Xufteb., lib. VIII, cap. itti
892 LEÇON XLV. SAINT MARCELiaN. AN 304-312.
gone et saint Pierre, officiers du palais de Nicomédie, et saint Anthyme , évêque de cette capitale de Dioclétien ; saint Théodote, cabaretier à Ancyre, dont les actes sont fort beaux, ainsi que ceux de saint Taraque et ses compagnons, en Pamphylie ; saint Procope, en Palestine : saint Saturnin et ses compagnons, à Carthage; sainte Agape et ses compagnes, à Thessalonique ; saint Vincent, diacre, à Saragosse; sainte Agnès, à Rome; saint Vital et saint Agricole, à Bologne, en Italie; saint Janvier, évêque de Bénévent, martyrisé à Nice, et si célèbre à Naples ; sainte Domnine et ses filles, et sainte Pélagie, célébrées par saint Chrysostome et saint Ambroise ; sainte Euphémie à Ghalcédoine; sainte Afre, à Augsbourg, en Souabe; saint Didyme et sainte Théodore, à Alexandrie, etc., etc.
Terminons par quatre illustres martyrs dont les noms sont de plus inscrits parmi les docteurs de FÉglise. Saint Pamphile, martyr en 309, s'appliqua à Tétude des saintes Écritures, et composa une Apologie d*Origène, dans sa prison, conjointement avec Thistorien Eusèbe, son ami. — Saint Pierre, évêque d'Alexandrie, écrivit sur le sujet de la Divinité et sur la Pâque ; dressa quatorze canons de pénitence très-sages sur la manière d'en user avec les apostats, selon leurs degrés de culpabilité; condamna Mélèce et Arius, dont nous parlerons plus loin, et termina sa sainte vie en la donnant pour Jésus-Christ, en l'an 311 ou 312. — Saint Méthode, évêque de Tyr, couronné vers le même temps, réfuta Porphyre, écrivit contre Origène son livre de la Résurrection, composa encore quelques opuscules» et son plus célèbre ouvrage, le Festin des dix vierges, dialogue très-intéressant en faveur de la virginité. — Enfin l'illustre saint Lucien, prêtre d'Antioche, l'une des dernières victimes de la persécution sous Maximin, fut d'abord trompé par Paul de Samosate, son compatriote et son évêque, et entraîné, par amitié, sinon dans ses erreurs, du moins dans son parti, même après sa condamnation. Déjà il avait reconnu sa faute lorsque la persécution survint, et