PENITENCE, JEUNE. ABSTINENCE
de Vêpres, à six heures du soir. On jeûnait ainsi les quarante jours avant la fête de Pâques, Quadragesima^ le Carême, que la tradition faisait remonter aux Apôtres^; 2° les demi-jeûnes, semi-jejunia, qu'on rompait à None, et que Ton désignait généralement sous le nom de Stations (XXXIII, 6), sans y attacher partout un caractère obligatoire*; 3* les jeûnes de circonstance, ordonnés par révêque pour des besoins particuliers : £x aligna soUicitudinis eccksiastica causa, dit Tertullien*. — Pour les jeûnes des Ordinations et Quatre-Temps, nous n'avons que des conjectures*.
La règle commune du jeûne, aux premiers siècles, était de ne faire qu'un seul repas et de s'abstenir de chair et de vin. Il y avait de plus trois degrés au-dessus de cette règle : 1® Ykomophagiey qui consistait à ne manger que des aliments crus; 2** la xérophagie, qui ne permettait que des aliments secs, tels que noix, amandes, etc.; 3® enfin le jeûne au pain et à l'eau. Ces jeûnes plus rigoureux étaient libres dans l'Église catholique; mais on les observait universellement dans la Semaine Sainte. C'était même l'usage de passer les deux derniers jours, au moins le Samedi Saint, sans prendre aucun aliment. C'est cette abstinence complète qu'on a depuis appelée jVwne doiAle et de superposition. Plusieurs, dont la force égalait la ferveur, passaient ainsi les trois ou quatre derniers jours de la grande semaine, quelques-uns même les six jours, ainsi que l'at*
1. Voy. D.Iren., apud Boseb., lib. T, cap. jxvr, p. 191, et en même temps D. Lumper, t. III, p. 281, et BeTeridge, Codex canùn., lib. III, cap. vit. — Tertull., de Jejun.j cap. n, xin, xr. — > Origen., homil. 10, in leo., n. S. — Corutitut., lib. V, cap. xiii, et Canons apoêtoliq.y can. 61 (alias 68 Tel 70). — Concil. Nicœo.i can. 5, et Laodic, cap. l, et poMtm.
2. Voy. Clem. Alex., Strom., lib. VII, § 12, p. 877. — Tertall., de Jejun., cap, zm, n et xir. — Origen., t6ti.— Conslit» apottoL, lib. V, cap. xr et xx; lib. VII, cap. xxiii.