Lib. TIII^ cap. xxxit
!i. Sur le dimancke et le samedi^ voir SeWaggîo^ lib. Il, part. 2, cap. iv.-* Bingham, lib. XllI, cap. ix ; lib. XX, cap. m. — Consiit, apostoU, lib. YIII^ cap. xxxm; lib. Y, cap. xin, xm, xnc.
BLAMC. I. i^
^78 LEÇON XXXIII. ETAT Vt L'ioLISE AU II* SiécLË.
gneur par excellence, dies dominicus ou dominica, que les Païens appelaient jour du Soleil; et elle le fit ea mémoire de la résurrection du Sauveur. Les Apôtres furent le» auteurs de cette grande institution, dont on trouve déjà des traces sensibles dans les Actes, dans les ÉpUres et surtout dans Y Apocalypse^, Les témoignages surabondent dès le deuxième siècle ^; mais il est inutile dlasister dur ua point non contesté.
La joie et la piété formaient le double caractère deiB fêles chrétiennes, et notamment du dimanche. Ce jour4à, il était défendu de jeûner, même sous peine de péché et d'ev communication*; les offices étaient plus loogs» surtout celui de la nuit ^ et l'assemblée plus nombreuse, car tous s'y rendaient, ceux de la campagne comma ceux de la ville '^; enfin tous les travaux cessaient '« Lea premiers Chrétiens, qui avaient observé avec tant ^ scrupule le repos du sabbat, n'attendirent pas sans doute l'injoaction des lois civiles pour garder le même repos le dimanche, qui était le sabbat des Chrétiens. D'ailleurSi les offices et le repas commun ne laissaient guère que le temps néce^ saire pour vaquer aux choses indispensables. *^ Le sabbat des Juifs se soutint d'abord quelque temps, mais toujours en déclinant. Les premiers fidèles observaient les dcui jours, mais en accordant au dimaocbe une supériorité mar<quée. L'Église romaine et à sa suite les églises d'Occid^t adoptèrent, vers le quatriëma siècle, le jeûne du samedi pour combattre les judaïsants; taudis que les Orientaux continuaient de Tobserver pour combattre les ttareioaites, qui en abusaient*
1. AcU XX, 7, — I Cor., XVI, %,'^ApQc,f l, 10. 1. Voy. Ignat., EfiiU ad Mof/n,, n. 9. — Jiut., Apol» I« a> 97, etc. 8. Tertull., de Coron., cap. m.— CofwMC. apottol,, lib. V, dtp. u ; )ï»* tUi cap. xzni. — Can, op., can. 65.