‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 183 sur 329 · De EœhorLf cap. si. ""CS* de Monog,, cap. xtt · texte numérisé non relu

De EœhorLf cap. si. ""CS* de Monog,, cap. xtt

2. Yoy. Fllesac, Dewtae, disaert. XLIV. — Apud Zaeeh., t, n. Mnratori, de Synifactis et Agapetis, dissert. XLV. Apud Zacch., t. H. — Ces deux auteurs, eurtout Muratori, et en général les historiens et les critiques, ne Toient que les abus survenus et ne rendent pas justice à l'origine et aux premiers temps des Agapètes.

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mœurs primitives, ils n'ont pas songé à faire revivre la sain/te association des agapètes.

5. A notre deuxième question, s'il existait dans les premiers siècles un texte formel et obligatoire sur le célibat des clercs, nous répondrons négativement, en ce sens que les monuments ne nous en fournissent aucune preuve certaine, et que d'ailleurs il nous semble probable qu'en effet un tel texte n'existait point dans nos deux siècles apostoliques. La continence n'apparaissait pas moins aux clei'cs avec un caractère obligatoire fondé sur la sainteté de leur caractère et de leurs fonctions. Tous les règlements de l'Église les conduisaient à cette pensée : elle choisissait pour ses ministres les vierges de préférence, à leur défaut les veufs, et enfin des hommes mariés, mais avec certaines conditions qui garantissaient la modération de leurs penchants; et à ceux qui étaient une fois engagés dans l'ordre du diaconat et au-dessus elle interdisait le mariage. On convient généralement de ces points, et personne ne peut méconnaître cet esprit de l'Église en faveur de la conti-^ nence, dont ils sont empreints; mais ils ne tranchent pas encore la question. Pour la trancher, en effet, il eût fallu ordonner formellement aux clercs majeurs, mariés avant leur ordination, de s'abstenir de leurs femmes désormais. Elle ne le fit pas; elle se contenta de manifester de toutes manières son esprit, d'en pénétrer ses ministres et de leur montrer la voie dans laquelle ils devaient marcher. Elle s'en rapporta, sur ce point comme sur tant d'autres, comme sur les jeûnes, les abstinences, etc., à la grande ferveur qui régnait dans tous les rangs, surtout dans ceux d]a clergé, et sa confiance ne fut point trompée. La continence dans les ordres sacrés fut tellement gardée dans les deux et trois premiers siècles, qu'elle apparut aux siècles suivants comme une règle apostolique et sacrée, fondée sur la pratique universelle, sur l'opinion et la coutume. Au fond elle était une loi réelle, une loi traditionnelle, et c'est ainsi qae nous la présentent Ëusèbe, saint Cyrille de Jérusalem,

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saint Grégoire de Nysse, saint Épiphane, saint Jérôme, le pape Sirice et les derniers conciles du quatrième siècle^ 6. 3« Revenus ecclésiastiques^, — L'Eglise des deux premiers siècles n'avait d'autres revenus que la charité de ses enfants, et ce fonds ne lui manqua jamais. L'usage des collectes, introduit par les Apôtres à l'imitation des Juifs, s'étendit dès l'origine et se régularisa dans toutes les églises. Saint Justin • et Tertullien ^ le marquent expressément au deuxième siècle. Ce fonds commun était le patrimoine des orphelins, des veuves, des indigents de toute espèce, des prisonniers, des confesseurs et des voyageurs. Le clergé ne figure pas dans cette énumératîon faite par les deux apologistes, par la raison sans doute que, s'adressant aux Gentils, ils ne crurent pas devoir en faire mention; car il est certain, du reste, que ce fonds n'était pas moins destiné, et môme avant tout, à l'entretien des ecclésiastiques, au moins à titre d'indigence. C'est ainsi qu'en parlent les Canons apostoliques, lorsqu'ils permettent à l'évoque, dépositaire et seul administrateur* de l'argent des collectes, d*y prendre d'abord ce qui lui est nécessaire à lui-même, si toutefois il n*a pas de biens propres, et lui ordonnent, sous peine de destitution, de pourvoir aux besoins des clercs indigents •. C'était ainsi que, par le concourg filial des fidèles et par l'administration purement paternelle des évoques, chaque église vivait dans son inté-

f . Voy. «urtôttf saint JérAmé, ïtpiit, aé Nmmach. 4 S (allas SO), n. <<• " Bjiist. Siricii ad AfHe<m. — Àpqd |.a|>l)e, t. Il, p. lOSH. *- Yôy. aUtoi W f^ et les conciles cités par le P. Noël Alfx&adre, sec, 49| tjitaeit* XU(» f^^' ' t. IV, p. Î9%, edit. Venet.

%, Sar las reve&vi eeotésiaatlques dans les premier^ temps de l'^H^e, ^^ ThomaMiB, DiidpHntt part, ni, Hy. I, oh. t et luiv. ^fielt àgfîo, I** h P^'^ cap. vin, — Binghw, lib. IV, cap. tv. *-Z)0 CalUetit Chri9tiçmr.,fV P. C*'»*'* dissert. XXV, 1. 1, p. 244 apud Zaccb. — Duguet, diwert, XLIH»

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