PERSÉCUTION DE SÉVÈRE
40 Sur le pape Victor et les Asiatiques, touchant la Pâque, p. 159 ;
5«,Sur les habits sacrés, p. 266;
60 Sur la litargfe écrite, p. 271 ;
7« Sur le pain fermenté et le pain azyme, p. 375;
8» Sur la pénitence publique^ p. 280 1
d<> §ur les originM des commqnaut^s moniistiqueff, p« 3 1 0«
SniETS BB mSÔEttTATlONS.
10 La loi du geeret, p. 99 { $0 1,11 jastlficatton des Pèrei, p. 222 ; Z^ L'unité des j^ridiclionB ecclésiastiques, p, 260 s 4^ Les inconvénient* des liturgies pn langue vulgaîroi p, 270 ; &<* La communion sous les deu:i espèces, p, 276; GO Enfin le corollaire immédiat de ce tableau de l'Église primitive, p. 818.
LEÇON txvmi
i. Xîô troisième siècle commença par des révolutions politiques et Une persécution. Après la mort de Commode, qui fut empoisonné et étranglé, les prétoriens, soldats indisciplinés, proclôttèrent le brave et sage pertinax, puis le massacrèrent indignement, et mirent U pourpre à rencan< Elle demeura à Didius Julianus, qui mit la dernière enchère 8tiip Sttlpicien. Ufl affront si sanglant fait à la majesté de Tempire réveilla dans les Romains quelque gentiment d'honneur et de dignité : le peuple ne put souffrir Julianus^ et les armées firent trois empereurs, Niger en Syrie, Albin dans la Grande-Bretagne, et Sévère en îllyrie. Ce dernier, doué d'ailleurs de grandes qualités, fut le plus habile : il marcha droit sur Rome, où le sénat raceueillit avec empressement après avoir déposé et condamné à mort le malheureux Didius Julianus (193). Sévère se porta pour le ven-
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geur de Pertinax, cassa les prétoriens et triompha de ses deux puissants compétiteurs*. Il se montra d'abord favorable aux Chrétiens; mais c'était là un effet de sa politique: dès que ce prince, fourbe et cruel, n'eut plus besoin de ces ménagements, il laissa un libre cours à la haine aveugle des populations. Les premiers martyrs souffrirent en Afrique (200). Nous mentionnerons seulement les douze Scyllitains (de la ville de Scyllite), décapités à Carthage. Saint Augustin les a célébrés dans un sermon perdu ou non imprimé*. Il y eut encore des victimes en difféi'ents lieux; enfin la persécution devint générale*. L'édit portait seulement la défense, sous des peines sévères, d'embrasser soit le Judaïsme, soit le Christianisme^. Il n'attaquait pas les Chrétiens eux-mêmes, et semblait n'être qu'une transition aux édits sanglants qui vinrent un demi-siècle plus tard; il eut toutefois le même effet, et « ouvrit des sources surabondantes de martyrs, » comme s'exprime Clément d'Alexandrie*. « L'épouvante fut telle, dit Eusèbe, qu'un « écrivain ecclésiastique. Judas, crut que les temps mar- « qués par l'Antéchrist étaient arrivés*. » Les plus illustres d'entre ceux qui furent alors couronnés sont saint Léonides, père d'Origène, et sainte Potamiène dans Alexandrie : sainte Perpétue et ses compagnons en Afrique^; saint
1. Sar Pertinax, voir Crerier, HUt» dêê mupenmrê romatiw. Hdiii l*iiidiqiioiis ime fois pour toutet; TiHemont, Emp,, t. n, à la fin. — Sur Didins Julianas, Sé- Tère, Niger, ete., voy. le t« 11^ On peut voir auni Chateaubriand, Étudety premier diseoun.
t. Voy. D. RoiBart, TiUemo&t, les BoUandiites, 17 jnitt., D. Lumper, I. Vil» p. 465, ete.
8. Sur eette persëeution, voir D. Rainart, Aeta fnartyrum.»>Tillemont,t« in, p. 114. — D. Cellier, t. Il, et touslet lûiloriens étendni. Mosheim a domié une diiaertation trèt-MTtnte : d$ JEtaHe ApologêUei TeriulUani, et iniUo pirMflv- Uonii Chritt, mtb Severo, t. 1, Ditsert., p. 9.
4* Judseos fieri sub gravi pœna Tetuit. — Idem etian de Cbriitianit aantit. *- Spartian., in Vita S0O0W, n. 17, t. I, p. 618, edit. Varior.