts mystères? Rien n*égale les soins que l'on prenait pour écarter, soit du dehors, soit du dedans, tout ce qui aurait pu distraire, même légèrement, Tattention des assistants et nuire à leur profond recueillement. Les hommes et les femmes» toutes les classes étaient séparées; les