‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 219 sur 329 · VALIÉRÏEN. HUITIÈME PERSÉCUTION. CALAMITÉS · texte numérisé non relu

VALIÉRÏEN. HUITIÈME PERSÉCUTION. CALAMITÉS

LEÇON XLin.

1. Le grand débat de la rebaptisation était épuisé lorsqu'une nouvelle persécution vint troubler la paix dont les Chrétiens jouissaient depuis quelques années. Valérien était

cet Uolkenbuhr, Binas DiasertationeSy de epittola et morte Firmilicmié -— Àlbe< rus^ t. 1, Diesert. selecta argum. Hist, ecclet, -— Ou trouve beaucoup de pièces bonnes et mauvaises dans D. Lumper, et plusieurs des meilleures dans le t. HI^ Patrol, latin, y édit. Migne.

2^ àXmtJM HOSTILES ÂXJX PA»8, *

1^ docteurs Ellies Supin, Biblioth. des afUeu/ta ecctéa.f 1. 1, et Laimoi, Epitt* ad Bevikiquam, U TUI, opp. •-» Duguet, dissert. XIY. Il traite la question en janséniste modéré et en érudit superficiel. •*» D. Gervaise» Vie (anonyme) de saint Cyprien, très-mauvaise. —D. Lumper, t. XI etXII) qui est moins mal. •- L'auteur des Àcta Cypnùnioa de baptigandis hœretieis, mauvaise pièce avec de plus mauvaises notes du protestant Cl. Boysen, insuffisamment relevées par dom Lumper, qui ra insértfe tome XII, page 188» «* Bu général, les hiitQrienB et critiques protestants,

raoBLiitts.

10 les Uttres de iaint Cyprien et de Firmilien sont-elles authentiques?

Pour {& négative : Missorius; le P. Tournemine, qui doute. — Contre la lettre de Firmilien en particulier', Molkenbuhr, Alberus, etc. Voyez ces auteurs supra»

Pour l'affirmative : Palma, Institutiones, 1. 1, p. 142, et généralement tous les critiques, sauf les auteurs ci-dessus. Déjà saint Augustin avait combattu malgré lui pour cette authenticité. Yoy. Epist. 93, aci Vincent. y cap. x, n. 38 et 39, t. II, col. 368. — Cf. Epist. 108, n. 9, t. Il, col. 461.

20 Le pape Etienne a-t-il erré sur le baptêrnsy en admettant des formes essen" tieltement altérées?

Pour l'affirmative : Plusieurs protestants^ Blondel, Basnage ; et quelques catholiques^ Launoi, Dupin et D. Gervaise.

Pour la négative : Tous les auteurs catholiques, sauf la petite exception ci-dessus. — Parmi les protestants, Bingham, de Baptismale laicorum, part. I, cap. i, § 20, t. XI, p.

3o Saint Etienne et saint Cyprien ont-ils regardé la rebaptisation comme une question de simple discipline y et non de foi?

Pour la négative : Bossuet, Defensio déclarât. Cleri Gall, part. Il, Ub. XIV^ cap. y, et en général les auteurs qui ont voulu trouver dans l'opposition de saint Cyprien un argument contre l'infaillibilité du pape.

Pour l'affirmative : Thomassin et Roncaglia, qui affirment pour saint Cyprien et saint Etienne. — Le P. Noël Alexandre, l'auteur anonyme et la plupart des critiques qui ne parlent avec raison que de saint Cyprien et de Firmilien. Nous croyons

bon et juste par caractère; mais il était plus faible encore, Macrien, son préfet du prétoire, qui le dominait, trouva moyen de le tourner contre les Chrétiens, et la persécution commençai Les premiers édits prohibèrent les assemblées, sôus peine d'exil (257). Ce fut toutefois dans cette première année que saint Etienne reçut la couronne du martyre, après un pontificat de quatre ans. Il défendit de se servir des habits sacrés ailleurs que dans Téglise, et soutint avec zèle et autorité la tradition contre les rebaptisants. Il eut pour successeur son archidiacre saint Xiste.

que le pape saint Éfienne ne le rendait pu compte de ce point de la question. La Uiéologle n'en était pas encore là. Pour saint Cjprien, très-porté à présentapile point comme dogmatique, il s'obstina toutefois à n'y voir qu'une question libre, et par conséquent de discipline, ainsi que nous l'avons montré.

