‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 213 sur 329 · D. Cypr., Epist · texte numérisé non relu

D. Cypr., Epist

CALAMITÉS. ZELE DE SAINT CYPRIEtî. 363

7. Le zèle de saint Cyprien ne se renfermait point en Afrique. Il pressa Etienne de condamner Marcien, évêque d'Arles, que les évoques des Gaules avaient dénoncé à ce pape comme partisan de Novatien^. Il arriva, au contraire, en Espagne que deux des évêques, Basilides de Léon et Martial d'Asturie, déposés pour cause d'idolâtrie, s'adressèrent eux-mêmes au pape saint Etienne, qui les rétablit dans leurs sièges. Mais le clergé et le peuple de ces deux églises refusèrent de les recevoir et consultèrent le primat d'Afrique, Saint Cyprien leur répondit qu'ils devaient s'en tenir à la règle établie qui excluait les apostats des rangs du clergé. Il ne rejette point la sentence de réhabilitation émanée du pape comme nulle par défaut d'autorité et de juridiction, mais seulement parce qu'il la croit fondée sur un faux exposé, c'est-à-dire subreptice. Toujours nous retrouvons la primauté romaine en action et reconnue. — Loin de la contester, cette primauté, le grand évêque de Carthage fut, au contraire, l'homme de la Providence pour lui donner le premier l'évidence théologique. Voyons comment il accomplit cette belle mission.

LEÇON XLIL

1. Lorsque les partisans de Félicissime eurent formé des assemblées à part et qu'ils se virent présidés par leur évêque Fortunat, ils s'étaient proclamés tout naturellement la véritable église de Carthage. Il y avait deux moyens également faciles de les confondre : l'un pour Tinlérieur .de Carthage, en leur démontrant la validité si évidente de l'élection de Cyprien; l'autre, en leur objectant l'union avec le centre de l'Église catholique, la chaire de Pierre. Ce dernier moyen était d'autant plus péremptoire, que les schis-

Page 1