Tertull., de Jejun,^ c. xiii
4. Voy. Muratori et Sbaralea, franciscain, de Jejuni^ IV Tempore, dissert. XI, XII. » Apud Zacch., t. I, p. 140 et 153.
386 LBÇON XXXIV. ÉTAT DE L'ÉOLISS AU II* BIBCLE.
testent saint Denys d'Alexandrie^ et saint Épiphane^. Eu« sèbe, parlant d'après Philon, cite des faits semblables des Thérapeutes, dont plusieurs, absorbés par la contempla-^ tion^ passaient trois jours, quelquefois même six sans manger*.
Att jeûne qui matait le corps les premiers Chrétiens joignaient un grand esprit de pénitence intérieure qui faisait, des jours de jeûne, des jours d'humiliation et de tristesse : les prières étaient des supplications et les oiBces plus longs; plusieurs même étendaient à tous les jours ds jeûne l'usage de ne pas se donner le baiser le Vendredi Saint*.
A des Chrétiens si fervents il n'était pas besoin de près* crire des règles bien rigoureuses pour le nombre des jours de jeûne et pour la manière* L'Église laissait donc une grande liberté aux églises particulières et tolérait la diversité qui en était la conséquence. Cette liberté toutefois ne s'étendait pas h la substance même des institutions qui réglaient les jeûnes, surtout celui du Carême, et plus d'une fois les premiers conciles rappelèrent les tmciennes règles eecUstastiquêi sur cet objet ^» La ferveur était libre, mais non la lâcheté.
â* Excommunication^. -*«• Toute société, civile ou reli* gieuse, a, de droit naturel, le pouvoir de séparer de son sein les membres devenus pour elle un poison ou un opprobre et un scandale. Cette séparation se fait, dans l'ordre civil, par la condamnation à la mort civile et à l'exil ; dans
1. Vôy. Epist. ad BasiHâ,^ tpnd tâbbe, 1. 1, p. 834. 1. Expàsit. fidei, g 11.
3. EuBeb., lib. II, cap. mt^p, ^6. •*- Voy. Uugtiet, disierf. XXin, S *•