Lib. III, Operis imperf, contra Julian
8. Voyez le conc. 3* de Carth., can. «) I'ma 80t) et Mai ^kWMté, mt, fi, en 578.
9. Voy., sur tous «eft wagas» B. MirtèBe ^ Mb. 1, eap. ▼{ ibs It, eap* xdt, n. 11, — Bona et Sftk, Ub. 11, cap. xnt, § S et «44.
10. Voy. tout ce passage de saint Cyrille, ^âêêèk. m§9êʧ.ft*
LA COMMUNION SOÛS LES hÈVX ESPÈCES. 2?r5
3. 3" La communion sous les deux espèces. — Nous venons de voir le diacre distribuer aux fidèles le précieux sang; tous communiaient donc «ous les deux espèces : c'était la règle générale; mais elle avait trois exceptions principales: 1" en laveur des enfants qui ne recevaient que l'espèce du m; 2° en faveur des absents» qui communiaient chez eux, comme nous l'avons dit, mais sous la seule espèce du pain, qu'ils avaient permission d'emporter; 3* enfih, en faveur des aùstèmes^ que l'on dispensait de communier sous l'espèce du vin, quoiqu'ils assistassent au saint sacrifice. — Telles étaient ces trois exceptions, qui n'étaient pas, comme le prétend Bingham \ des cas isolés, mais des exceptions régulières, des limites générales apposées à la loi, plutôt que des exceptions proprement dites.' Elles prouvent évidemment que rÉglise, à son premier âge comme aujourd'hui, n'a jamais pensé que la communion sous une seute espèce fût inutile au salut, et encore moins sacrilège *.
i. Voy. D. Cbardon, Hisi, âêi Sacrem., Eucharistie, caj^. ir, art. 3.
1. Sur la eommanion sous les deux espèces^ Toir Ailatius, de Hissa prsesanC'
%afor. JHsêéli.y et Annotât Bertholdi Nehusii. — Bona et Sala, lib. II,
ap.xrm. «^ SeWaggio, lib. II, parte 2, cap. m; lib. III, cap. ix. •^D.Alar- <ètt,Hb; I, cap. iT, art. 10, §| li et 14; cap. v, art. 1. — Gabassut, scee, I5«) Diafiriba, etc. — B. Chardon, ibid, — Grancolas, Histoire de la ewMnkMiwa sont une seule espèce j petit in- 12. — RoncagUa, in Natalem Alex., mbc. 4<», ; |. 290.
* €et article fouomit la matière d'une importante dissertation contre les prot«f- ■Ul.
Deoi queatioiiâ bien secondaires donnent lien aux deux problèmM siâvaikto i
ï PROBlAlfU.
I* ConsacrttU-ùny doni la primitif Église^ âtec du pain ferment au lieu ^ pain azyme?
four Vaffirmcttive : H P. Sifmond, BîsqwiSii, de aiymis, t. IV, opp. — lau- ■oi, DiêÊtri*, de Axymo. Ils soatiennent l^isage étclusif du pain fermenté dans l'Église latine avaaC le dixièflie siècle.
Bona et Sala, lib. I, cap. xxui. — Toumely, dé Ettcharistidj quSst. 4*, art. &. ^ Merctif part. 1*, tn Rubric, gen. -^ Boequillot, Traité hislor» de ta liturgie tacrée, lis aontienmit l'vnge libre ehex les Grecs et les L&tlnt. C*est ce qui nous KnMe plw prolMble»
Poiv la M^fOli've: Le P. MabiUon, Prisf, tn tettium sxe, Èenèâ.f observ. 9. — DitMit.^ de Asymo et fenmt^MOt i&-4) en il conibat le catdiBkl Bona, qui
^76 LEÇON XXXni. ÉTAT DE L'ÉGLISE AU II« SIECLE.
4. Office divin. Heures canoniales ^. — L'office divin, ou la prière publique des Chrétiens, se composait, dans les premiers siècles comme aujourd'hui, de la psalmodie ou du chant des psaumes et des hymnes, et de la récitation de quelques prières ou oraisons par Tévêque ou lé prêtre qui présidait à sa place. Pour entendre la distribution de cet office, il faut se souvenir que les Romains partageaient le jour civil en- quatre périodes de chacune trois heures; Prima, six heures; Tertia, neuf heures; Sexta, douze heures ou midi; Nona, trois heures, et la nuit en quatre périodes semblables ou veilles, Vigiliœ, savoir : Vespera, de six à neuf heures du soir; Media nox, de neuf heures à minuit; Gallicinium, de minuit à trois heures, et Conticinium (silence après le chant du coq), de trois heures à six heures du matin. Les Juifs, ayant adopté ces divisions, s'y conformèrent pour leurs trois réunions publiques dans le
aceeptala dédieaee du Uttc. «^ Ciampini, Con^eeturx de perpeitto azymor. usu in Ecckiia MtfM», iii-4. On y voit, entre autres choMs, que le peuple chei les Romains se nourrissait de pain azyme, circonstance considérable en faveur de Tttsage latin. — D. Martène, lib. I, cap. m. —Ils soutiennent l'usage exclusif da pain asyme dans rÉglise latine. — Le P. Honoré de Sainte-Marie (Ut. IV, dissert. IV et V, t. II) et le P. C^j. M. de Petio (voy. t. U, de Sala ad calcem) soutiennent l'usage du pain azyme même pour les Grecs. — Le P. Noël Alexandre (11* et Is* sœc., dissert. II, art. 3) et Selvaggio (lib. III, cap. vni, g t) gardent la neutralité.
%o Le fermentam envoyé par Vévéque aux églises secondairee de ea dépendançey ou que lee évéqws e*envoyaient entre eux en signe de communion, était^l de simples eulogies ou pain bénite et non VEucharistie elle-mime?
Pour la négative : Les liturgistes ou critiques qui défendent Tusage du pain fermenté pour l'Eucharistie.
Pour Vaffirmative s Les auteurs contraires, qui sont pour le pain azyme. — Voy. aussi Cabasaut, s«c. 2*, dissert. XII ■
Cette deuxième eoBtroverae ne touche point les trois premiers siècles, et notamment le deuxième, où nous avons tu par saint Irénée, et sans ambiguïté, que les éyèques s'envoyaient TEttcharistie, et non les eulogies. — Voy., sur les Eulo» gies, Cabaseut, sac. 2o, dissert. XI.
1. Sur l'office divin ou les heures canoniales, voir Bona, de Pealmodiat in- 4. — Tous les liturgistes sur le Brév. romain, tels que Gavant etMerati, Cavalleri, Durantus, lib. UI. — Azevedo, jésuite, dissert, quatuor apud Zacchar., 1. 1, p. 73 et 76; t. II, p. 138 et 137. —D. Uartène, lib. IV, cap. i, de ReHb. monach., lib. I. — Selvaggio, lib. II, part. 1, cap. xx. — Bingbam, lib. ZIU, cap. x et xt.