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Gnostique. — Continuant son préambule, Origène donne ce symbole catholique tel que nous l'avons encore aujourd'hui. Il y marque l'unité de Dieu, du Dieu créateur...; Jésus-Christ né du Père avant toute créature, Dieu fait homme, ayant un corps semblable au nôtre, mais formé de la Vierge par le Saint-Esprit; véritablement mort, ressuscité et monté au ciel; le Saint-Esprit égal en honneur et en dignité au Père et au Fils (ce qui ne peut s'entendre que d'une personne divine) ; notre âme, substance distincte, libre dans ses actes, laquelle, au sortir de ce monde, doit recevoir, en récompense de ses mérites, la vie éternelle, ou, si elle se trouve coupable de crime, être dévouée au feu éternel et aux tourments de l'enfer : Igni œtemo ac suppliciis mancipmda; la résurrection de nos corps; le Démon et ses Anges qui tentent les hommes; la création et la fin du monde ; la divinité des Écritures, dans lesquelles toute l'Église reconnaît, outre le sens littéral, un sens spirituel dont la connaissance est réservée à ceux-là seulement à qui la grâce du Saint-Esprit a été donnée avec la parole de la Sagesse et de la Science ^ — Origène donne ensuite les points laissés à la discussion, et entre en matière. Dans les quatre livres de son Péri archôn, il traite successivement des matières qu'il a énoncées dans son prélude, et termine en se résumant.
4. Au milieu de si graves études, Origène fit plusieurs voyages, que les circonstances, le zèle ou la charité lui firent entreprendre. Il se rendit en Arabie (214) , près du gouverneur qui voulait conférer avec lui, comme plus tard à Antioche (218), pour la princesse Mammée: Déjà il s'était retiré àCésarée de Palestine, en 216, où Tévêque Théoctiste et saint Alexandre de Jérusalem le chargèrent d'instruire le peuple dans l'église. L'évêque d'Alexandrie, Démétrius, s'en plaignit et rappela Origène. Après les dix ans de calme qui suivirent son retour d' Antioche, Origène fut
i, Origcn., Péri arch.y in prooem., n. 2 et 8.