‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 228 sur 329 · SAINTS MARTYRS. PHASES DE LA PERSÉCUTION · texte numérisé non relu

SAINTS MARTYRS. PHASES DE LA PERSÉCUTION

il acheva de Fexpier par sa mort glorieuse. Saint Lucien mérita les éloges d'Ëusèbe, de saint Chrysostome et d'autres Pères par ses travaux sur les saintes Écritures, dont il donna une édition corrigée, et par son éloquence à défendre, dans son interrogatoire, la religion opprimée.

Cette défense de la religion par saint Lucien n'était qu'une apologie orale ; mais nous ne voyons pas que les Chrétiens se soient mis en peine d'écrire des apologies. Tout était dit et éclairci depuis longtemps, et la persécution de Dioclétien n'était plus qu'une dernière bataille, un combat à outrance qui allait décider entre le Paganisme et le Christianisme, à qui demeureraient la vie et l'empire. Toutefois Arnobe, de Sicca, en Afrique, composa après sa conversion un ouvrage apologétique en sept livres, Contre ks Gentils, où il réussit mieux à combattre le Paganisme et ses dieux qu'à exposer et à défendre la doctrine chrétienne, qu'il ne connaissait encore qu'imparfaitement. Amobe écrivait durant la persécution, mais on ignore l'époque et le genre de sa mort^.

6. Pour achever ce tableau de la persécution, il nous 'este à indiquer les différentes phases qu'elle parcourut sous l'influence des événements politiques, et quelle en fot l'heureuse issue. Commençons par la succession des papes. Saint MarcelUn consomma son sacrifice l'an 304. Sa légende porte qu'il avait offert de l'encens aux idoles, et qu'un concile de trois cents évèques assemblés à Si- ^^esse, en Campanie, avait refusé de le juger, parce que « te premier siège ne peut être jugé par personne. » C'est

*• U meiUeure édition 4* Arnobe eil eelle d'OreUiiM, etmi êêleciU Variorum xvfif, qu QQ trouve dans le emqttième irolome des Pères latins de M. Migne, «Tec ^ nvuite dinert. de D. le Nonrry. Sur Arnobe et les saints Pampbile, Méthode «^ioei«B,ioir D. le Nourry, Noël Alex., sec. 4o; — Tillem., t. Vj — D. Lumr^ Mrtoiit, t. Xiu, où il parle encore de saint Philéas, éréqne en Egypte, et de qufiiqtui tutees personnages du même temps. Voyes enc4M>e, sur Arnobe, la no- ^ rf« Godeseard, Ig juin, dans la vie de sainte Potamiène.

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encore un sujet de controverse entre les critiques^. — Saint Marcel, qui lui succéda^ n'obtint la palme qu'en Tan 3iO ; mais son successeur saint Ëusèbe n'occupa la chaire de saint Pierre que quatre mois, et la laissa à saint Mel« ehiades.

Pour la persécution, elle dura dix ans, mais avec des variations. Les deux empereurs^ Dioclétien et Maximien, forcés d'abdiquer, nommèrent deux augustes. Galère et Constance, qui conservèrent leurs provinces, et deux césars, Maximin Daïa, qui eut la Syrie et l'Egypte en Orient, et Sévère, qui obtint l'Italie et l'Afrique (305). Tout rOccident respira, tandis que l'Orient demeurait livré à deux cruels tyrans, Galère et son neveu Maximin. Il y eut bientôt d'autres changements. Le jeune Constantin, s'échappant des mains de Galère, vint recueillir à York, dans la Grande-Bretagne, le dernier soupir de son père Gons-* tance et sa succession. Galère lui refusa le titre d'auguste, qu'il accorda h Sévère (306). Ce dernier, attaqué par le flis de Maximien Hercule, Maxence, qui avait pris la pourpre et l'avait fait reprendre à son père, fut abandonné de ses soldats et mis à mort. Maximien, pour se fortifier» fit alliance avec Constantin, qu'il créa auguste, et lui fit épouser sa fille Fausta. De son côté, Galère donna le titre d'auguste à un paysan de la Nouvelle-Dacie, Licinius, et Maximin se fit décerner le même titre par ses soldats. Ainsi l'Orient eut, comme l'Occident, ses ti*ois augustes. Mais on doit peu compter Maximien; il quitta et reprit la

{ . nouivi.

Le pape iaini MamelHn a-M7 offert de Vencene aux idoles? — Les actes du concile de Sinuesse sont-ils authentiques f

Four Vaffttfhativi : Baron., sn 30t, § 80, ei an 808, S 86, edit. S>| SeheU ttrate, Antiq.y dissert. I, éap, Tf ; — Ciaconios, de Yitiê PontiftoÊm; ^^ Sam* dder, Histoire dogtnatique du taint-siége. «- BitBehhii, in AnoêkUéf Met* 80, ne se prononce pas, ni Btnias, dans Mansi, t. I, «ol. llftO.

Pour la négative : Tillem., t. V, p. 6S et 6i3 } •» Noël Aléi., s»e. 3% dissert. XX; -^ rapebroeh., in Conatu cAronof./ -^ D. Comlant, Epi SS* PP,f — * D. Lumper, t. XIII, p. 791 et suiv.

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