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des mœurs pures et trèô^austères , et que toute sa vie il enseigna publiquement la doctrine chrétienne, sous l'autorité et avec T assentiment d'évêques saints et orthodoxes, d'abord dans Alexandrie, puis à Gésarée.
2* Il est également certain qu'Origène a tenu formellement, pour règle supérieure à toutes les opinions de la raison, le symbole traditionnel de l'Église catholique; qu'en le posant comme tel , en tète de son corps de théo* logie, le Péri ûtchôn, il désavouait par le fait tout ce que ses opinions particulières pouvaient avoir de contraire à ce symbole; qu'enfin, loin de se départir de ce respect souverain pour le symbole comme règle absolue de la foi, Origène n'a cessé d'en faire preuve, même dans ses sentiments les plus hardis et les plus téméraires , par la crainte et la réserve avec lesquelles il les émet. Nos rationalistes, qui ont abjuré cette règle catholique de la foi , marchent-ils comme Origène, cum magno metu et cûuiela\ même dans leurs opinions les plus audacieuses?
3» Non*seulement le symbole catholique nous répond de la foi d'Origène sur plusieurs articles fondamentaux et explicites dès les temps apostoliques , savoir : la trinité et Tégalité des personnes divines, la nécessité de la grâce et l'éternité des peines ; mais ses écrits, et notamment le Péri archdn^ renferment des textes formels en teur faveur'. Comment expliquer maintenant les expressions qui semblent, en d'autres endroits, contraires à ces dogmes? Dira-t-on qu'Origène les a émises avec la vue claire d'une opposition réelle au symbole et à ses propres témoignages favorables k l'enseignement catholique; en d'autres termes, qu'Origène les a entendues dans un sens formellement hérétique? Mais alors comment expliquer ses craintes et sa réserve, dont nous venons de parier plus haut? Comment aussi