‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 221 sur 329 · I. ApiM Mamii t« I| col. 1034 et · texte numérisé non relu

I. ApiM Mamii t« I| col. 1034 et

S« Cuieb., lib. VU, cap. xxx; — Mansi, col. UOÔ.

i. Sur t»aal dé S&motôte et ies ^auliailistës, voir fiuseb* , lit). Ytl, <iàp. xkvn, tftd «Tec les Notes de Valois; — Hansi) 1. 1, col. 1031 .

4. 8w ssiil Dtnis et tainl Grégoire, et sur It urt ^critt^ wir Euseb^v lib« Yl tt vn{--*uint Atlum., d» SênUnlia i>«Ofiy«tt'; «r TiUenioiit, t4 lY; ^ D. Lwnpcr, t. XIII; Noël Alex. 3* sœc, cap. it-; — Dissert, XYIi el K;^BttHus« X>#- ^n$hfdêiNictÊÊmn99^* SU eai>« » et *«>.

af76 LEÇON XLIII. SAINT BUTYCHIBN. AN 274-384.

oape Etienne (si toutefois la fameuse lettre à saint Gyprien est de lui).

Le pape saint Denis mourut aussi dans ce même temps (268). Le Liber Pontificcdis dit qu'il partagea les églises aux prêtres, et établit les cimetières, les paroisses et les diocèses; c'est-à-dire, selon Baronius, qu'il aurait rétabli ces circonscriptions bouleversées par les dernières persécutions. Il eut pour successeur saint Félix, élu en 269. — L'empire avait lui-même 'changé de maître. Gallien, tué devant Milan (268), laissa la pourpre à Claude II, qui l'honora par ses grandes qualités, et fut enlevé par la peste après deux ans de règne (370). Son frère Quintile ne dura que vingt jours, et Aurélien fut reconnu de tout l'empire.

9. Juste, sévère jusqu'à la cruauté, Aurélien fut un grand capitaine et un esprit faible et superstitieux. Les ennemis des Chrétiens profitèrent de cette disposition et lui firent signer des édits de sang, cruenta scripta (274)^. Mais la mort imprévue de ce prince tué en Thrace par quelques-uns de ses officiers trompés, à qui on fit redouter sa colère, arrêta la persécution avant qu'elle eût pu s'étendre aux provinces les plus éloignées. Il y eut toutefois des martyrs, et Ton peut croire que les populations hostiles aux Chrétiens profitèrent des édits pour les persécuter durant l'interrègne de sept mois qui se termina par l'élection de Tacite. — Nous citerons le pape saint Félix (274), que les martyrologes, d'accord avec les circonstances, qualifient de martyr. Il renouvela l'usage de célébrer le saint sacrifice sur les tombeaux des martyrs^ et saint Ëutychien lui succéda (275). Nous mentionnerons encore saint Mamas en Cappadoce, saint Gonon et son fils à Icône, etc. — Tacite ne fit que passer. Probe, qui fut reconnu après lui (276), fit admirer ses exploits et chérir la

1« Laet., d4 MorHb, parMCtil., cap. ti.*- Sur cette penédatioii, voir Tilledont, t. lY, et Kmp., t. Ht ; aor Aurélien, Pagi, an S7S ; -~ Saccarelli, an S 74 ; — D. Buinart, Prmfat,

t, Vpjea Bona et SaU, lAhirgia, lib. ï, cap. wx, n, 5 ; — BUncbiBi. a»t« t7.

HANÈS. LES MANICHÉENS. 377

paix qu'ils procurèrent à tout l'empire. Il n'en fut pas moins tué par ses* soldats (282), après un règne de six ans.

Ce fut surtout sous le beau règne de Probe que l'Ëglise, retrempée dans le sang de ses martyrs, prit comme un nouvel essor, Ëusèbe nous apprend qu'au temps où nous parlons, on vit les Chrétiens en foute dans le palais des empereurs, et même à la tête des provinces ; Quitus regendos etiam provincias committebant. Les églises, devenues insuffisantes, étaient remplacées par de plus grands édifices^; enfin le Christianisme triomphait. Mais Tennemi de tout bien, comme pour s'en venger, suscitait en ce même temps une nouvelle secte, plus perverse que toutes celles qui l'avaient précédée : nous voulons dire le Manichéisme,

1. * Un Arabe nommé Scythien, que le commerce avait enrichi, se retira à Alexandrie, curieux de connaître les

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