‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 164 sur 329 · OFFICE DIVIN. HEURES CANONIALES. DIMANCHE · texte numérisé non relu

OFFICE DIVIN. HEURES CANONIALES. DIMANCHE

temple ou dans les synagogues. Leur sacrifice du matin s'offrait ordinairement à l'heure de Tierce, celui du soir à Ncene, et la dernière prière à Vêpres, Vespera.

Accoutumés à cet ordre régulier pour la prière chez les Juifs, les premiers Chrétiens Tadoptèrent en raccommodant au culte nouveau. Mais TÉglise devait aller plus loin que la synagogue. Ses enfants se réunissaient donc plus souvent pour la prière publique, aux trois heures empruntées à l'ancien culte avec des modifications, et que Ton désigna sous les noms de tierce, sexte et none; les évêques ajoutèrent la prière du matin et celle du soir, plus solennelles et d'une obligation plus rigoureuse que les trois autres, et une troisième prière au milieu de la nuit, pour laquelle les fidèles, interrompant leur sommeil, se réunissaient dans l'église ou seulement quelques-uns ensemble, s*il n'y avait pas d'empêchement, et selon les circonstances. Clément d'Alexandrie ', Tertullien* et saint Cyprien' ont parlé de ces différentes heures de prière. Les Constitutions apostoliques parlent de l'obligation de prier le matin, à tierce, à sexle, à none, le soir, vespere, et au chant du coq, in gallicinio *. Voilà le fond qui se retrouvait plus généralement; mais on doit bien penser qu'il y avait dans ces offices et ces prières, d'une importance bien inférieure à celle du sacrifice, une plus grande liberté laissée aux églises pour la manière de s'en acquitter.

5. Dimanche^. — Les Juifs et les Gentils avaient leurs jours de repos, consacrés plus spécialement aux exercices religieux. Les Chrétiens, en possession du vrai culte, ne pouvaient manquer d'avoir aussi leurs jours fériés. Au sabbat des Juifs l'Église substitua le dimanche, jour du Sei-

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