‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 184 sur 329 · REVENUS ECCLESIASTIQUES. MŒURS CHRETIENNES · texte numérisé non relu

REVENUS ECCLESIASTIQUES. MŒURS CHRETIENNES

rieur sous le régime de la famille. Cette forme sociale tout apostolique supposait la ferveur et la simplicité des premiers temps; elle devait passer avec Tépoque, se modifier . selon les circonstances et s* absorber, sans se perdre, dans une législation qui déterminât les droits de Tévéque et des différents ordres du clergé, et Temploi des biens de rÉglise.

. LEÇON JOCTfl.

1. Mœurs chrétiennes ^ — Cette partie si intéressante de Thistoire de l'Église primitive est tellement rebelle à l'analyse, que, dans Fimpuissance où nous sommes de lui donner l'étendue qu elle exigerait, nous devons nous borner à en donner ici une sorte de table raisonnée, avec Tindioition des sources. '

La première chose qui frappe dans la vie des premiers Chrétiens est la foi vive et la piété qui les animaient en tout et partout, dans Tîntérieur de leurs maisons comme sur les échafauds. De là ces prières, ces veilles, cet usage si fréquent du signe de la croix, ce chant presque perpétuel des psaumes et des hymnes, etc.; enfin ces travaux effrayants delapénitencepublique,lorsqu*une passion violente les avait entraînés au crime *. Bans leurs maisons, leurs ameublements, leurs habits et leur m>aintien '^ ils gardaient cette belle et sage modération qui tient le milieu entre le

1. Sur le»iilteUftchf8tieiinéâ, y(Ât ttanlàch), t. III.<«->âeWag^l<), lib. I. ptH. î*, tiap. in. — Mœur$ dêê chtitii/m^ ]pèkr Fleury; la traduction lattae, lH9tiipHna fopuit i)eit avec les notes de Zaccharias, et les dissertations qu'il a réunies à la suite.

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