‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 167 sur 329 · BÉNÉDICTIONS. CHANT ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

BÉNÉDICTIONS. CHANT ECCLÉSIASTIQUE

prandioy qui était le repas le moins considérable*. Les actes de saint Théodote parlent encore de prières formulées et régulières pour les voyages, consuetis ad iter precationibm ^. Ces formules et beaucoup d'autres se sont perdues ou sont passées, en se modifiant, dans les sacramentaires des cinquième et sixième siècles avec les liturgies.

8. Chant ecclésiastique^. — Les Chrétiens des premiers siècles chantaient-ils dans leurs offices ? Pour répondre affirmativement, il suffirait de lire, à défaut de l'histoire, dans le cœur humain. C'est le cœur qui prie, et c'est aussi le cœur qui chante, dit saint Augustin : Cantare autem et psallere negotium esse solet amantium *. Aussi le chant fit-il toujours partie, et une partie considérable, du culte ancien, du vrai culte chez les Hébreux" et du culte corrompu chez les Gentils •. — Comment les premiers Chrétiens, ces hommes brûlants, n'auraient-ils pas chanté 1 £t si on pouvait hésiter, l'histoire est là, quoique toujours peu explicite. PKne ne découvrit autre chose sur les Chrétiens, sinon « qu'ils chantaient des hymnes à Christ comme à « un Dieu'; » et l'auteur du dialogue Philopatris, attribué ^ Lucien, se moque des Chrétiens, passant les nuits à chanter des hymnes. Clément d'Alexandrie montre aux Gentils les chœurs formés par les filles de Dieu célébrant les saintes orgies du Verbe, et aussi les chœurs des hommes justes^. Enfin les Constitutions apostoliques parlent du chant des psaumes et de l'office de chantre, cantor, qu'elles marquent comme celui de lecteur.

i. Lib. YII, cap. un. *

!• Toy. D. Rttiaart, ÀctaS, Theodoti, an. 303.

3. Sur le chaut dea premiers chrétient, voir le P. Aievedo, dîssert. XIX, inter ^ûwrt. Zaccbar., t. II. — Bingham, lib, XIT, cap. i et n. — - D. Martène, de ÀnUqnit. Bccleê, ri<t6.,lib. lY, cap. m.

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