‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 207 sur 329 · Voy. D. Cyp., de Lapais ^ n. 5 et · texte numérisé non relu

Voy. D. Cyp., de Lapais ^ n. 5 et

2. Sur câtle persécttUon, voir EuselK, lib. VI, eap. «xiJt el Mlî *»''''^"* saint Cyprien, ep. 7, n. 1 j 5î, a. 9, édil. Balaie; S. Greg. Hf»»* ^♦* ^^^ Thaumat, — Tillemont^ t. lll. — D. Ruinart, etc.

DàCE. SEPTIÈME PERSÉCUTION. 843

des cachots infects, qui étaient déjà une torture continuelle et insupportable; lasser enfin les plus intrépides par des tourments affreux, variés, prolongés et ménagés avec art, évitant de faire mourir, sinon qu'après avoir épuisé tous les raffinements les plus barbares : tel était Tédit impérial, qui ajoutait les plus terribles menaces contre les gouverneurs eux-mêmes s'ils ne Texécutaient rigou-*reusement^

Rien ne peut rendre l'épouvante que cet édit de sang répandit parmi les Chrétiens. Mais, au milieu de l'effroi universel, il y eut bien des conduites différentes : nous les rappelons à trois catégories principales qui correspondent aux trois classes de Chrétiens qui remplissaient alors l'Église, savoir : i® la classe des hommes amollis, entièrement déchus de la ferveur primitive; et ceux-là apostasièrent plus ou moins lâchement : les uns en sacrifiant réellement, et on les appelait tombés^ lapn; les autres en achetant des magistrats un billet, libellm, qui attestait qu'ils avaient sacriifié; et on les désignait sous le nom de libeltaiici, qu*il ne faut pas confondre avec ceux qui, dans les persécutions précédentes, avaient donné des sommes aux magistrats seulement pour n'être pas recherchés; â^'la classe des tièdes, dont la ferveur n'avait éprouvé qu'un affaiblissement plus ou moins sensible; ils formaient la masse des fidèles, et la plupart, pleins d'une juste dé* fiance en leurs foliées, prirent la fuite plutôt que de s'ex-» poser à succomber; 3"" enfin la classe des fervents, qui formaient l'élite des Chrétiens et devaient se rencontrer plus ordmairement dans les vocations les plus parfaites, dans le clergé et parmi les ascètes. Ces généreux Chrétiens demeurèrent fermes, et grand nombre consolèrent l'Église par l'héroïsme de leur martyre.

La règle ordinaire obligeait les ministres sacrés, surtout les premiers pasteurs, à demeurer au milieu de leur trou-

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