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Et non-seulement les premiers Chrétiens chantaient, mais ils chantaient tout Toffice, sauf les oraisons ou prières récitées par Tévéque et le prêtre, et chantaient deb(»ut {stantesY; ils chantaient constamment les hymnes et les psaumes, qui étaient des poésies sacrées faites pour le chant, Psalmus eontm est*; disons mieux, ils chantaient toujoun^ et partout, dans l'église, dans leurs maisons^ durant leurs repas, dans leurs travaux, et ^^icore dans les saintes veilles qui interrompaient le s<^oimeil de la nuit'.
Quel était enfin ce chant des premiers Chrétiens? Parmi les quatre manières de chanter constatées au quatriènie siècle, nous en trouvons trois usitées d^ns les siècles anté^ rieurs : I* Le chant alternatif ou à deux choeurs, Canins antipkonus. Les Chrétiens ne manquèrent pas d'adopter uu mode dont les Hétoe«x*, les Grecs ^ et les BxM»ains^ leur fournissaient de» modèles, et qui joignait à l'agrément de la symphonie l'avantage de soulager par le repos alterna^ tif. — 3^ Le chant à refrain, Cantus rêspansoriuSy qui consistait en ee que le chantre commençait chaque verset, que le peuple répétait ou achevait, ou même après lequel le peuple chantait toujours les mêmes paroles^. Ce mode était suivi comme ancien, au moins en un certain nombre d'églises, d'après les Constitutions apostoliques/ Populu» extrema ^ersuutn suceinat^, -^3^ Le chant droit , simul*tané on symphonique, Cantus directus. On appelait ainsi le
t. Voy. Tertull., de Ofùt*, c«|). xu.wB. Chrfsost., 09mti, 14, S, 4f in EpUt. 1 . Timoth., cap. v. — D. Aug., sermo 3, in Psalm. 36, n. t.
tt D. Augu8t., Enarr, in Psalm, 146, t. IV. —«Of. Cbfytoit., Bajpoê, in Psalm. , i 4 fl , t. V, opp. Psalmodier, «'était, nmi réeiter, mais «hutev des yMoves, •tiliraiit la foret du irerbe <^X1hv, ohes ici Gnes.
9. Voy. eiem. Alex., Pmdctg., lib. U, «a^, iv. — D, Cypriao., epSsL S, ad D<mat,f prope finem. — TertuU., ad UKor*^ lik. II, cap. ix, et ir. m^CpêUlU, apostoL, lib. Il, cap. ixr»
4. Voy. Diêêm. MM» la muHqw dss Hébreu», -^ Menoeb. in Iteod,, eàp. cmi.
5. Iliad,j lib. I, y. 604, où Homère fait ainsi cbaater lea Mutee.