4* Saint Augustin a-t-il pensé que le concile plénier dont il parUy tans le nommer f aurait seul définitivement jugé la question de la rebaptisationy mcUgré le jugement dogmatique du pape saint Etienne ?

Pour ïaffirmatiw : En général, les adversaires de Tinfaillibilité du pape. Hais ils ne font pas attention que, le jugement du pape Etienne ayant été approuvé dans le temps même par le silence ou l'assentiment positif de tous les évéques catholiques, excepté les rebaptisants d'Afrique et d'Orient, leur opinion attaquerait Tinfaiilibiiité même de l'Église enseignsjite ; à moins qu'ils ne disent avec Launoi que le pape Etienne était seul de son sentiment, absurdité qui est loin de lear pensée.

Pour la négative : En général, les défenseurs de l'infaillibilité du pape. Voir, entre autres, Roncaglia, dans Noël Alexandre, 3" ssec, p. 101.

50 £e pape Etienne a^t-il réellement excommunié les rebaptisants?

Four l'affirmative ; Baronius, an 258» — Roncaglia, p. 98.

Pour la négative : L'auteur anonyme, Noël Alexandre, Thomassin, Tournely, de Sacramentis, — Billuart,! t. XVI. — C'est l'opinion commune.

6« Saint Cyprien et Firmilien se sont-ils rétractés?

Pour l'affirmative : Baronius, an 258, n. 52.

Pour la négative : Noël Alexandre, qui doute néanmoins pour saint Cyprien ; D. Gervaise. — C'est le sentiment le plus reçu. —Voir D. Gastel, Controv. 23.

7* Saint Denis d'Alexandrie était-il rebaptisant?

Cette question se rattache comme complément à celle des rebaptisants an temps de saint Cyprien.

Yoy. D. Lumper, t. XIII, p. 69, qui indique les auteurs pour et contre.

Tillemont, t. IV, p. 142, présente saint Denis comme flottant entre les deux sentiments. Cette opinion ressort des lettres de saint Denis et explique son rôle de conciliateur.

1. Sur celte persécution, voir Tillemont. t. IV, D. Ruinart, etc.

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L'année suivante, la persécution devint sanglante, et quoique Tédit ne comprît à la lettre que les ecclésiastiques et Ids hommes qualifiés^ il y eut néanmoins une foule de martyrs de tout sexe et de tous rangs. L'histoire, il est vrai, se tait sur la plupart des provinces; mais ce silence ne prouve pas qu'elles furent épargnées. Connaîtrionsnous, par exemple, les interrogatoires, les différents exils de saint Denis d'Alexandrie et les fureurs de la persécution en Ëgj'pte, sans quelques fragments des lettres de ce grand évêque conservés par Eusèbe ? Les victimes furent nombreuses en Afrique; mais la plus illustre de toutes fut saint Gyprien. Après avoir soutenu, durant ses deux exils, son clergé et son peuple par ses lettres, il fut enfin décapité à Sexti, près de Carthage, au milieu de ses clercs, de ses amis, de son peuple, et de la foule des Gentils accourus à ce spectacle^. Il laissa un assez grand nombre d'écrits et de lettres sur les discussions du temps et les différents devoirs de la vie chrétienne. Le caractère dominant de ces écrits est la pratique; on retrouve partout le pasteur, révéque, l'homme de la règle et de la discipline. Il fut suscité de Dieu pour rappeler les schismatiques à l'obéissance, et défendre contre eux l'unité du gouvernement de l'Église, qu'ils déchiraient. C'est surtout par l'accomplissement de cette belle mission que saint Cyprien s'est élevé au premier rang parmi les Pères des premiers siècles*. ^ A Rome , la persécution sévissait avec plus de violence ^encore. Elle couronna le pape saint Xiste (258) ^ et le ' clergé no put élire son successeur saint Denis que l'année suivante 9 après une vacance de treize mois. L'illustre

j 1. n faut Ure Mt Aeiêi, dam D, Kidiivt, et le récit dn diacre Pontius, qui raeconpagna partout*

S. Sur les ouTragei de uint Cyprien, Toir D. Lumper, t. XI, p. 9t ; la saTaote JHsitrtation de D. le Nourry, sur le liTre ad Demetrianum, dans son Apparatus ad Bibliotheaun Patrum, t. II ; les Vies de saint Cypriên, dans Pamelius et D. Maran, ses éditeurs, et Tillemont, t. IV.

3. Sur ce pape et sur sa chronologie, qui a des diffiettltét,voy.Blanchini, sect. t5, o. tt4, et poitim»

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